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"La maison de cire"
de Jaume Collet-Serra

 

Avec Elisha Cuthbert, Chad Michael Murray, Paris Hilton, Brian Van Holt
Warner Home Vidéo

Fondée par le producteur Joel Silver et le réalisateur Robert Zemeckis, Dark Castle est une société de production de films d’horreur et d’épouvante, remakes ou non mais uniquement liée à ce genre. La naissance se fit avec le très bon « La maison de l’horreur », connut une sacrée baisse de qualité avec l’exécrable « 13 fantômes » et le médiocre « La vaisseau de l’angoisse » avant de bien remonter la pente avec « Gothika » de Matthieu Kassovitz. « La maison de cire » est donc le cinquième bébé de cette Dark Castle et à la revoyure, c’est peut-être même le meilleur !
Partis pour se rendre à un match de foot évènementiel, cinq jeunes s’égarent à proximité de la petite ville d’Ambrose. Décidant de passer la nuit sur place, ils se réveillent le lendemain en découvrant que leur voiture ne démarre plus. Se décidant à aller chercher un garage à Ambrose, Carly Elisha Cuthbert, l’insupportable fille de Kiefer Sutherland dans « 24 heures chrono », bien meilleure ici), son frère Nick et leurs trois amis vont découvrir une horreur comme ils n’en ont jamais vue, liée à un mystérieux musée de cire en sortie de ville.
Pourtant, ça commençait mal : en effet, « La maison de cire » souffre d’une mise en place de presque 30 minutes où il faut supporter cette cruche de Paris Hilton qui se la joue « normale » : elle parle sexe, son petit ami est noir, elle n’hésite pas à se montrer en petite culotte ! L’horreur dans toute sa bêtise ! En parallèle, on développe les liens entre les autres dont surtout celui unissant le frère et la sœur qui va donner au film un de ses premiers bons points par un choix de héros différents des habituels du genre. Mais une fois passé cette partie, le film plonge en plein cauchemar avec un psychopathe aussi fou que cruel, aidé par son jumeau encore plus sadique. Rien ne nous est épargné, de la mise à mort d’une victime vivante sous une douche de cire brûlante à des lèvres scellées par de la colle ultra-forte qu’une Elisha Cuthbert n’hésitera pas à déchirer pour pouvoir appeler à l’aide, en passant par un doigt coupé au sécateur, une décapitation sadique, et autres joyeusetés du même acabit ! Le tout au milieu d’un univers complètement frappadingue dont le point culminant est la révélation finale, faisant du lieu de ces cauchemars un des plus beaux théâtres d’horreur jamais vus au cinéma ! Tout cela traité avec un sérieux inébranlable, une cruauté impressionnante pour un tel produit, dépourvu de tout humour et donnant une tension qui va crescendo vers une conclusion apocalyptique assez grandiose, et signé d’un jeune premier cinéaste, venu d’Espagne (le creuset des nouveaux talents du genre !) vivant aux States et à qui Joel Silver a donc donné sa chance. C’est simple, ce remake d’un classique des années 50 possède la même hargne que ce renouveau actuel de l’horreur et l’épouvante, qui est plus sérieux, comme les remakes de « Massacre à la tronçonneuse » et que certainement de celui de « La colline a des yeux » que réalise Alexandre Aja (à qui on doit le meilleur film d’horreur français jamais fait, « Haute tension ») ou encore que « May », « The descent », « Saw », etc... Mais une fois passée cette exposition de 30 minutes assez plombante, il faut bien l’avouer. Maintenant l’édition DVD propose quelques bonus conséquents à se mettre sous la dent dont le moindre n’est autre que la révélation de la recréation du musée et de ce qui l’entoure : tout simplement impressionnant ! On citera aussi un caméo très drôle où Joel Silver, sur le tournage de « Kiss kiss bang bang » parle de « La maison de cire » avant de... Vous verrez. Par contre, pas de grand intérêt à écouter les commentaires déconneurs des acteurs au vu de certaines scènes du film. Enfin, il y a cette ouverture alternative, grand-guignolesque mais qui aurait pu avoir sa place dans le film, sans toutefois égaler la présentation des jumeaux enfants qui met bien plus mal à l’aise. Au final, ce cinquième bébé de Dark Castle se révèle une excellente surprise, voir même le meilleur film à ce jour par son choix assumé d’un film de terreur horrifique sérieux, dérangeant, qui arrive à mettre mal à l’aise, voir à vraiment foutre la trouille. A vous de (re)voir...

Note : 8/10 DVD : 7/10 (copie magnifique, format d’origine 1.85 anamorphique)
Bonus (vostf) : making of les effets spéciaux, le look, etc... ; ouverture alternative ; commentaires des acteurs sur certaines cènes ; Joel Silver présente le film ; bande-annonce ; bêtisier.

St. THIELLEMENT



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