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"Dérapages"
de
Harlan Ellison

Editeur :
Gallimard (1 décembre 2003)
 

"Dérapages"
de Harlan Ellison



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Voici un recueil de nouvelles avec bien des hauts et des bas, dans le genre ballon qui se dégonflerait trop vite. Ça part très fort, comme dans Tête-à-tête avec Anubis dont la chute est pourtant particulièrement décevante. On aurait pu s’attendre à un peu plus d’imagination de la part d’un auteur qui a été consultant pour la série Babylon 5, dans ce genre d’histoire mythique. Même chose pour Ténèbres voilant la face du gouffre qui ressemble un peu trop à un exercice de style. À se demander où l’auteur a voulu nous emmener, car il a réussi à nous perdre en route.


On pourrait rester sur cette mauvaise impression sans quelques nouvelles qui se détachent du lot. C’est le cas notamment de Perpétuité plus un jour ou encore du Méphisto en onyx qui tournent autour du thème de la peine capitale. Et Perpétuité a vraiment de quoi vous faire réfléchir... sur l’humanité des bourreaux qui se disent plus civilisés, car au lieu de mettre le coupable sur une chaise électrique, ils le condamnent à revivre sans cesse le pire souvenir de son existence. Quant à Méphisto, il offre enfin cette chute tant attendue dans les autres nouvelles. On peut en outre retenir Aller vers la lumière, sur le thème du voyage dans le temps, assez cocasse.


Une mention spéciale aussi pour Le Dragon sur l’étagère, écrit en collaboration avec Robert Silverberg et Minuit dans la Cathédrale engloutie qui clôt le recueil dans un esprit qui n’aurait pas déplu à Arthur C. Clarke, mais dont la corde a été peut-être trop usée.


Quant au thème même du recueil, il est parfois très diffus et lorsqu’on fait le total, Dérapages laisse un goût de trop peu que n’arrive pas à effacer l’humour et l’autodérision de l’auteur.


Dérapages, Harlan Ellison, Imagine Flammarion. Traduction d’Hélène Collon. 364 pages


Corinne Guitteaud






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