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"La machine aux yeux bleus"
de
Harlan Ellison

Editeur :
Flammarion (15 octobre 2001)
 

"La machine aux yeux bleus"
de Harlan Ellison



++++


Sous sa couverture austère, La Machine aux yeux bleus est un petit événement. Cela faisait effectivement longtemps que l’on n’avait pas lu de nouvelles d’Harlan Ellison en France. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir enchaîné les textes et les prix de l’autre côté de l’Atlantique. Considéré un temps comme l’enfant terrible de la SF américaine (on se souviendra de ses anthologies Dangerous Vision à la fin des années soixante), Harlan Ellison est avant tout un novelliste de talent. Pour en avoir la preuve, il suffit de se plonger dans les huit textes de ce recueil. Si on peut passer assez vite sur certaines nouvelles comme celle qui donne son titre au livre, La Machine aux yeux bleus, on est forcé d’admirer l’ambiance qui se dégage d’histoires comme Jeffty a cinq ans ou Rires préenregistrés. La première nous entraîne dans une petite ville des États-Unis où Jeffty, petit garçon doux et rêveur, ne grandit pas. Malgré le temps qui passe, il reste vaillamment accroché à sa cinquième année, de physique comme d’esprit s’attirant au passage la haine des enfants de son âge. Mais quel futur peut avoir un enfant de cinq ans ? Triste et belle, cette nouvelle est l’exemple parfait du talent de notre auteur. Avec une idée simple, il a su rendre son histoire poignante et géniale. Mêmes causes, mêmes effets pour Rires Préenregistrés bien qu’il s’agisse cette fois d’un texte à la fois comique et léger. Un homme entend régulièrement dans de nombreuses séries télé le rire de sa tante morte depuis des années. Réutilisation de vielles bandes ou phénomène paranormal ? À lui de trouver la clef du mystère. Ces deux nouvelles ne sont pas des cas isolés. Au total, la moitié des récits du recueil valent véritablement le détour, les autres restant de toute façon sympathiques et agréables à lire. Voilà ce qui s’appelle une bonne pioche littéraire. Ellison a du talent, une plume et des idées. Ce serait dommage de passer à côté.


Harlan Ellison, La machine aux yeux bleus, huit nouvelles, Flammarion, collection Imagine, traducteurs divers, 344 pages.


Jérôme Vincent






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