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  Sommaire - Films -  M - R -  Red eye - Sous haute pression


"Red eye - Sous haute pression" de Wes Craven

Dans le sfmag N° 46 actuellement en vente en kiosque (du 22/10/2005 au 20/12/2005) vous disposez d’un dossier complet sur le film Red Eye avec interview carrière de Wes Craven et des deux acteurs principaux, critique du film, dossier par Marc Sessego. Avec un très beau reportage photos. Vous en saurez beaucoup plus ne le manquez pas !)

Réal. : Wes Craven
Scenario : Carl Ellsworth
Avec : Rachel McAdams, Gillian Murphy, Brian Cox, Jack Scalia.
Distribué par UIP.
85 mn.
Sortie le 26 Octobre 2005.

Note : 6/10.

Pour l’amateur de fantastique, on ne présente plus Wes Craven. Pour les profanes, juste quelques titres remettront en mémoire qui est le bonhomme. Ainsi, pour le plus célèbre de sa carrière, on commencera par des débuts éclatants avec « La dernière maison sur la gauche », suivit par le pas si excellent que ça « La colline a des yeux » (dont on attend pour 2006 le remake signé Alexandre Aja, à qui Craven a proposé le projet suite à la vision de son remarquable « Haute tension »), et survint quelques années après le chef-d’œuvre de l’onirisme terrifiant avec « Les griffes de la nuit » dont il ne re-signa que le septième et dernier opus, « Freddy sort de la nuit », histoire de ne pas terminer la saga sur le plus mauvais épisode de la série signé Rachel Talalay, le nullissime « La fin de Freddy ». Et avant de rencontrer la méga popularité avec la trilogie « Scream » dont il ne lâcha jamais la réalisation à un autre pour une des deux suites, il y eut d’excellentes références comme « L’emprise des Ténèbres » considéré par beaucoup comme son meilleur film, le shocker socialo-urbain « Le sous-sol de la peur ». et au milieu de tout ça, du moyen dans l’ensemble avec « La ferme de la terreur », « L’amie mortelle », « Shocker », « Un vampire à Brooklyn ». Un drame intimiste avec « La musique de mon cœur » qui prouva que ce registre n’était pas le fort de Craven. Et deux navets que sont « La créature des marais » et surtout « La colline a des yeux 2 ». Et juste avant « Red eye », il y eut « Cursed » au titre prédestiné. C’est un navet certes, mais il est quand même regardable. Tout en étant affligeant, c’est vrai.
Et voici donc aujourd’hui « Red eye ». Qui est un petit thriller (80 minutes sans le générique final), plutôt bien ficelé, bien mené mais qui ne marquera pas non plus les annales du genre. Sur le vol de retour vers chez elle, Lisa rencontre un ténébreux jeune homme, Jackson (l’inquiétant Gillian Murphy, vu en Epouvantail dans « Batman begins », excellent ici), qui la séduit avant de lui avouer que si elle n’obéit pas à ses ordres, il fera tuer son père. Lisa doit donc modifier des directives professionnelles pour qu’un ministre soit placé dans une autre chambre de l’hôtel qu’elle dirige. Tentant d’échapper à son assassin, Lisa est bien obligée d’accepter le chantage, même si elle fera tout pour dévier le sinistre assassinat prévu par Jackson et ses commanditaires.
C’est un suspense, dont une partie se déroule dans un avion. Le jeu, c’est de maintenir la tension jusqu’au bout. Pour cela, Craven y parvient efficacement. Faisant du même coup oublier des énormités dont la moindre est le mobile de jackson : il se complique bien la vie, il kidnappait Lisa sur la terre ferme, la menaçait et arrivait plus facilement à obtenir ce qu’il souhaitait. Mais bon, il décide de faire ça dans un avion, pourquoi pas ? Donc, Craven installe et distille fort efficacement son suspense, ménageant quelques petits coups de théâtre dont le meilleur est le passé de Lisa qui l’aidera à réagiR contre son agresseur, ce qui pour une personne normale n’est pas gagné d’avance. Un traumatisme peut vous aider à mieux s’en sortir dans les situations extrêmes. Mais tout « Red eye » ne se déroule pas dans l’avion, la dernière partie retrouvant le plancher des vaches pour une course contre la montre très bien orchestrée. Tout cela livrant au final une bonne petite série B nerveuse, où Craven a pu mettre au service d’un scénario déjà tout préparé son savoir-faire dans le genre. Après la désastreuse expérience de « Cursed », « Red eye » constitue pour lui des vacances, mais d’abord et surtout un retour au plaisir de faire du cinéma tel qu’il l’aime. Ca se sent, et on pourrait presque dire qu’avec « Red eye », il signe un retour qui peut laisser augurer dans les prochaines années d’un grand film signé Wes Craven.

St. THIELLEMENT



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