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  Sommaire - Interviews -  Wes Craven


Interview de Wes Craven
Par Stéphane Thiellement

Dernier ajout : dimanche 23 octobre 2005

"Wes Craven"

Dans le sfmag N° 46 actuellement en vente en kiosque (du 22/10/2005 au 20/12/2005) vous disposez d’un dossier complet sur le film Red Eye avec interview carrière de Wes Craven et des deux acteurs principaux, critique du film, dossier par Marc Sessego. Avec un beau reportage photos. Vous en saurez beaucoup plus ne le manquez pas !)

RED EYE Interview de Wes Craven, réalisateur

C’est un Wes Craven qu’on a senti fatigué qui est venu parler de « Red eye », son dernier film qu’il ne fait que réaliser. Pour lui, un bonheur total pour bien des raisons qu’il va livrer ici...

« Red eye » change de vos derniers films. Est-ce dû à la mauvaise expérience de « Cursed » de vouloir réaliser un film qui ne soit pas fantastique ?

Effectivement, c’est une des raisons. Pas parce que ce n’est pas un film fantastique mais parce que « Cursed » m’a littéralement épuisé. En fait, mes deux derniers films m’ont épuisé, « Scream 3 » moins quand même que « Cursed » qui constitue une de mes plus mauvaises expériences dans ma carrière. Alors quand on m’a proposé « Red eye », littéralement sur un plateau, tout était déjà écrit, de façon remarquable en plus, je n’avais plus qu’à le réaliser, j’ai dit oui tout de suite. L’histoire me passionnait, et je savais que je n’aurais pas du tout les mêmes tonnes de problèmes que j’ai eu sur « Cursed ». A partir du moment où j’ai dit « Oui ! », les producteurs m’ont laissé faire mon travail en totale confiance. Vous ne pouvez pas imaginer le bien que ça fait ! Plus jamais je ne referai un film dans les mêmes conditions que « Cursed ».

Même si « Red eye » n’est pas fantastique, on peut dire qu’il se rapproche de vos films d’horreur « sérieux » tels que « La dernière maison sur la gauche », « La colline a des yeux », « Le sous-sol de la peur » avec une base réaliste, une étude sociale en fond. Ce n’est pas un simple film pour teen-agers qui veulent se faire peur. Ici, la peur découle du terrorisme.

Je ne pense pas avoir fait de films uniquement pour les jeunes. Pour moi, chacun de mes films a un point, une idée sérieuse qui fait qu’on ne peut pas en faire un simple « Vendredi 13 » de plus. Un meurtre n’est jamais amusant selon moi. Dans « Red eye », plus que le terrorisme, c’est cette peur de l’ignorance de celle ou celui qui vous côtoie, et qui se révèle en fait monstrueux qui est la pire. Et il est plus difficile de faire peur avec ces éléments là qu’avec un loup-garou ou un monstre au sens propre du terme.

Vous avez souvent dit que l’idée de vos films sortait de vos rêves. « Red eye » aurait-il pu être un de vos rêves ?

Mes rêves sont bien plus tordus (rires). J’ai eu des idées qui pourraient s’en rapprocher mais cela aurait été un vrai film d’épouvante, pas un thriller comme « Red eye ».

Avec la poursuite finale, vous montrez un certain talent pour le genre policier qu’on ne vous connaissait pas jusque là !

(Rires). Disons que je n’ai jamais eu l’occasion jusqu’à présent de le montrer. Vous savez, selon moi, un réalisateur peut tout faire dans le cinéma, il sera simplement meilleur dans un genre en particulier. Ici, « Red eye » constitue pour moi une charnière entre l’épouvante qui consiste à surprendre et terrifier le spectateur, et le film policier avec ses codes bien précis que sont les fusillades et les poursuites.

Vous avez aussi publié un roman dernièrement...

Oh, oui. Pareillement, c’était pour m’essayer à autre chose. L’expérience est un bon souvenir. Mais j’ai tant d’autres choses en cours que j’ignore si je la réitérerai, prochainement du moins.

Quand est-il du remake de « La colline a des yeux » que réalise Alexandre Aja ?

Je dirais qu’il est bonne voie, je n’ai encore rien vu. Je vais sur le tournage à mon retour. Mais je suis impatient du résultat. Ce ne sera pas un simple remake, plutôt une version réactualisée de cet horrible faits divers sur cette famille de cannibales. Mais j’ai confiance, je pense que ce film va surprendre bien des gens.

Et vous, quels sont vos projets ?

Me reposer. Longtemps. Après, je serai en pleine forme pour choisir un projet.

Propos recueillis et traduits par St. THIELLEMENT


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