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  Sommaire - Sciences -  Un satellite européen pour étudier les glaces polaires

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PARIS - Un satellite européen d’étude du climat et de l’environnement, Cryosat, qui doit être lancé samedi par une fusée russe, suivra avec une précision jamais égalée les variations d’épaisseur des calottes glaciaires et de la banquise provoquées par le réchauffement climatique.

Développé et construit par EADS Astrium pour le compte de l’Agence spatiale européenne (Esa), Cryosat fournira ainsi aux chercheurs en climatologie des données nouvelles sur ces régions polaires d’accès extrêmement difficile, indique-t-on à l’Esa.

De 650 kg au lancement, le satellite Cryosat, dont la réalisation a coûté quelque 140 million d’euros, doit fonctionner pendant trois ans au minimum. Il fera le tour de la Terre en suivant une orbite polaire de 720 km d’altitude. Depuis cette position, son radar mesurera l’épaisseur et la circonférence des calottes polaires et de la banquise.

Sa mise sur orbite sera assurée par la société Eurockot, filiale d’EADS Espace basée à Brême (Allemagne), à l’aide d’une fusée Rockot ("Grondement") issue de la reconversion d’un missile ex-soviétique (UR-100NU, ou SS-19 selon la dénomination de l’Otan) depuis le cosmodrome de Plessetsk, à 800 km au nord de Moscou. Son décollage est prévu le 8 octobre à 15H00 GMT.

Le programme Cryosat entre dans le cadre des études sur le réchauffement du climat qui, pour la majorité des scientifiques, est une réalité. Selon les experts de l’IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), la température moyenne de la surface de la Terre a augmenté de 0,6°C au cours du XXe siècle. Depuis 1950, la concentration de gaz à effets de serre dans l’atmosphère, tels que le dioxyde de carbone et le méthane, a augmenté de respectivement 30% et 150% en raison des activités humaines.

Les modèles actuellement disponibles prévoient un réchauffement entre 1,4°C et 5,8°C pour les cent prochaines années. En conséquence, les experts s’attendent à la fonte de la glace polaire et des glaciers, ce qui provoquerait une élévation du niveau des océans supérieure à un mètre.

Tout comme l’océan, les glaciers et la banquise doivent donc être surveillés car ils jouent un rôle déterminant dans les processus climatiques, d’où l’importance du satellite d’observation de la cryosphère (glaciers et sol gelé).

A l’aide notamment de l’instrument Doris (Détermination d’orbite et de radiopositionnement intégrés par satellite) fourni par le Cnes (Centre national d’études spatiales, France), le satellite doit permettre, à l’aide d’un réseau de stations terrestres utilisées comme points de référence sur Terre, de mesurer au centimètre près la hauteur et l’épaisseur des glaces.

Ce satellite s’est écrasé au sol après une dé&faillance de la fusée porteuse !!!!
Il est envisagé d’en construire un autre...

Alain Pelosato




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