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  Sommaire - Films -  S - Z -  THE SHADOW’S EDGE
THE SHADOW’S EDGE (Id.)
Voir 103 livres sur le cinéma, romans, études, histoire, sociologie...

"THE SHADOW’S EDGE
THE SHADOW’S EDGE (Id.) " de Larry Yang

Réal. : Larry Yang
Scénario : Larry Yang
Avec : Jackie Chan, Zhang Zifeng, Leung Ka Fai Tony, Lin Qiunan, Zhou Zhengjie.
Distribué par Heylight / Space Odyssey - 141 mn - Sortie le 3 Décembre 2025 - Note : 9/10

Un mystérieux gangs d’experts en électronique, en déguisements, en prouesses acrobatiques ridiculise la police de Macao en piratant le plus sophistiqué des systèmes de surveillance. Mais le pire est à venir, un gigantesque holp-up de crypto-monnaies. Démunie, incapable de contrer ce piratage high-tech, un haut responsable a alors l’idée pour contrer ces génies des crimes d’enrôler un ancien flic aujourd’hui à la retraite. Car par ses déductions, ses observations, et autres sens humains, il pourrait arriver à maitriser la technologie même la plus performante. Mais en face de lui, ce n’est pas simplement un génie des nouvelles sciences, c’est aussi un pur criminel, dépourvu de toute empathie, et même pour les siens, ce qui le rend encore plus dangereux pour les autres.

Bon, ce n’est pas « le retour de », il faut déjà passer outre ce cap. Jackie Chan est en tête d’affiche avec Tony Leung, mais dans un polar de très haute technologie, véritablement époustouflant et bluffant, dans lequel l’acteur star – car c’en est vraiment une, pour une fois le qualificatif n’est pas usurpé ! – trouve un rôle parmi les meilleurs qu’il ait eu durant ces dernières années. Perso, je dirai son meilleur film avec « The Foreigner » de Martin Campbell, prouvant par ces deux œuvres que Chan peut aussi endosser des rôles sérieux sans que cela ne change l’image qu’on a de lui. Mais ici, tout comme dans « The Foreigner » d’ailleurs, il y a une violence sèche, moderne, qui fait mal, qui n’arrive pas immédiatement, mais qui pourtant va prendre de plus en plus de place et ce avec le personnage du chef de cette « meute de loups », père de ces « enfants » qu’il n’hésitera pas à sacrifier pour parvenir à ses fins. Et « The Shadow’s Edge » de combiner alors le polar spectaculaire high tech – toute la séquence du début est un vrai ballet impressionnant de dextérités et de maitrises ! -, un face à face implacable entre deux vieux ennemis, une course poursuite haletante et intense, un portrait nihiliste d’un criminel définitivement totalement dangereux, limite amoral. Et pendant plus de deux heures, on assistera à une gigantesque enquête poursuite dantesque, émaillée de combats pouvant s’achever avec une mort brutale et sans concessions. Et dominant l’ensemble, deux monstres du cinéma asiatique. Et pour Jackie Chan, non, ce n’est pas son grand retour, c’est juste son nouveau film, dans lequel il incarne un flic à la retraite, dont les combats seront plus terre à terre que dans les airs, mais qui correspondent aux âges de ces deux grands ennemis. Et même ainsi, on n’en ferait pas le dixième. Certaines séquences sont scotchantes, le scénario ménage plusieurs intrigues enrichissant les personnages, et l’ensemble est vraiment mené avec un brio certain. Il ne faut pas comparer et ces acteurs et ce film à d’autres, juste voir aujourd’hui « The Shadow’s Edge » pour ce qu’il est : un excellent polar d’action chinois, qui sait parfaitement doser tout ce qui lui donne sa force : les personnages, l’histoire, l’action, les intérêts, la violence, le spectaculaire. Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas vu ça sur un grand écran.

Stéphane THIELLEMENT

www.alainpelosato.com



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