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« Il était une fois, cinq radieuses petites fées, taquines, chipies, mesquines, égoïstes, mutines et inconscientes. »
Et si les fées n’étaient pas celles que l’on croit ?
Et si les légendes n’étaient pas toujours aussi roses que cela ?
Et si les contes, d’habitude très édulcorés, devenaient subitement fous ?
Féerosse, Féessue, Féeromone, Féebrile et Féelée les cinq fées facétieuses sont en pleine détente lorsque la porte de leur logis est forcée par la garde. Il est vrai qu’au bout de la 25 000e farce douteuse la limite a été atteinte et le Roy du Pré Follet, le bon roi Oberon (1) a craqué et a décidé de les faire passer en justice. Le verdict implique leur expulsion dans le monde des hommes. Et ces derniers vont souffrir. Leur première cible se trouve être le Chevalier de Beauregard ambassadeur du royaume de Belle Canopée et se rendant Tyrania la capitale au royaume de Désesperia. Aïe, avec des noms pareils, on devine que la pratique des farces magiques ne constitue pas une bonne idée, du moins pour les humains, car les Fées se délectent de leurs blagues.
Avec quelques jeux de mots comme « Ça fée mal ! » ou bien « Habitation Largement Magnifiée » cet album se veut un divertissement. Évidemment, si on considère le point de vue des victimes, c’est beaucoup moins drôle. Les victimes de Ghorghor Bey dans les Chroniques de la Lune Noire n’appréciaient pas non plus son humour (fatal).
(1) Cette version est très différente de celle de Shakespeare dans « Le Songe d’une nuit d’été ».
Damien Dhondt
Scénario : François Marcela Froideval Dessin : Patrick Larme, Couleurs : Anne-Marie Ducasse _ Les Fées, tome 1 : Fées pas braire _ Éditions Dargaud _ juin 1996 _ Inédit, grand format, 56 pages couleurs _ 13,90 euros
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