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Fleuve Noir – Janvier 2025 – 400 pages
Il faut se rendre jusqu’en Pologne désormais pour dénicher un roman de terreur. Si, dans l’hexagone, le fantastique en général a toujours été mal perçu – traité comme un sous-genre littéraire –, on s’abreuvait autrefois de textes anglo-saxons de qualité. Mais c’est un peu comme la neige dans nos montagnes, cela devient de plus en plus compliqué d’en trouver. Le récit commence comme le film L’ascenseur de Dick Maas (1983) avant d’étendre la problématique à tout un immeuble qui va prendre ses résidents en otages. Impossibilité de quitter les lieux, forces surnaturelles qui étendent leur emprise. Enfin un bon récit de terreur ? Pas vraiment puisque l’on trouve des problèmes à tous les étages. On a régulièrement la sensation que le fantastique est une excuse pour présenter les conflits relationnels entre individus quand une situation leur échappe – l’humain est ici comme une expérience avec des rats entassés les uns sur les autres qui se mettent à se mordre de par une trop grande proximité. La preuve avec une fin bâclée et des retournements de situation ultra classiques. Ainsi, si c’est une bonne chose de voir pointer chez nous un roman de terreur, qui plus est polonais – un peu comme les séries norvégiennes ou coréennes que l’on découvre via Netflix qui apportent un véritable bol d’air frais –, ce n’est pas non plus avec ce titre que l’on va ouvrir la porte à l’envie d’en lire plus. Relisez plutôt Graham Masterton et son Démences, bien plus impressionnant avec ce qui se cache derrière les murs…
Grégory Covin
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