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Albin Michel – 304 pages – Janvier 2025
Si les trous de ver, permettant de plier le temps et l’espace, sont hypothétiques, dès lors que l’on cherche à assimiler le fonctionnement de l’univers, force est de reconnaître que l’on n’y comprend pas grand-chose. Tel ce revirement presque à 180 degrés, il y a de cela quelques années, où l’on disait appréhender 95% de l’univers, avant de mettre en exergue matière et énergie noire et revoir ce chiffre drastiquement à la baisse. Le temps et l’espace, c’est ce qui définit un univers de matière comme le nôtre, et Stéphanie Janicot va s’atteler à définir les facettes du temps. En termes de vécu – le temps qui passe – mais aussi via des notions comme « le temps, c’est de l’argent » tout en passant par ce que propose la science-fiction via ses voyages temporels. Elle va amener à se rencontrer des personnages de périodes historiques différentes afin de mettre en exergue comment chacun vit et appréhende le temps qui s’écoule, tout en dressant un portrait du monde de demain. Jouant avec la philosophie mais aussi la science et ses modèles, on prend plaisir à suivre ses personnages. Entre réflexions dignes de notre époque chaotique – il faut profiter de la vie, parce qu’on ne sait pas ce qui nous attend – et une dernière partie de pure SF, l’autrice brasse large pour effectivement proposer une sorte de thèse romancée sur ce qu’est le temps, et donc une vie qui passe, avec ses rêves, ses réussites et ses frustrations.
Grégory Covin
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