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– « Obeis Illico Prestamento. »
Après avoir un peu agacé son patron, Lucifer fut chassé du paradis. Cette bonne chose de faite Dieu décida de s’accorder une petite sieste. Mais pendant ce temps, Lulu lui décida d’inventer quelques fléaux comme le mensonge, la guerre, le vol, la concupiscence, le viol, les maladies, la pluie, les lundis, les contractuelles, les impôts et les lundis pluvieux. Bref, lorsque cessa la sieste divine le spectacle affligeant avait de quoi énerver Dieu. Une colère divine plus tard Lucifer s’était réfugié sous terre, mais n’avait pas renoncé à ses initiatives démoniaques. Alors Dieu créa le terrible Archimage Robert Caster dont la puissance devait lui permettre de contrer les initiatives de l’ange déchu.
Dessiné avec talent (Jack Manini en était à ses débuts, mais déjà extrêmement compétent) cet album regorge d’humour noir.
Ce premier album de bande dessinée de Froideval nous présente un héros pas très moral (ce qui sera souvent le cas dans les autres séries scénarisées par Froideval), des adolescents armés d’eau bénite (cf. le premier tome de « 666 ») et une dénommée Succubia (qui servit de modèle à bien des personnages de Froideval).
Damien Dhondt
Scénario : François Marcela Froideval, Dessin : Jack Manini _ L’Archimage Robert _ Éditions Zenda _ avril 1991 _ Inédit, grand format, 44 pages couleurs _ 9 euros
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