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– « J’ai remarqué que tu refusais obstinément de porter le survêtement rouge de l’école. Tu as donc peur qu’on découvre qui tu es vraiment ? »
Ono qui a disparu. Volontiers, mais comment ? C’est évident : comme Sanda est le descendant du Père Noël et il peut (rectification : il doit !) utiliser ses pouvoirs pour accomplir le vœu d’une enfant sage : elle !
Stupeur et tremblements ! Il y a de quoi puisque Shiori vient de poignarder Sanda. Il s’avère qu’il s’agit de la méthode idéale pour provoquer sa métamorphose en Père Noël : un colosse adulte (et presbyte).
Peu à peu le lecteur découvre les superpouvoirs de Sanda, ainsi que le contexte des plus original.
Dans le Japon de 2080 (an 5 de l’ère Teshi) le climat est déréglé. Néanmoins, les mineurs sont bien plus favorisés que de nos jours. Les moins de 15 ans sont au nombre de 50 000 au Japon et représentent 0,1 % de la population. Un petit calcul nous indique que la population japonaise de 2080 est de 50 millions d’habitants (123 millions aujourd’hui). Ceci explique que l’avenir du Japon (la jeunesse) est protégé. Ainsi, selon la loi de la protection de la jeunesse, un mineur ne peut pas être déclaré coupable de meurtre si la victime est majeure. Il arrive qu’un enfant massacre un adulte et retourne en cours le lendemain comme si de rien n’était !
Le mangaka auteur de « Beastars » (1) a réussi à associer fantastique, dystopie et humour noir.
(1) Éditions Ki-oon
Damien Dhondt
Scénario & Dessin : Paru Itagaki _ Sanda tome 1 _ Traduction : Djamel Rabahi, Adaptation graphique : Studio Charon _ Edition Ki-oon _ janvier 2025 _ Inédit, poche, 208 pages noir & blanc, sens de lecture japonais _ 6,95 euros
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