SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No118
118
23
 
j
a
n
v
i
e
r
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   sfm éditions  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 16 000 articles
  Sommaire - Films -  S - Z -  SHE SAID (Id.)


Voir 46 livres sur le cinéma

"SHE SAID (Id.)" de Maria Schrader


- 
- 

- 
- 

- 
- 

- 
- 

- 
Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) :
123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

SHE SAID (Id.)
Réalisateur : Maria Schrader
Scénariste : Rebecca Lenkiewicz
Avec : Carey Mulligan, Zoe Kazan, Andre Braugher, Samantha Morton
Distribué par Universal Pictures International
135 mn - Sortie le 23 Novembre 2022 - Note : 7/10
Un des plus grands scandales hollywoodiens, qui amorça et mit en place un mouvement qui secoue encore aujourd’hui le monde, et qui devait enfin être mis à jour. Le scandale, c’est l’affaire Weinstein, la suite elle est chaque jour d’actualité, quel que soit le milieu, le pays, …
Deux journalistes du New-York Times, Megan Twohey & Jodi Kantor, spécialisées dans les affaires complexes et qui restaient souvent sous silence, sont contactées par une femme leur révélant avoir subi des agressions sexuelles d’un puissant producteur hollywoodien. Elle leur révele qu’elle n’est pas la seule, et que cela dure depuis qu’il est producteur, qu’il abuse de son pouvoir envers ses employées, collaboratrices, et actrices. L’homme qui avec son frère fonda Miramax est un prédateur sexuel, se croyant tout puissant, au-dessus des lois et des accusations, achetant les silences à coups de milliers de dollars et autres contraintes même artistiques, importantes pour leurs carrières. Mais cette fois-ci, Harvey Weinstein va perdre contre deux journalistes qui vont remuer le monde entier pour avoir le plus de témoignages et mettre fin à son empire.
Les américains adorent les films sur les plus grands scandales de leur histoire. Le Watergate donna « Les hommes du Président », la pollution avec « Erin Brockovich », le tabac avec le superbe « Révélations », les viols religieux avec le raté « Spotlight ». Et aujourd’hui, Harvey Weinstein. Ce n’était qu’une question de temps, ça arriverait, on le savait. Confié à une scénariste de télévision britannique, réalisé par une cinéaste allemande à la timide carte de visite, interprété par des actrices loin d’être des méga-stars – à l’inverse de Julia Roberts qui réussit haut la main à faire oublier Julia Roberts pour être Erin Brockovich -, « She said » réussit à démonter le mécanisme qui amena à la chute d’un des hommes les plus puissants du 7ème Art Outre-Atlantique, en suivant pas à pas les investigations des 2 journalistes. Peu à peu, à force de coups de films, de mails, de diplomatie, d’écoute de l’autre, de promesses, de révélations qui en amènent d’autres, la vérité, l’abominable horrible vérité surgit, implacable, et ébranle tout un système. En cela, « She said » est autrement plus réussi que « Spotlight », définitivement trop manichéen voir limite hypocrite. « She said » est plus proche du reportage d’investigation que du film, ce qui en fait sa force, mais aussi sa faiblesse. Car sur un sujet voisin, Michael Mann en grand cinéaste qu’il est, avait transcendé son matériau via sa réalisation, sa mise en scène pour que cela donne également ce chef-d’œuvre qu’est « Révélations », donc sans oublier la forme du « cinéma ». C’est certainement le point faible d’un film autrement bien maitrisé sur le sujet, qui ne cherche pas l’esbroufe et le sensationnalisme, pour faire sortir de l’ordinaire l’extraordinaire dans ce qu’il a de plus sale. Une scène est vraiment de trop, l’altercation entre Megan (Carey Mulligan) et un homme lors d’un déjeuner avec Jodi, limite caricaturale, et puis cette petite mention sur Scorcese « qui n’a jamais aimé Weinstein » : quel intérêt ? 2 miettes mais qui font tâche sur l’ensemble d’un film pourtant autrement factuel, simple, réaliste, et donc à terme, en connaissant l’affaire Weinstein qui a changé une face du monde, assez passionnant et juste. Manquait juste la patte d’un Grand pour transcender encore plus le résultat final.

Stéphane THIELLEMENT

Préférer la version en deux volumes reliés revue et corrigée en 2022

www.amazon.fr/dp/B0BDXFB9LS
000

www.amazon.fr/dp/2915512760

Et sa suite :
125 ans de cinéma fantastique
et de SF Deuxième partie (Mis à jour 1951-2019)

Après la parution de son monumental livre «  123 ans de cinéma fantastique et de SF – essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019&#8201 » paru en janvier 2019, Alain Pelosato a continué à regarder des films et des séries de télévision  ! «  Quand on écrit ce genre d’ouvrage », explique l’auteur, « c’est sans fin puisque des films et des séries, il continue à en sortir sans cesse  ! Il faut donc prendre la décision de s’arrêter pour publier. C’est pourquoi j’écris et je publie régulièrement des mises à jour depuis 1998.  » De plus, certains éditeurs de DVD ressortent des films des archives et les publient, il y a aussi la télévision et les plateformes sur Internet. Du coup, le présent livre couvre la période 1951 à 2019. Voici donc la dernière mise à jour : un livre de 500 pages avec plus de 700 entrées dans l’index, c’est dire s’il contient beaucoup de chroniques, d’analyses et aussi, la spécialité de l’auteur, de vastes mises à jour de listes thématiques de films (taxinomie du cinéma fantastique). Bonne lecture  !

ET LA TROISIÈME PARTIE :

126 ans de cinéma fantastique et de SF mise à jour 1961-2020 Dossiers Graham Masterton & Stephen King
Broché : https://www.amazon.fr/dp/2915512620
Kindle : https://www.amazon.fr/dp/B08ZSY723W
Et voici le troisième volume des travaux de l’auteur sur le cinéma fantastique et de SF dans sa globalité, la suite logique des deux précédents : « 123 ans de cinéma fantastique et de SF… » et « 125 ans de cinéma fantastique et de SF… » (voir ci-dessous à la fin). Avec ce troisième volume, ce sont plus de 2000 pages (sur la base du format 5x8 pouces de ce livre) de textes qu’Alain Pelosato a rédigés pour mieux connaître le cinéma fantastique et de SF. Ce troisième volume peut, bien sûr, être lu sans avoir lu les deux tomes précédents. Il regroupe 266 pages de chroniques de films, de filmographies et deux dossiers sur la relation de deux écrivains avec le cinéma : Stephen King et Graham Masterton.

Et très prochainement la deuxième partie qui rassemblera
les deux précédents (125 + 126) et toutes les nouveautés :


www.sfmag.net/spip.php ?article16233



Retour au sommaire