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  Sommaire - DVD -  G - L -  Les Traqués de l’an 2000
LIVRES-SF-FANTASTIQUE
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"Les Traqués de l’an 2000"
de Brian Trenchard-Smith
-
Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) :
123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

Les Traqués de l’an 2000
de Brian Trenchard-Smith (1981)

Un SUPERBE DVD !
Une histoire inspirée du film « La Chasse du Comte Zaroff » d’Ernest Beaumont Schoedsack & Irving Pichel (1932) ? Un film australien dans la plus pure tradition des Mad Max !
Avant de vous parler du film, pour que vous soyez bien prévenus, je vous parle des suppléments du DVD constitués par de superbes interviews du réalisateur et de deux acteurs.
Le réalisateur d’abord. « Ce film était un cauchemar ! » dit-il. « J’ai fait de mon mieux pour un résultat médiocre. » Il a voulu faire une satire de ces films violents. Ce film a eu un grand succès (à Londres, mais en Australie il n’a presque pas été projeté). « Un grand nombre de scènes gores ont dû être coupées. (…) Les failles du scénario, la production médiocre, les mauvais jeux d’acteurs… tous présents dans les Traqués de l’an 2000. » « Car, dit-il, le réalisateur était sous contrat… » Autrement dit, il était aux ordres des producteurs.
Puis, alors, nous avons droit à d’excellentes interviews d’acteurs ! Voici quelques très courts extraits.
Michael Graig (Charles Thatcher) :« Le début du script a été sabré ! Il n’y avait plus de début ! »
La superbe Linda Stoner : « Ce film est une daube putride. (…) C’est devenu un film culte, c’est ce qu’on dit des films répugnants, grotesques ou tout autre adjectif peu flatteur. »
Michael Graig  : « On ne cherche jamais à faire un nanar, mais si ça arrive, c’est comme ça ! »
Roger Ward : « Comme on dit, si vous voulez un message allez au service des télégrammes. Pour le divertissement allez au cinéma. »
Ils ont donné le nom de Thatcher au chef du camp de concentration par défi à la Grande Bretagne !
Puis un autre supplément est consacré au cinéma australien.

Et voici mes premières réactions au film (je n’avais pas encore visionné les suppléments).
Une manifestation de rue, des policiers la dispersent très brutalement. C’est très violent. Un véhicule transporte des prisonniers… La femme se souvient. Deux policiers poursuivent un homme blessé jusque dans le magasin de la fille.
« Nous sommes de plus en plus nombreux à disparaître dans des camps ou à être exécutés. »
Le gouvernement :
« Accepter l’esclavage ou mourez ! »
Les trois personnes sont emmenées dans un camp de rééducation.
Jusque-là c’est caricatural et mal joué. On n’a pas envie de continuer à regarder, mais la curiosité nous oblige à faire un effort. Les gardiens du camp sont castrés ; une caricature des camps nazis. Les scènes de sexe ne sont pas crédibles (on comprend pourquoi dans les suppléments). Les ricanements des méchants non plus. Il y a une belle jeune femme (faisant partie de la direction) en blanc et à cheval. Elle jouera un rôle particulier dans la chasse et il y a aussi un monstre de cirque. Une chasse à l’homme est organisée, les prisonniers et les prisonnières sont le gibier. Ceux qui survivent seront libérés. Heureusement les chasseurs sont de très mauvais tireurs. Et alors…
À la fin du film une citation s’inscrit sur l’écran :
« La révolution commence avec les marginaux. » Signé : H. G. Wells !
Franchement ce DVD vaut le coup.
Et, une fois de plus, je consacre une longue chronique à un formidable film de série Z ! Na !

Alain Pelosato

Et sa suite :
125 ans de cinéma fantastique
et de SF Deuxième partie (Mis à jour 1951-2019)

Après la parution de son monumental livre «  123 ans de cinéma fantastique et de SF – essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019&#8201 » paru en janvier 2019, Alain Pelosato a continué à regarder des films et des séries de télévision  ! «  Quand on écrit ce genre d’ouvrage », explique l’auteur, « c’est sans fin puisque des films et des séries, il continue à en sortir sans cesse  ! Il faut donc prendre la décision de s’arrêter pour publier. C’est pourquoi j’écris et je publie régulièrement des mises à jour depuis 1998.  » De plus, certains éditeurs de DVD ressortent des films des archives et les publient, il y a aussi la télévision et les plateformes sur Internet. Du coup, le présent livre couvre la période 1951 à 2019. Voici donc la dernière mise à jour : un livre de 500 pages avec plus de 700 entrées dans l’index, c’est dire s’il contient beaucoup de chroniques, d’analyses et aussi, la spécialité de l’auteur, de vastes mises à jour de listes thématiques de films (taxinomie du cinéma fantastique). Bonne lecture  !

ET LA TROISIÈME PARTIE :

126 ans de cinéma fantastique et de SF mise à jour 1961-2020 Dossiers Graham Masterton & Stephen King
Broché : https://www.amazon.fr/dp/2915512620
Kindle : https://www.amazon.fr/dp/B08ZSY723W
Et voici le troisième volume des travaux de l’auteur sur le cinéma fantastique et de SF dans sa globalité, la suite logique des deux précédents : « 123 ans de cinéma fantastique et de SF… » et « 125 ans de cinéma fantastique et de SF… » (voir ci-dessous à la fin). Avec ce troisième volume, ce sont plus de 2000 pages (sur la base du format 5x8 pouces de ce livre) de textes qu’Alain Pelosato a rédigés pour mieux connaître le cinéma fantastique et de SF. Ce troisième volume peut, bien sûr, être lu sans avoir lu les deux tomes précédents. Il regroupe 266 pages de chroniques de films, de filmographies et deux dossiers sur la relation de deux écrivains avec le cinéma : Stephen King et Graham Masterton.

Écrire des livres sur le cinéma mange un temps énorme : il faut voir les films (ils durent chacun 1 H 30 et plus...) prendre des notes et rédiger la chronique. Je rédige les chroniques selon mon humeur pendant le visionnage du film. Parfois, quand je relis une de mes chroniques d’il y a vingt ans j’ai changé d’avis entre temps, mais je ne change pas la chronique qui est un avis daté... Mes travaux chroniquent des milliers de films ! Ensuite il y a des études sur le fantastique en littérature (car beaucoup de films sont adaptés de chefs-d’œuvre littéraires). Souvent, et cela en étonne certains qui, parfois, le critiquent de manière agressive, je suis très bref pour certains films qui sont de très bonnes créations (parce que je n’ai rien à dire de plus) et je relate en détail le synopsis de films de séries Z, car j’aime ces films et celles et ceux qui se donnent du mal à les réaliser, et les raconter est le seul moyen d’en parler sauf à en dire du mal... Enfin, sur la taxinomie : par exemple j’ai confectionné un livre intitulé "Loup... garous et autres loups fantastiques au cinéma...", et donc ce n’est pas un livre sur les loups-garous, mais sur les loups dans le cinéma fantastique (dont les films de loup-garou sont une petite partie) . Chacun a sa petite idée des genres, et cette idée demande le respect et non pas l’insulte...
Bonne lecture chères amies et chers amis.
Alain Pelosato



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