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  Sommaire - Films -  A - F -  Black Phone (The Black Phone)


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"Black Phone (The Black Phone)" de Scott Derrickson

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) :
123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

Black Phone (The Black Phone)
Réalisateur : Scott Derrickson
Scénario : Scott Derrickson & C. Robert Cargill, d’après la nouvelle « Le téléphone noir » de Joe Hill
Avec : Mason Thames, Madeleine McGraw, Jeremy Davies & Ethan Hawke.
Distribué par Universal Pictures International
103 mn - Sortie le 22 Juin 2022 - Note : 9/10

Sérieusement, voir le nom de Scott Derrickson derrière la caméra n’est guère encourageant. Le cinéaste qui a ouvert sa carrière avec « L’exorcisme d’Emily Rose », qui a continué avec l’affreux remake de « Le jour où la Terre s’arrêta », puis vint « Sinister » - considéré comme le film le plus terrifiant de son époque par certains… Faudrait que je le revois ! – et enfin le mauvais « Délivre-nous du Mal », le tout sans oublier à chaque fois un peu de christianisme un poil caricatural, oui franchement, pas pressé de voir son prochain. Et comme quoi il ne faut pas faire d’un cas une généralité, « Black Phone » arrive. Et sans nulle contestation, c’est son premier excellent film, carrément.
Fin des années 70, dans une banlieue de la côte Est des USA, d’inquiétantes disparitions d’adolescents secouent le quotidien de chacun. Finney, 13 ans, vit avec sa petite sœur et son père, alcoolique depuis le décès de leur mère et ne sachant gérer leur vie que par la violence. Et un matin, Finney croise la route de l’Attrapeur, le tueur d’enfants. Il se retrouve enfermé dans une cave, visité par le tueur masqué qui ne lui cache pas qu’à un moment, il va le tuer. Et dans cette pièce froide, Finney découvre un vieux téléphone, hors service, fils arrachés. Sauf qu’il va sonner, et les voix des précédentes victimes vont tout faire pour aider Finney à sortir vivant des griffes du monstre.
Pourquoi « Black Phone » est-il excellent ? Certes il y a du fantastique, mais c’est d’abord et avant tout également un film d’horreur au climat social bien présent, situé à une époque où les portables n’existaient pas et où les disparitions d’enfants étaient plus nombreuses, où on faisait encore confiance à son voisin, combiné au portrait tétanisant d’un détraqué dont on connait le visage et dont on sait qu’il va tuer prochainement sa nouvelle proie. Si on devait penser à un autre film au climax sur cette partie du sujet aussi éprouvante, ce serait « L’échange » » de Clint Eastwood ; et la triste inspiration de certains tristement célèbres serial-killers. Maintenant, s’inspirant d’une nouvelle de Joe Hill, Derrickson s’en empare, et restitue une œuvre noire, sérieuse, où le fantastique nait des transmissions de l’au-delà et d’un pouvoir que possède une petite fille, hérité de sa défunte mère. Et l’ensemble fonctionne : pour une fois, le christianisme est là mais à très petites doses et avec quand même une prise de conscience des limites de son pouvoir, et ce via une enfant. Derrickson n’oublie pas son théâtre de ces actes, son époque, ce qui renforce pour nous un sentiment de malaise, définitivement atteint quand surgit l’Attrapeur et là, seconde réussite du film, le meilleur rôle d’Ethan Hawke depuis… Depuis un sacré bon bout de temps. Une de ses trois ou quatre meilleurs rôles, voilà, ce sera plus simple. Tout est parfaitement mis en place, dosé, reposant sur les épaules de l’épatant Mason Thames alias Finney. Ah si, toute petite bévue, un trou dans un mur bien trop carré. Mais c’est pinaillé je l’admets. Autrement, « Black Phone » constitue un vrai film de terreur parfaitement maitrisé, original, violent, terrifiant, dérangeant, et de ce fait réussi. Mea Culpa Mr Derrickson.

Stéphane THIELLEMENT

Et sa suite :
125 ans de cinéma fantastique
et de SF Deuxième partie (Mis à jour 1951-2019)

Après la parution de son monumental livre «  123 ans de cinéma fantastique et de SF – essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019&#8201 » paru en janvier 2019, Alain Pelosato a continué à regarder des films et des séries de télévision  ! «  Quand on écrit ce genre d’ouvrage », explique l’auteur, « c’est sans fin puisque des films et des séries, il continue à en sortir sans cesse  ! Il faut donc prendre la décision de s’arrêter pour publier. C’est pourquoi j’écris et je publie régulièrement des mises à jour depuis 1998.  » De plus, certains éditeurs de DVD ressortent des films des archives et les publient, il y a aussi la télévision et les plateformes sur Internet. Du coup, le présent livre couvre la période 1951 à 2019. Voici donc la dernière mise à jour : un livre de 500 pages avec plus de 700 entrées dans l’index, c’est dire s’il contient beaucoup de chroniques, d’analyses et aussi, la spécialité de l’auteur, de vastes mises à jour de listes thématiques de films (taxinomie du cinéma fantastique). Bonne lecture  !

ET LA TROISIÈME PARTIE :

126 ans de cinéma fantastique et de SF mise à jour 1961-2020 Dossiers Graham Masterton & Stephen King
Broché : https://www.amazon.fr/dp/2915512620
Kindle : https://www.amazon.fr/dp/B08ZSY723W
Et voici le troisième volume des travaux de l’auteur sur le cinéma fantastique et de SF dans sa globalité, la suite logique des deux précédents : « 123 ans de cinéma fantastique et de SF… » et « 125 ans de cinéma fantastique et de SF… » (voir ci-dessous à la fin). Avec ce troisième volume, ce sont plus de 2000 pages (sur la base du format 5x8 pouces de ce livre) de textes qu’Alain Pelosato a rédigés pour mieux connaître le cinéma fantastique et de SF. Ce troisième volume peut, bien sûr, être lu sans avoir lu les deux tomes précédents. Il regroupe 266 pages de chroniques de films, de filmographies et deux dossiers sur la relation de deux écrivains avec le cinéma : Stephen King et Graham Masterton.


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