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  Sommaire - Films -  M - R -  Mourir peut attendre (No Time To Die)


"Mourir peut attendre (No Time To Die)" de Cary Joji Fukunaga

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) : 123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

Réal. : Cary Joji Fukunaga
Scénario : Neal Purvis, Robert Wade, Cary Joji Fukunaga & Phoebe Waller-Bridge
Musique : Hans Zimmer
Avec : Daniel Craig, Rami Malek, Ana de Armas, Léa Seydoux, Naomie Harris, Ralph Fiennes, Ben Whishaw, Jeffrey Wright, Christoph Waltz.
Distribué par Universal Pictures International - 163 mn - Sortie le 6 Octobre 2021 - Note 8/10

D’accord, on attendait « Dune », et on attend « Top Gun Maverick ». Mais l’attente la plus incroyable depuis ces 18 mois de crise sanitaire qui a gelé tout évènement cinématographique – on reste dans le sujet qui nous intéresse -, demeure certainement le dernier James Bond, qui s’avère être aussi le dernier Daniel Craig, l’acteur terminant ainsi son contrat et ne souhaitant pas le prolonger. 15 ans – alors qu’on penserait plutôt 5, 6 ans ! – à endosser le smoking du plus célèbre de tous les espions du monde, le légendaire 007. 15 ans que Craig a modernisé l’espion, laissant beaucoup tomber les gadgets, l’humour très léger, et même des histoires trop fantaisistes pour se concentrer sur de l’humain, du violent, du noir, des failles, des critiques de sa hiérarchie, une implication totale au service de sa majesté, sans oublier le sex appeal qui parfois s’avère plus profond que prévu et ce depuis « Casino Royale » et Vesper Lynd. Là où une volée de bois vert, un tollé de huées accueillit l’annonce de Daniel Craig en 007 – et ce même au sein des Bondophiles… -, « Casino Royale » efface tout : 007 c’est Daniel Craig. Alors que non, il y a quinze ans, un nouveau 007 est arrivé – et on a viré Pierce Brosnan d’un coup de fil, il lui restait un film – et c’est Daniel Craig. Et « Mourir Peut Attendre » est la dernière fois qu’on verra Craig en 007, point, on le sait, et on l’attend depuis un an et demi.
Bond et Madeleine ont quitté Londres, vivent leur union loin de tous les tumultes jusqu’au jour où, en voulant se dire leurs secrets les plus profonds, tout se réveille : Blofeld mène la danse depuis sa prison, menace Bond et ses proches, un nouvel ennemi encore plus fou apparait, le MI6 a remplacé 007 mais s’avère démuni devant toutes ces menaces. Alors James Bond revient, va aller encore plus loin dans un combat contre les plus terroristes des terroristes, et retrouver un matricule que seul lui peut porter.
Voilà, résumé sommaire mais c’est volontaire : « Mourir Peut Attendre » contient tant de révélations, que trop en dire risque de trop en dévoiler. Pour sa cinquième et dernière aventure, la plus longue aussi, Craig est dirigé par Cary Joji Fukunaga, cinéaste américain – oh ! Oui, la règle d’un réalisateur british ou du Commonwealth est donc oubliée – qui a dirigé intégralement la première et meilleure saison de « True Detective », qui donne au film une identité réelle : scènes d’action impressionnantes, une attention aux personnages, et un respect d’une grande histoire digne de ce nom. Peut-être la seule vraie faiblesse du film, une longueur qui se ressent parfois. Avec une autre aussi, l’arrivée d’une agente trop cool qu’incarne la très belle Ana de Armas et dont la présence est trop courte – alors que celle de l’agente 007 est trop longue paradoxalement… -, mais pour le reste non, l’évolution du 007 version Craig suit son cours, celui qui, à la fin de « Skyfall » régnait sur Londres comme l’ultime gardien de la sécurité du pays, continue son évolution, sans pour autant oublier son identité première, celle d’un homme qui va jusqu’au bout, qui use sans faillir de son permis de tuer, et aligne les exploits physiques avec une puissance, terminée parfois par un flegme très old school, toujours impeccable. Ce nouveau Bond/Craig n’en oublie pas les épisodes précédents, montre du respect à ses ainés, que ce soit dans l’émotion – on pensera souvent à « On Her Majesty’s Secret Service » à ce niveau – ou avec une phrase, une séquence, ou même un retour aux terroristes fous qui se cachent dans une île avec un volcan abritant les armes de la fin du monde ! D’accord, ce n’est pas « Casino Royale », et encore moins « Skyfall » - le plus gros succès d’un Bond, le meilleur des Craig, avis personnel sur ce dernier point – mais tout comme « Spectre » avait été un moyennement accueilli, « Mourir peut attendre » va certainement très très bien vieillir. « Spectre » est meilleur aujourd’hui qu’à sa sortie, et ce malgré ses défauts toujours présents. Et « Mourir Peut Attendre » ne laissera pas indifférent. Mais en tant que 007, en tant que dernière aventure de Daniel Craig en 007, c’est du très bel ouvrage, loin d’un départ à la Roger Moore avec le très moyen « A View From A Kill », un 007 qui a son prestige, ses qualités, ses défauts… Un grand 007.

Stéphane THIELLEMENT

NB
Interviews du réalisateur et des acteurs du film par Marc Sessego dans Sfmag No 113 en kiosques du 20 octobre 2021 au 20 janvier 2022.






Et sa suite :
125 ans de cinéma fantastique
et de SF Deuxième partie (Mise à jour 1951-2019)

Après la parution de son monumental livre «  123 ans de cinéma fantastique et de SF – essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019&#8201 » paru en janvier 2019, Alain Pelosato a continué à regarder des films et des séries de télévision  ! «  Quand on écrit ce genre d’ouvrage », explique l’auteur, « c’est sans fin puisque des films et des séries, il continue à en sortir sans cesse  ! Il faut donc prendre la décision de s’arrêter pour publier. C’est pourquoi j’écris et je publie régulièrement des mises à jour depuis 1998.  » De plus, certains éditeurs de DVD ressortent des films des archives et les publient, il y a aussi la télévision et les plateformes sur Internet. Du coup, le présent livre couvre la période 1951 à 2019. Voici donc la dernière mise à jour : un livre de 500 pages avec plus de 700 entrées dans l’index, c’est dire s’il contient beaucoup de chroniques, d’analyses et aussi, la spécialité de l’auteur, de vastes mises à jour de listes thématiques de films (taxinomie du cinéma fantastique). Bonne lecture  !

ET LA TROISÈME PARTIE :

126 ans de cinéma fantastique et de SF mise à jour 1961-2020 Dossiers Graham Masterton & Stephen King Broché : https://www.amazon.fr/dp/2915512620 Kindle : https://www.amazon.fr/dp/B08ZSY723W Et voici le troisième volume des travaux de l’auteur sur le cinéma fantastique et de SF dans sa globalité, la suite logique des deux précédents : « 123 ans de cinéma fantastique et de SF… » et « 125 ans de cinéma fantastique et de SF… » (voir ci-dessous à la fin). Avec ce troisième volume, ce sont plus de 2000 pages (sur la base du format 5x8 pouces de ce livre) de textes qu’Alain Pelosato a rédigés pour mieux connaître le cinéma fantastique et de SF. Ce troisième volume peut, bien sûr, être lu sans avoir lu les deux tomes précédents. Il regroupe 266 pages de chroniques de films, de filmographies et deux dossiers sur la relation de deux écrivains avec le cinéma : Stephen King et Graham Masterton.


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