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  Sommaire - Films -  M - R -  Nobody (Id.)


"Nobody (Id.)" de Ilya Naishuller

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato, grand format 15x23, 700 pages) : 123 ans de cinéma fantastique et de SF - essais et données pour une histoire du cinéma fantastique - 1895-2019
 

Scénario : Derek Kolstad
Avec : Bob Odenkirk, Connie Nielsen, Christopher Lloyd, Humberly Gonzalez, Michael Ironside, Rza, Alexandre Pal.
Distribué par Universal Pictures International - 92 mn - Sortie le 2 Juin 2021 - Note 6/10

Ca y est, on peut y retourner ! Et voir ce qu’on a raté si c’est encore à l’affiche… Ou découvrir les nouveautés. Et elles vont être nombreuses. Parmi elles, « Nobody », polar d’action signé du cinéaste russe derrière « Hardcore Henry », série B limite Z déjà oubliée, et qui ici monte sur le podium de ces nouveaux cinéastes aux commandes de produits plus que survitaminés, et qui ressemblent à d’autres plus connus dont ils ne sont que des ersatz qui peuvent se révéler, comme c’est le cas ici, plutôt sympathiques à défaut de révolutionner quelque chose.
Hutch Mansell est un brave père de famille, qui a un boulot des plus communs, marié à une belle femme et père de deux enfants, tout ce petit monde étant très normal, jusqu’à vivre dans une banlieue-dortoir dont la seule note d’excitation semble être la sortie des ordures au petit matin. Sauf qu’un jour, deux cambrioleurs s’introduisent chez lui. Et Hutch gère la situation avec une prudence diplomatique étonnante pour éviter tout débordement de violence. Ce qui aux yeux de son fils passe pour de la lâcheté, sentiment partagé avec sa femme avec qui déjà le quotidien avait des allures de chemin de croix. Mais le bracelet de sa fille a disparu, et ça, Hutch ne l’accepte pas. Et cet insignifiant petit détail va réveiller la vraie nature d’Hutch jusqu’ici enfouie au plus profond de sa personne pour préserver les siens, et cette nature c’est celle du plus impitoyable et incontrôlable tueur professionnel qui soit, le révélant du coup aux yeux de gangsters locaux qui vont faire la pire erreur qui soit : s’en prendre à sa famille.
Bon, disons-le sans passer par quatre chemins : c’est bête à manger du foin, mais c’est fun et jouissif. Version cartoonesque d’un mariage entre « History of violence » (pour le héros lambda qui en fait est une machine à tuer) et « John Wick » (pour l’action non-stop menée par un orfèvre dans l’art de briser, écraser, tuer, j’en passe et des meilleurs, au passage écrit par le même scénariste) shooté à la cocaïne pure à 600 % ! Ilya Naishuller s’est un peu calmé par rapport à « Hardcore Henry », mais il n’est pas non plus devenu un maestro dans l’art de l’action. C’est des successions de bourre-pifs, peu importe le montage, le cadrage, ça dézingue, du vrai jeu vidéo en livre ! C’est plus côté personnages que « Nobody » tire son épingle du jeu (comme avec le premier « John Wick », après on était en territoire connu… Sauf quand arriva Saïd Tagmahoui en empereur mondial du crime, là on a sombré dans la comédie !!!) avec déjà pour Hutch, Bob Odenkirk, connu pour être l’avocat de la série « Better call Saul » : oui, il est très normal, il vide les poubelles (ce qui rappelle une scène de « Commando » d’ailleurs), il pointe au boulot, prend les transports en commun, et adore quand ça saigne, même s’il en fait parfois les frais ! Odenkirk se révèle plus qu’excellent, et donne au film le meilleur de ce qu’il propose. Maintenant, un tel canevas est certes accrocheur, mais sombre très vite dans l’excès. À quand, sur un concept similaire à savoir le quidam s’avérant plus dangereux que ses agresseurs, un film non pas sur un spécialiste caché de l’art de tuer, mais justement, un quidam qui s’en sort par son simple instinct de survie, après avoir lu des centaines de livres, et vu des centaines de films sur le sujet ? Là oui, on tiendrait une nouveauté. Alors qu’ici, « Nobody » est sans réelle surprise, mais heureusement, suffisamment bien orchestré en tout et assumant parfaitement son concept pour qu’au final, on prenne un plaisir certain jusqu’au bout.

Stéphane THIELLEMENT


Et sa suite :
125 ans de cinéma fantastique
et de SF Deuxième partie (Mise à jour 1951-2019)

Après la parution de son monumental livre «  123 ans de cinéma fantastique et de SF – essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019&#8201 » paru en janvier 2019, Alain Pelosato a continué à regarder des films et des séries de télévision  ! «  Quand on écrit ce genre d’ouvrage », explique l’auteur, « c’est sans fin puisque des films et des séries, il continue à en sortir sans cesse  ! Il faut donc prendre la décision de s’arrêter pour publier. C’est pourquoi j’écris et je publie régulièrement des mises à jour depuis 1998.  » De plus, certains éditeurs de DVD ressortent des films des archives et les publient, il y a aussi la télévision et les plateformes sur Internet. Du coup, le présent livre couvre la période 1951 à 2019. Voici donc la dernière mise à jour : un livre de 500 pages avec plus de 700 entrées dans l’index, c’est dire s’il contient beaucoup de chroniques, d’analyses et aussi, la spécialité de l’auteur, de vastes mises à jour de listes thématiques de films (taxinomie du cinéma fantastique). Bonne lecture  !

ET LA TROISÈME PARTIE :

126 ans de cinéma fantastique et de SF mise à jour 1961-2020 Dossiers Graham Masterton & Stephen King Broché : https://www.amazon.fr/dp/2915512620 Kindle : https://www.amazon.fr/dp/B08ZSY723W Et voici le troisième volume des travaux de l’auteur sur le cinéma fantastique et de SF dans sa globalité, la suite logique des deux précédents : « 123 ans de cinéma fantastique et de SF… » et « 125 ans de cinéma fantastique et de SF… » (voir ci-dessous à la fin). Avec ce troisième volume, ce sont plus de 2000 pages (sur la base du format 5x8 pouces de ce livre) de textes qu’Alain Pelosato a rédigés pour mieux connaître le cinéma fantastique et de SF. Ce troisième volume peut, bien sûr, être lu sans avoir lu les deux tomes précédents. Il regroupe 266 pages de chroniques de films, de filmographies et deux dossiers sur la relation de deux écrivains avec le cinéma : Stephen King et Graham Masterton.


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