SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No111
110
2
3
 
a
v
r
i
l
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   P. Dagon-A. Pelosato  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - Livres -  S - Z -  Les deux premières enquêtes de Max Liebermann




"Les deux premières enquêtes de Max Liebermann"
de
Frank Tallis

Editeur :
10/18
 

"Les deux premières enquêtes de Max Liebermann"
de Frank Tallis



On peut être tenté de considérer son emploi actuel dans une fabrique d’armes comme incitatif. Serait-il possible qu’il ait eu les moyens de fabriquer une balle dont les propriétés inhabituelles la feraient paraître magique ?

1902, au cœur de Vienne deux amateurs d’opéra l’inspecteur de police Oskar Rheinhardt et le psychanalyste Max Liebermann dégustent un verre de brandy. Mais Max Liebermann voudrait bien que son ami lui parle de l’affaire qui le préoccupe : le meurtre d’une jeune femme ayant perdu une grande quantité de sang qui tachait sa robe bleue. Pardon ? Comment Max pourrait-il connaître les détails de cette affaire ? C’est évident. Récemment, Oskar a inconsciemment confondu deux œuvres de Schubert : « La Jeune Fille et la Mort » et « La Truite ». De plus en chantant « Auf dem See » la chanson de Hugo Wolf, il a trébuché sur le mot « sang » deux fois de suite. Plus tard, il a évoqué une robe qu’il comptait offrir à sa femme, mais il ne se souvenait pas de la couleur. Il s’en est rappelé ensuite : bleu. Il réprimait donc l’idée d’une robe bleue qui était tachée par le sang d’une jeune femme.
Certes, mais comment les capacités de déduction de Max Lieberman pourrait-il expliquer un meurtre en chambre close ? En effet, la victime a été trouvée abattue par une balle dans une chambre fermée de l’intérieur. On peut exclure la thèse du suicide puisqu’aucune arme n’a été retrouvée sur place. Quant à la balle meurtrière, elle ne se trouvait pas dans le corps de la victime.

Le Britannique Frank Tallis (psychologue clinicien et spécialiste des troubles obsessionnels) nous présente des enquêtes complexes se déroulant dans la capitale de l’Empire austro-hongrois. Cette dernière devient, par le jeu de la description, un personnage à part entière, tandis que plusieurs intrigues secondaires parsèment cet ouvrage nous renseignant efficacement sur la mentalité ambiante.
Outre quelques personnages historiques comme Sigmund Freud, on trouve des cercles de spiritisme et des sociétés secrètes reflétant la vie spirituelle et politique de l’époque. De même, il apparaît que la vie artistique de Vienne au début du XX° siècle est fortement marquée par le thème de l’amour et de la mort (Eros & Thanatos : des thèmes largement abordés par Freud). Ces deux thèmes se retrouvent régulièrement au sein des intrigues évoquées dans les carnets de Max Liebermann.
Ce polar historique maîtrise parfaitement son sujet qu’il soit historique ou psychanalytique.

Damien Dhondt

Auteur : Frank Tallis _ Les deux premières enquêtes de Max Liebermann (« La justice de l’inconscient » & « Du sang sur Vienne ») _ Traduction : Michèle Valencia _ Édition 10/18 _ Collection : Grands détectives _ mars 2018 _ Réédition, poche, 1024 pages _ 14,90 euros






Retour au sommaire