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  Sommaire - Films -  S - Z -  Vidocq


"Vidocq" de Pitof

Avec : Gérard Depardieu, Guillaume Canet, Inès Sastre, André Dussolier, Moussa Maaskri

Sortie le 19 septembre 2001

100 mn
++

L’action se déroule à Paris en 1830. Le célèbre Vidocq meurt dans de mystérieuses circonstances. À cette époque, tous les meurtres inexpliqués du quartier du Temple sont attribués à “ l’Alchimiste ”, sorte de serial killer aux pouvoirs surnaturels dont le visage est caché derrière un masque-miroir. Au moment de sa disparition, Vidocq enquêtait sur l’énigme de la “ Conspiration de la foudre ”, à la demande du Préfet de Police Lautrennes. Dès l’annonce de sa mort, Etienne Boisset, journaliste et biographe de Vidocq, va mener sa propre enquête pour démasquer son assassin, aidé par la maîtresse du défunt, qui se trouve indirectement liée à sa disparition. Parallèlement, l’associé de Vidocq et le Préfet de Police mènent leur propre enquête, chacun de leur côté. Le film débute par la mort du “ héros ” et se poursuit par un jeu de flash-back dans lesquels le spectateur assiste à une même enquête menée par trois personnages différents.

Vidocq est un film de genre à l’intérieur d’un film d’époque, sorte de thriller avec un serial killer à la recherche de l’éternelle jeunesse. Pour le réalisateur, le film devait être ancré dans une ambiance fantastique à la limite de l’anticipation, sorte de film de science-fiction se déroulant au XIXe siècle.

Le film, en lui-même, n’est qu’un gigantesque effet spécial. Pendant de longs moments, qui semblent interminables, on n’assiste qu’à des effets de caméras : plongée, contre-plongée, déplacements intempestifs de la caméra (70 % du film ont été tournés au steadycam), overdose de très gros plans filmés à l’aide de paluches sans oublier les accumulations de jump cuts, l’ensemble de ces divers éléments, mis bout à bout, rendant le visionnage du film à la limite du supportable.

Vidocq est le premier film au monde à avoir été tourné en numérique haute définition. Bien que le réalisateur et l’équipe technique ont passé un temps fou et ont dépensé des sommes considérables à truquer les images à la post-production, ils ont laissé passer plein de détails : raccords mal faits, trucages des plus visibles, incohérences de scénario, invraisemblances de certains dialogues compte tenu de l’époque où se déroule l’action, etc. Le problème majeur du film vient surtout du fait que l’aspect visuel étrange, que le réalisateur lui a donné, a été employé à mauvais escient.

En outre à part André Dussolier, qui lui est excellent, tous les autres acteurs y compris Depardieu (qui a d’ailleurs peu de scènes) ne brillent vraiment pas par leur interprétation.

Josèphe Ghenzer



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