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Le Cerveau comme machine
Génies et surdoués à l’écran

L’intelligence est devenue une obsession contemporaine. Longtemps cantonnés aux énigmes policières et à la science-fiction, les personnages surdoués sont désormais omniprésents sur le grand et le petit écran : drame psychologique, comédie familiale, biopic, super-héros, espionnage... Les grandes figures du XXIe siècle, comme Frankenstein, Holmes ou Nemo, n’ont jamais quitté les écrans, mais elles connaissent un renouveau, que ce soit sous des formes modernisées (Sherlock, Elementary) ou transposées (Dr House, Monk). De nouveaux profils apparaissent, plus jeunes (War Games, Malcolm), plus féminins (Buffy, Millenium), plus diversifiés en termes d’origines, de parcours et d’apparence physique. On porte à l’écran la vie de grands esprits célèbres comme Marie Curie, Albert Einstein ou Stephen Hawking, et l’on réhabilite des gé­nies méconnus (Un homme d’exception, Les Figures de l’ombre). À l’opposé de ces portraits réalistes, les scénaristes créent aussi des surdoués aux pouvoirs surnaturels, véritables cerveaux-combattants (Wotchmen, Limitless) qui maîtrisent les machines (Le Cobaye, Westworld), voire la matière (Lucy, Transcendance).
Face à des enjeux intellectuels tantôt dérisoires (The Big Bang Theory), tantôt colossaux (The lmitation Game), les personnages surdoués se distinguent surtout par leur autonomie radicale - notamment leur athéisme - et leur posture ludique. Leur portrait est régi par une norme d’anormalité, qui les singularise, le plus souvent par des handicaps sociaux, physiques ou psychiatriques. Enfants terriblement ma­tures ou adultes peu responsables, ils perturbent le jeu universitaire (Wìll Hunting, L’Homme qui défìait l’infìni), bousculent les institutions (Profession : Génie, lncorpo­rated),et inversent les rapports de force (La Stratégie Ender). Les humains ne sont plus les seuls protagonistes de la course au Q.I. : du chimpanzé optimisé (La planète des singes) à l’intelligence artificielle en réseau (Person of lnterest), en passant par toutes sortes de cyborgs et d’androïdes, le personnage surdoué permet d’ausculter l’évolution de nos représentations du corps, du lien social, de la technique et du pouvoir.
Portant sur plus de 200 films et plus de 100 séries, Le Cerveau comme machine se donne pour objet d’identifier les grandes tendances à l’œuvre dans La fiction occi­ dentale et les principaux stéréotypes qui se sont construits autour de l’intelligence extrême.

Le Cerveau comme machine , quatrième volume de la collection « Emprise de vue » d’Olivier Cafra.
L’intelligence est une obsession contemporaine. Longtemps cantonnés aux énigmes policières et à la science-fiction, les surdoués envahissent aujourd’hui les écrans : drame, comédie, biopic, super-héros, espionnage...
Au confluent de la sociologie, de la narratologie et des études filmiques, portant sur plus de 200 films et de 100 séries, Le cerveau comme machine est la première étude d’envergure sur l’intelligence extrême à l’écran.

Feuilletage

Ah ! Voilà le genre de livre que j’aime ! Une étude par un sociologue universitaire sur "Le cerveau comme machine" dans la fiction au cinéma et à la télé.
Bravo !
À lire absolument !

Alain Pelosato