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  Sommaire - Films -  S - Z -  Skyscraper (Id.)

"Skyscraper (Id.)" de Rawson Marshall Turber

 

Réalisateur & scénariste : Rawson Marshall Turber
Avec : Dwayne Johnson, Neve Campbell, Pablo Schreiber, Roland Moller.
Distribué par Universal Pictures International
102 mn - Sortie le 11 Juillet 2018- Note : 6/10

On en bouffe du Dwayne Johnson, en ce moment. Après le carton planétaire du bon « Jumanji » qui suivait ceux des « Fast & Furious » dans lesquels il avait trouvé sa place, avec au milieu de tout ça du « San Andreas » et plein d’autres séries B et juste après le beau succès du très honnête « Rampage », voici en l’espace de moins d’un an le troisième film avec la relève de la glorieuse époque des Stallone, Schwarzenegger, Van Damme, Seagal, Norris, et Dudikoff (du meilleur au moins bon, après, ça rase la moquette, et c’est aujourd’hui simplement irregardable !). Bon d’accord, on l’a déjà dit pour « Rampage », Johnson est plutôt très bon dans son genre. Alors, on est aussi en droit d’attendre LE film de sa carrière, le blockbuster intelligent tout en étant le plus destroy possible, peut-être ce sera « Doc Savage » si il le fait toujours avec Shane Black (si ce dernier se garde son scénario pour un digne film digne de son talent…), on pensait le découvrir avec ce « Skyscraper » qui louchait vers un sympathique ersatz de « Piège de cristal »… Mais non, c’est encore trop tôt, Mc Tiernan peut dormir tranquille, son chef-d’œuvre n’est pas détrôné. Donc, bienvenue dans un nouveau film avec Dwayne Johnson.
Ancien « soldat » du FBI, spécialiste des assauts lors de prises d’otages, Will Sawyer a vu sa vie basculer lors d’une intervention qui s’est soldée par le suicide d’un forcené ceinturé de dynamite. Y ayant perdu sa jambe, Sawyer officie aujourd’hui dans une société de sécurité spécialisée dans les buildings. Et c’est sa renommée qui l’a fait engager pour valider celle du plus haut building du monde à Hong-Kong, le superbe Pearl, dans lequel un appartement lui a même été réservé pour y vivre avec sa famille durant toute la période de tests de sécurité. Mais le jour de l’inauguration, un groupe de criminels prend la tour en otage, y déclenche un incendie à mi-hauteur, isolant la famille de Sawyer. Ce dernier étant à l’extérieur, va tout faire pour rentrer de nouveau dans l’immeuble, cerné par la police et les badauds, pour sauver ceux qu’il aime le plus au monde.
Et c’est là que le bât blesse : c’est du pur « One Dwayne Show ». A savoir que tout repose sur les actions de l’acteur, même handicapé par une jambe de fer, il les accomplit avec une invraisemblance qui ne procure plus rien, si ce n’est de nous faire secouer la tête devant tant d’embûches semées sur son chemin. Mais surtout, il n’y a aucun répondant face à lui, aucune action digne de ce nom des « autres », qu’ils soint gangsters ou flics ou simples quidams témoins de tout ça. C’est ce qui faisait la force d’un « Tour Infernale », ou encore plus d’un « Die hard » mais qu’a simplement omis et le scénariste-réalisateur, et l’acteur star qui aurait dû laisser de la place aux autres pour amplifier ses actes d’héroïsme pour qu’on en mesure vraiment lme résultat. Ici, ce n’est qu’une succession de ces dites séquences, mais sans âme souvent. Alors oui, certes, le spectacle est là, on ne s’ennuie pas mais en même temps, on est loin d’être scotché au fauteuil. Pourtant, le potentiel était là, mais personne ne l’a vraiment vu.

Stéphane THIELLEMENT

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato :
123 ans de cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019



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