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Le cycle de Gormenghast de Mervyn Peake

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Avant-propos de Michael Moorcock Préface de Jacques Baudou

Une œuvre culte enfin réunie en un volume.

Dans le château de Gormenghast, aux dimensions si gigantesques que des parties entières restent inexplorées, vit la famille Tombal : lord Tombal, comte d’Enfer, neurasthénique et reclus toute la journée dans sa bibliothèque ; lady Tombal, qui se partage entre ses chats et ses oiseaux ; leur fille Fuchsia, adolescente solitaire et imaginative ; d’autres membres encore, ainsi que pléthore de notables et gens de maison, tous plus pittoresques, voire grotesques, les uns que les autres.
Ce petit monde est régi par un système de rites et traditions immuable et complexe.
L’histoire commence alors que naît Titus, 77e comte d’Enfer, dans l’indifférence générale et que le jeune Finelame s’échappe des cuisines où il était commis.
Malin et manipulateur, celui-ci investit peu à peu le château, dont il va briser l’équ ilibre précaire... C’est dans cet univers déconcertant, baroque, halluciné et presque maléfique que grandit Titus, qui s’accommode de plus en plus mal du cérémonial protocolaire et rêve du monde extérieur, lui qui ne connaît que le château. Le dernier volet, Titus errant, le voit fuir Gormenghast pour partir à la découverte d’un ailleurs qui lui est étranger et dont il est exclu.

Le cycle de Gormenghast est un monument de la littérature de l’imaginaire. Mervyn Peake est parvenu à bâtir une œuvre d’une incroyable puissance visuelle, à la fois angoissante et farfelue, intimiste et picaresque, mélancolique et désopilante.
Graham Greene fut le premier à crier au génie en 1946, à la parution de Titus d’Enfer, bientôt suivi par Dylan Thomas ou C.S. Lewis.

Peintre, illustrateur et poète, Mervyn Peake (1911-1968) a consacré quinze années à bâtir cette fresque ambitieuse que sert la magnifique traduction de Patrick Reumaux, lui-même romancier et poète. Atteint par la maladie de Parkinson, Mervyn Peake voit ses facultés intellectuelles et physiques décliner dès la fin des années 1950 et doit abandonner plume et pinceau. Il meurt en novembre 1968, voici un demi-siècle. Le Times l’a inclus parmi les cinquante plus grands écrivains britanniques depuis 1945.

Après l’adaptation à la télévision, en 2000, avec Jonathan Rhys Meyers et Christopher Lee, c’est aujourd’hui Neil Gaiman qui va adapter Le cycle de Gormenghast en série TV.

Bibliographie et filmographie établies par Jacques Baudou

Feuilletage

Superbe Omnibus !
Pas la peine de se la pêter en donnant un "avis", un Omnibus est un Omnibus. C’est donc très bien écrit et, pour ceux qui aiment le genre, c’est formidable !

Alain Pelosato