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  Sommaire - Films -  A - F -  La Forme de l’eau (The Shape Of Water)

"La Forme de l’eau (The Shape Of Water) " de Guillermo Del Toro

 

Scénario : Guillermo Del Toro & Vanessa Taylor, sur une histoire de Guillermo Del Toro
Avec : Sally Hawkins, michael Shannon, Doug Jones, Richard Jenkins, Octavia Spenser, Michael Stuhlbarg.
Distribué par 20th Century Fox - 123 mn - Sortie le 21 Février 2018 - Note : 9/10

En pleine guerre froide, Elisa est une employée de ménage chargée de l’entretien d’un laboratoire expérimental ultra-secret. Sa timidité étant accentuée par sa surdité, elle n’a pour seule amie qu’une collègue avec qui elle partage toutes ses réflexions. Un jour, un mystérieux container rempli d’eau est amené entre les murs. En passant à côté, Sally entend des bruits étranges. Et en s’approchant, elle découvre qu’il héberge une créature hybride, mi-homme, mi-poisson. Très vite entre ces deux reclus, une relation va s’installer, faite de signes et d’attentions, de communications qu’eux seuls peuvent partager. Mais en parallèle, la créature est l’objet de la haine de ses geôliers, et pour Sally, la situation va devenir insupportable d’autant plus qu’un amour entre elle et la créature se développe de plus en plus…
Et il s’agit du nouveau film de Guillermo Del Toro, qu’on ne présente plus, un des cinéastes les plus brillants du 7ème Art, un des plus respectés, un des plus aimés, un des plus imaginatifs, un des plus surprenants. Et « La forme de l’eau » contient tous ces superlatifs. L’histoire est clairement inspirée par « L’étrange créature du lac noir », classique des années 50, recélant un des plus beaux « monstres » du cinéma, une des créatures préférées du cinéaste mexicain. Lequel s’est donc emparé ici du thème, l’a ré-actualisé tout en le situant 60 ans en arrière, pour pouvoir justifier de la découverte de cet hybride, élément qui serait quasiment impossible à ne pas découvrir aujourd’hui sur cette planète au vu de nos technologies. Là-dessus se greffe la magie Del Toro, à savoir son regard si pur et émouvant sur le merveilleux, le fantastique, et l’amour. Sally Hawkins est l’héroïne parfaite, mélange de simplicité naïve et innocente, renforcé par son handicap, et qui trouve en la créature son pendant masculin avec qui un amour si immaculé peut naitre. Laquelle créature est bien entendu une des autres plus belles réussites de ce film définitivement hors normes, mais qui pourtant s’avère plus faible quand il s’agit de mélanger l’époque via l’épisode de la guerre froide au merveilleux du fantastique ici relaté. Un petit détail qui n’altère en rien la force majeure de cette œuvre, une des plus belles belles de Guillermo del Toro, une des plus parfaites, et certainement celle qui va lui apporter le plus de consécration, rétablissant ainsi certaines injustices dont cette honteuse absence lors de la présentation du « Labyrinthe de Pan » au Festival de Cannes. Le palmarès relatif à « La forme de l’eau » a commencé en récoltant tout simplement au dernier Festival de Venise le Lion d’Or. Suivront les Bafta – Récompenses du cinéma britannique – et surtout le 4 mars prochain les Oscars, pour lequel le film est en compétition avec 13 nominations.

Stéphane THIELLEMENT

Les interviews par Marc Sessego de Guillermo del Toro et de toute l’équipe du film dans sfmag No 99 en kiosques jusqu’au 25 avril 2018. Voici le programme jusque là :
www.sfmag.net/une.php

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato :
123 ans de cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019



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