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  Sommaire - Films -  S - Z -  The Greatest Showman (Id.)

"The Greatest Showman (Id.)" de Michael Gracey

 

Scénario : Jenny Bicks & Bill Condon
Avec : Hugh Jackman, Michelle Williams, Zendaya, Zac Efron, Rebecca Ferguson
Distribué par 20th Century Fox - 104 mn - Sortie le 24 Janvier 2018 - Note 9 /10

Mesdames, Messieurs, voici l’histoire – revue, romancée, améliorée, mais respectueuse de la réalité – de P.T. Barnum, un homme qui voua sa vie aux spectacles, au cirque dans toute sa démesure, une vie riche sans se vautrer dans la richesse, riche de rencontres, d’émerveillements de toutes sortes, de respect, d’aventures, une vie de visionnaire comme cela arrive parfois…
Dans la seconde partie du 19ème siècle, le cirque de P.T. Barnum fait partie des plus grandes heures de cet art, mais autant Ringling – un autre mogul dans le métier, à la même époque également - réussit à faire fortune à millions, autant Barnum faisait plus passer sa passion devant les bénéfices et autres sources de revenus. Sa démesure inspira la vie du cirque dans un des plus grands films des années 50, « Sous le plus grand chapiteau du monde » avec Charlton Heston. Aujourd’hui, « The Greatest Showman » retrace plus le parcours et les envies hors-normes et avant-gardistes de ce géant du spectacle. Alors oui, avec son lot de chansons, il s’agit bien d’une comédie musicale mais pas comme du Baz Luhrman, ou pire, comme du Rob Marshall, mais un film dont l’histoire intègre des numéros musicaux ayant leur place dans l’action de ce fabuleux spectacle. Car oui, malgré une crainte en voyant un nom au générique, « The Greatest Showman » est une pure merveille, moderne, enlevée, qui nous entraine à vivre une vie et ce sans aucun temps mort, en compagnie d’acteurs complètement voués à leurs rôles, le tout servi par une mise en scène… Aérienne, originale, et qui contribue largement à la réussite du film. Et pourtant, au scénario, on trouve Bill Condon, qui a retravaillé certains aspects. Alors Condon, autant à ses débuts, il était à suivre et ce depuis son premier superbe film, fantastique et gothique, situé dans les bayous de Louisiane, « Sister, sister ». Puis il signa la suite très honorable de « Candyman » avant de livrer son chef-d’œuvre, « Gods and monster » sur les derniers jours de James Whale et l’incidence de son univers fantastique sur sa vie. Au milieu de tout ça, des téléfilms de bonne facture, et puis un jour, il se dirigea vers les grosses productions, des comédies musicales, les suites de « Twilight » et gagna le pompon d’or avec l’insupportable et abominable dernière version de « La Belle et la Bête ». Oui, ça refroidit, hein ? Donc en voyant son nom au scénario de « The Greatest Showman », une légère crainte peut se ressentir. Sauf que… Sauf que, comme dans beaucoup de cas, il y a l’apport des autres et en l’occurrence, de Michael Gracey qui signe ici sa première réalisation, et qui transforme le plomb en or, aidé encore une fois par des acteurs inspirés, dont un Hugh Jackman littéralement possédé par ce rôle. Et il y a tous les autres aspects de cette histoire, avec la parade des « monstres » - exhibitions très prisées à l’époque -, la découverte de talents extraordinaires qui pourrait tout détruire, des éléments d’un scénario qui enrichissent l’ensemble au-delà de ce qu’on pouvait croire. Et enfin, l’aspect comédie musicale s’avère inédit, moderne, grandiose – l’ouverture et le final du film sont des moments géniaux et magiques ! -, achevant de faire de ce « Greatest Showman » un grand film qu’on n’attendait pas, un spectacle aussi superbe pour le spectateur que le furent les représentations du cirque Barnum pour le public de l’époque, un voyage dans le passé mais traité avec intelligence, talent, inspiration, folie, émotion, et tellement plus encore. Alors Mesdames, Messieurs… Que le spectacle commence !

Stéphane THIELLEMENT

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato :
123 ans de cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019



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