SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No111
110
2
3
 
a
v
r
i
l
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis   P. Dagon-A. Pelosato  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - Films -  S - Z -  Un Mariage de princesse


"Un Mariage de princesse" de Garry Marshall

 

(PRINCESS DIARIES 2 : THE ROYAL ENGAGEMENT)

Vous vous souvenez sans doute de l’étonnant succès que fut, en 2001, pour le Studio Disney "The princess Diaries" : film adapté d’une série de Meg Cabot au sujet d’une maladroite et gauche teenager vivant à San Francisco et qui découvrait qu’elle était l’héritière directe et légitime du trône de Genovia.

Romantique, amusant, charmant..... tels sont les qualificatifs que l’on pourrait attribuer à "Princess Diaries 2 : The royal engagement" Il a le même charme, humour et sens du comique que le premier mais romance et fantaisie y sont mieux exploitées...

Nous y retrouvons certains des caractères du numéro 1, ainsi la meilleure amie de Mia Lilly (Heather Matarazzo), la maman de Mia (Caroline Goodall) et surtout Joe (Hector Elizondo) ; et de nouveau caractères font leur apparition avec en particulier le retors et rusé vicomte Mabrey joué par John Rhys Davies.

Ce second volet nous montre maintenant comment la jeune Princesse Mia (Anne Hathaway) manage son futur destin de reine de ce petit royaume situé en Europe, sans doute entre l’Italie et la Suisse avec quelques réminiscences du Liechtenstein.

5 ans ont passé et Mia vient d’obtenir son diplôme de fin d’études et est en route pour Genovia, le royaume où règne sa grand-mère la reine Clarisse (Julie Andrews). Elle doit fêter sont 21eme anniversaire dans quelques jours et la reine Clarisse lui cédera la couronne la faisant lui succéder. Malheureusement, elles découvrent que les lois de Genovia stipulent qu’une femme ne peut régner à moins d’etre mariée au moment de son couronnement. Mia doit donc trouver un mari en.... quelques jours !

Pour compliquer le tout l’affreux Vicomte Mabrey, devant le Parlement, assure que son neveu Nicholas (Chris Pine) est le légitime héritier au trône....

Et c’est ainsi que Mia va se trouver coincée entre 2 prétendants complètement différents : Le Prince Andrew et Nicholas (joués par 2 superbes acteurs : Callum Blue et Chris Pine) et le dilemme que représente pour elle son devoir et... l’amour : Elle donne son accord pour épouser Andrew mais tombe amoureuse du mauvais garçon qu’est Nicholas qui conspire contre elle.

Comme il s’agit d’un joli conte tout se terminera très bien pour notre mignonne princesse.

Résolument pour les petites filles entre 6 et 10 ans, ce film présente tout ce qui peut émerveiller nos petits anges : superbes châteaux, splendides bijoux et couronnes, somptueuses et multiples robes et costumes tous plus beaux les uns que les autres, sans oublier les 2 princes charmants qui valent le détours (Chris Pine est une admirable combinaison de Casper Van Dien [Starship Troopers] et Brad Pitt jeune) et une héroïne qui d’une petite chenille devient un magnifique papillon !

Entourées par une pléiade d’acteurs confirmés tels John Rhys Davies ou Hector Elizondo, Julie Andrews en reine Clarisse est à elle seule la grâce et l’élégance et il est agréable de l’entendre chanter encore une fois bien que ce passage soit des plus court et Anne Hathaway en Princesse Mia nous montre sa maladresse et vulnérabilité mais aussi sa confiante beauté : Elle imprègne ce rôle de son juvénile talent.

On retrouve à la direction Garry Marshall dont le plus gros succès restera certainement "Pretty Woman" (Julia Roberts/Richard Gere,1990,ndlr). Marshall a la particularité de faire des comédies douces, amusantes parfois graves mais qui portent bien le nom de film de famille et "Princess Diaries" entre tout à fait dans ce contexte car même en abordant des sujets parfois délicats, il mène le tout tambour battant pour rester sobre et ouvert à tout les spectateurs. Ce n’est pas non plus de la grande mise en scène mais juste ce qu’il faut pour divertir un très large public essentiellement familial et l’on sent bien que tout le monde participe de très bon coeur à ses films. Ils sont toujours intéressants, tristes parfois (Raising Helen son dernier en est le parfait exemple avec une bande annonce au sujet triste mais pleine de punch et très amusante) mais sont toujours menés avec finesse et élégance et l’on y rit toujours de bon coeur. Marshall est aussi un fin connaisseur de la psychologie humaine et définit toujours bien ses personnages auxquels tout le monde peut s’identifier, même un très jeune public.

Comme à l’accoutumée Marshall retrouve la quasi identique équipe avec laquelle il a l’habitude de travailler, (même directeur photo, etc. ..) ce qui fait que l’on sait à quoi l’on peut s’attendre : Bon script, histoire sympathique, bref un très bon moment en salles sans vulgarités, sans explosions ou coups de feu et l’on peut comprendre qu’en nos temps quelque peu difficile c’est ce que le divertissement familial a de mieux à offrir.

Le label Marshall est devenu un synonyme d’amusement et de qualité.

Andrée Cormier.



Retour au sommaire