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  Sommaire - Films -  A - F -  Dans le Noir (Lights Out)


"Dans le Noir (Lights Out)" de David F. Sandbergh

 

Scénario : Eric Heisserer, d’après le court-métrage « Lights Out » de David F. Sandbergh
Avec : Teresa Palmer, Gabriel Bateman, Billy Burke et Maria Bello.
Distribué par Warner Bros. France
80 mn - Sortie le 24 Août 2016 - Note : 4/10

Et hop là, James Wan marqué en gros sur l’affiche de ce petit film d’épouvante, James Wan devenu le nouveau maitre du genre – n’en déplaise à certains, le gars est vraiment doué, son « Conjuring 2 » le confirme définitivement ! -, James Wan qui produit de pâles copies de ses œuvres, pour ramasser un pactole (« Annabelle », vraiment pas terrible, et pourtant, 256 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget quarante fois moindre !!!) comme le prouve ce « Dans le noir » (titre français de « Lights Out » et non pas de « In the dark » qui lui est le titre français de « Don’t breathe » qui sort en Septembre et qui risque de renouveler le genre…, mais sinon, la valse des titres, hein, ça vaut son pesant de cacahuètes parfois !) au budget de 4,5 millions de dollars, et qui en a déjà rapporté 25 fois plus. Et sinon, gros sous à part, « Dans le noir » ?...
Depuis quelques nuits, Martin semble voir une forme féminine terrifiante dans les ombres qui l’entourent. Quand il en parle à Rebecca, sa grande sœur, celle-ci comprend que ce qui l’a effrayé elle, plus jeune, s’en prend aujourd’hui à Martin. Décidant une fois pour toutes d’affronter ses terreurs, Rebecca comprend que la source de ce mal est lié à sa mère, enfermée longtemps en maison de repos, aujourd’hui confinée chez elle. Et ce que va découvrir Rebecca est au-delà de toute forme de raison.
D’accord, il faut savoir amener le suspense mais c’est surévaluer une histoire qui ne va pas très loin au final. Si le mal qui damne Sophie, la maman de Rebecca (et Maria Bello constitue le meilleur du jeu d’acteurs du film en maman complètement « maudite »), remonte à son enfance à elle, les raisons qui la font s’attaquer aux uns et aux autres, liens de sang oblige mais pas pour tous, n’arrivent jamais à convaincre. La faute à un scénario pas assez fouillé sur chaque personnage, pas assez rigoureux, préférant s’arrêter aux scènes-chocs – dont certaines sont plutôt réussies, on est loin du médiocre « Annabelle », c’est déjà ça ! – et du coup, délaissant les personnages qui ne nous transmettent rien d’inquiétant les concernant. Sauf encore une fois, Maria Bello qui elle, par son simple jeu, bien plus ambigu et surprenant que l’ensemble de tous les autres, rehausse l’ensemble. Donc, d’accord, les ombres cachent les pires peurs mais encore fait-il savoir les partager avec les vivants d’une histoire pour en ressentir un malaise omniprésent et non pas seulement aux sursauts logiques de toute bonne histoire du genre. Certes, James Wan a produit, mais c’est d’abord un film signé par David F. Sandbergh qui avait peut-être réussi son court-métrage mais sur une durée plus étirée, ça tient beaucoup plus difficilement la route sans vraie maitrise, comme c’est le cas ici.

Stéphane THIELLEMENT

Dans Sfmag papier No 93 sortie EN KIOSQUE début septembre 2016, lire les interviews du réalisateur David F. Sandberg et de la comédienne Teresa Palmer par Marc Sessego.

Lire 2800 chroniques de films dans le livre d’Alain Pelosato :
123 ans de cinéma fantastique et de SF : Essais et données pour une histoire du cinéma fantastique 1895-2019



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