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  Sommaire - Films -  Infos -  Spock est mort ! L’annonce vient de tomber, et personne n’y croit.

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Spock est mort ! L’annonce vient de tomber, et personne n’y croit.

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Né le 26 mars 1938 à Boston, dans le Massachussetts, il s’est éteint le 27 février 2015 à Los Angeles.

Leonard Nimoy est issu d’une famille de juifs orthodoxes originaires d’une petite ville d’Ukraine, Iziaslav. Max, son père, était barbier. Dora, sa mère(née Spinner), était femme au foyer. Après son arrivée en Amérique sans un sou en poche il suivit quelques cours d’art dramatique avant d’embrasser avec le succès que l’on sait des rôles dans des séries aussi cultes que La Quatrième Dimension, Au-delà du réel, Perry Mason, Bonanza, Mission Impossible, Rawhide, La grande Caravane, les Incorruptibles.

Puis, un beau jour de l’année 1966, un certain Gene Rodenburry était à la recherche d’un extraterrestre scientifique assez charismatique pour lancer une nouvelle franchise de science-fiction : Star-Trek. On voulut un ET à la peau rouge, mais le racisme de l’époque ne le permettait pas encore. Puis on voulut un ET à la peau verte ; On opta enfin pour un Vulcain avec des oreilles en pointe. Et un mythe était né. Durant trois saisons, soit de l’année 1966 à l’année 1969, Leonard Nimoy/Spock donna la réplique à un certain Capitaine Kirk (William Shatner), avec lequel il entretint une très longue amitié à la télé et dans la vie.

Nous retiendrons de cet acteur mémorable, humain et d’une très grande humanité, son humour pince-sans-rire (on attend toujours une traduction de son triptyque "Im spock, i’m not Spock, etc...) mais aussi et surtout cette faconde avec laquelle il interpréta cet extraterrestre comme la plus grande métaphore sur la différence, l’autre, l’étranger, le migrant juif, le noir, le chinois, l’exclus, tous ceux qui ont fait cette Amérique. Malgré son époque encore raciste, Star Trek demeure LE feuilleton qui en premier propulsa dans les étoiles des individus aux origines différentes, à la poursuite d’un bien commun. Car cet Entreprise, souvent raillé, jamais compris, incarne peut-être à rebours ce rêve le plus juste et le plus vrai d’une humanité qui un jour dans le futur saura avancer d’un seul bloc.

Spock n’est pas mort, il n’a fait que se réincarner.

Mais il faudra un certain temps avant que l’équipage de l’Enterprise ne retrouve la planète où il a pu échouer.

Merci à toi pour toutes ces aventures colorées avec deux bouts de ficelles, un fer à repasser et des collants, ces accessoires simples mais authentiques et sincères, qui un beau jour sont devenus le rêve Star-Trek.

Emmanuel Collot





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