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  Sommaire - Films -  S - Z -  White God


"White God" de Kornel Mundruczo

 

Scénaristes : Kata Weber, Kornel Mundruczo & Viktoria Petranyi
Avec : Zsofia Psotta, Sandor Zsoter, Lili Monori
Distribué par Pyramide
119 mn - Sortie le 3 Décembre 2014 - Note : 6/10

D’accord, dans l’ensemble, le cinéma des pays de l’Est n’est pas celui qui nous fait le plus chavirer. Mais depuis quelques années, cela tendrait à changer. La Scandinavie - tous pays confondus - a déjà prouvé la richesse de ses représentants du 7ème Art. Et aujourd’hui, la Hongrie nous le prouve avec une œuvre certes loin d’être parfaite mais néanmoins assez innovatrice, osée, intelligente et enfin surprenante. Il s’agit de « White God »...

Sa mère partant en vacances avec son compagnon en Australie et ne pouvant l’emmener, Lili se retrouve donc pour trois mois chez son père avec son chien Hagen. Mais les choses ont changé : seuls les chiens de race sont acceptés en ville, les bâtards sont chassés et mis en fourrière. Le père de Lili abandonne Hagen. Folle de chagrin, la jeune adolescente ne cesse de partir à la recherche de son ami. Dans le même temps, Hagen va faire les pires rencontres de sa vie, et découvrir ainsi la cruauté de l’animal le plus intelligent de la planète, l’homme. Parvenant à s’échapper, le corniaud s’allie à d’autres chiens avant d’être rattrapé par la fourrière. Mais le brave Hagen est devenu redoutable : avec ses autres compagnons de fortune, il attaque ses geôliers, s’enfuit de nouveau et à la tête d’une meute de plusieurs centaines de chiens, il va semer la panique dans la ville. Seule Lili pourra peut-être parvenir à faire revenir la paix entre les hommes et leur plus fidèle ami...

Fable contemporaine en même temps qu’un regard porté sur l’actuelle Hongrie, « White God » arrive néanmoins à trouver sa force par cet incroyable postulat de centaines de chiens lâchés dans les rues de Budapest. Soit le dernier tiers du film. Auparavant, on aura donc droit à un film très « cinéma de l’Est », toujours aussi triste, pessimiste, réaliste donc pour ceux qui le construisent ainsi. Le tout combiné à un regard porté sur ceux qui vivent ce quotidien, au travers du regard d’un chien, innocente victime de la cruauté des hommes, et de son amie, la seule du genre humain, jeune adolescente perdue dans la séparation de ses parents, entre une mère qui préfère les plages d’Australie (faut dire aussi que c’est un peu plus « gai » que la grisaille locale...) et un père qui vit limite comme un ermite. Rien de bien époustouflant dans ces portraits, ni de très marquant. Seules les scènes avec les chiens arrivent à sortir le film de son carcan. Après, une fois la surprise passée et le semblant d’apocalypse (même si on est trèèèèès loin de « Demain les chiens... ») retombé, la fable prendra le dessus avec une variante du joueur de flûte de Hamelin. Tout cela est ambitieux, mais reste du niveau d’un cinéma qui a quand même beaucoup de mal à sortir de certains conformismes typiques de ses origines.

Stéphane THIELLEMENT

Tout sur le film

"White God"

dans le sfmag No 84 de juin 2014 disponible en numérique sur le site :

http://www.madeinpresse.fr/science-fiction-magazine-n84-696715.html

Chronique, interview du réalisateur !

A télécharger pour 3,9 euros



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