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  Sommaire - Films -  S - Z -  The November Man (Id.)


"The November Man (Id.) " de Roger Donaldson

 

Scénario : Michael Finch et Karl Gajdusek, d’après le roman de Bill Granger
Avec : Pierce Brosnan, Luke Bracey, Olga Kurylenko, Bill Smitrovich, Will Patton
Distribué par Paramount Pictures France
108 mn - Sortie le 29 Octobre 2014 - Note : 6/10
Une bande annonce efficace, le retour d’un acteur sous-estimé, pourtant excellent en James Bond ou en Thomas Crown, et aux commandes du film, un cinéaste australien devenu connu avec sa version du « Bounty », dont le titre de noblesse est un polar noir qui fit aussi énormément de bien à son acteur principal Jason Statham, à savoir « Braquage à l’anglaise », et qui avait déjà travaillé avec Brosnan sur le plutôt efficace « Pic de Dante ». Bref, « The November Man » faisait grave envie...

Peter Devereaux (Brosnan, excellent) est un ex-espion chargé en son temps des basses besognes pour lesquelles il était un des meilleurs. Il avait même formé un élève qui fut la cause de sa démission. Aujourd’hui, Devereaux vit tranquille en Suisse mais son passé revient en force. Son ancien responsable le recrute pour une ultime mission qu’il serait seul à pouvoir mener à terme. Acceptant le job, Devereaux va vite se retrouver mêlé à une affaire criminelle bien plus vaste et retorse que prévue, au point de devenir une cible à son tour lorsqu’il décidera de prendre en charge la protection d’un témoin-clef. Et pour l’éliminer, on met à ses trousses son ancien élève. Celui qu’on surnommait « November Man » va devoir retrouver ses vieux réflexes et autres dons meurtriers pour sauver sa peau, et celle de sa protégée.

Pendant une bonne heure, on y croit, tout fait illusion, Brosnan impressionne, le film se montre de plus très noir et violent, bref de l’espionnage « old school », sans gadgets, juste avec les aptitudes physiques d’armes fatales humaines telles que Devereaux et ses semblables. Mais une fois que le complot se dévoile, les scénaristes perdent pied, accumulant des ellipses aussi vastes qu’un grand canyon, s’emmêlant les pinceaux dans des retournements de situations et autres mises en place si énormes que cela en devient grotesque, perdant donc ainsi toute crédibilité et donc tout ce qui faisait jusqu’à présent la force du film. Seul Pierce Brosnan maintient son cap, sauvant ainsi l’ensemble du pire à venir. Car à part lui, son élève (Luke Bracey, le gars qui remplace Keanu Reeves dans le remake de « Point Break »... Hé ben, ça donne pas vraiment envie...) suscite autant de menace qu’un cadet militaire, et Olga Kurylenko a déjà été bien mieux employée par ailleurs. Quant à Roger Donaldson, la fatigue l’a gagné sur la dernière partie, et il ne retrouvera jamais la verve et la hargne des deux premiers tiers du film. Et de ce fait, même si il s’agit ici du meilleur film de Brosnan depuis longtemps - ce qui pourrait le lancer sur d’autres projets similaires mais plus ambitieux -, « The November Man » ne marquera pas les annales du genre.

Stéphane THIELLEMENT



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