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  Sommaire - Films -  M - R -  Nos étoiles contraires (the fault in our stars)


"Nos étoiles contraires (the fault in our stars) " de Josh Boone

Avec : Shailene Woodley, Ansel Elgort, Nat Wolff, Willem Dafoe, Laura Dern, Sam Trammel

Note : 8/10

Adapté d’un roman de John Green, ce film raconte une histoire d’amour entre deux ados hors normes à l’humour ravageur et faisant fi des conventions qui se rencontrent lors d’un groupe de soutien aux malades atteint du cancer.

L’histoire : Depuis son enfance, Hazel (Shailene Woodley) a des problèmes respiratoires qui l’obligent à porter un tube à oxygène en permanence. Sur les conseils de sa mère (Laura Dern), elle participe à un groupe de soutien où elle fait la connaissance d’Augustus (Ansel Elgort) qui a perdu une jambe à cause d’un cancer. Charismatique et, sûr de lui, le jeune homme devient rapidement proche d’Hazel, lui montrant le bon côté des choses. Il arrive même à retrouver l’écrivain préféré de sa nouvelle amie, Peter Van Houten (Willem Dafoe), planifiant un voyage à Amsterdam pour le rencontrer. Leur amitié se transforme peu à peu en amour jusqu’au jour où la maladie revient les hanter...

Ce film est réussi car drôle et touchant. « Si l’on veut voir l’arc-en-ciel, il faut accepter la pluie. » mais n’oubliez pas d’emporter votre boite de mouchoirs, car si l’on rit, on pleure aussi beaucoup... il se dégage des personnages et de l’histoire elle-même une sincérité à laquelle il est difficile de rester indifférent et l’on ne peut qu’éprouver de l’empathie pour les bonheurs et malheurs du jeune couple. Il nous montre que même dans la souffrance, la maladie ou la vie la plus désolée qui soit ce sentiment qui relie les hommes (les trois « A ») existe bel et bien que ce soit « l’Amour familial », « l’Amour avec un grand A » ou « l’Amitié » car il ne faut pas oublier leur copain Isaac (Nat Woolf) à qui l’on vient d’enlever le deuxième œil, et qui pourtant déborde d’humour même avec ses lunettes noires... Malgré sa maladie et ses peines de cœur il nous fera rire lorsqu’il se venge de son ex petite amie qui l’a quitté.

Hélas, on devine d’ores et déjà que la fin de cette belle histoire n’aura pas, comme dans les contes de fées, une fin heureuse : « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »... La mort et là qui guette et « elle ne manque jamais un rendez-vous. »

Josh Boone signe ici son deuxième film avec succès et il réussit (ce qui n’était pas facile) à faire un film à la hauteur du roman... Il a su parler avec subtilité d’un sujet difficile, le destin tragique d’enfants malades d’un cancer. On accepte plus difficilement la mort lorsqu’il s’agit de très jeunes personnes.
Au casting, pour les trois rôles principaux, nous retrouvons Shailene Woodley (La révélation féminine de cette année 2014), Ansel Elgort (ils étaient frères et sœurs dans « Divergente ») et Nat Wolff dans le rôle d’Isaac.
A 22 ans, Shalaine Woodley montre tous les prémices d’une star. Quant à Ansel Elgort 20 ans, avec sa belle frimousse il me fait penser à Johnny Hallyday à ses débuts. Une très belle carrière les attend et ils le méritent. N’oublions pas Laura Dern et Willem Dafoe dont le professionnalisme n’est plus à démontrer

Tourné en Pennsylvanie et à Amsterdam nous pouvons voir de très belles images des canaux et de la maison d’Anne Franck, musée sur les bords du Prinsengracht, l’un des principaux canal de la ville.

Très proche du « Love Story » de 1970 (auquel je n’ai pu m’empêcher de penser), j’ajouterai que le titre original « The Fault in our Stars » a été tiré de la pièce de Shakespeare où Jules César dit à Brutus : « La faute cher Brutus n’est pas en nos étoiles mais en nous- même » (Acte 1 Scène 2)...
Au final : Avec beaucoup d’émotion, ce film nous fait prendre conscience que la vie est ô combien précieuse !

Andrée Cormier



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