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  Sommaire - Films -  M - R -  Nos pires voisins (Neighbors)


"Nos pires voisins (Neighbors) " de Nicholas Stoller

 

Scénariste : Andrew Jay Cohen & Brendan O’Brien
Avec : Seth rogen, Zac Efron, Rose Byrne, Christopher Mintz-Plasse, Dave Franco
Distribué par Universal Pictures International France
96 mn - Sortie le 6 Août 2014 - Note : 1/10

D’accord, la comédie américaine actuelle nous a donné parfois leur équivalent de nos « Trois frères » et autres débilités bien de chez nous qui prouvent que chaque pays a son propre humour. En même temps, chaque pays peut aussi livrer des comédies plus subtiles, fines, intelligentes, drôles que tout ça, comme « Intouchables » chez nous, et chez l’oncle Sam, le premier « Very bad trip » - on oublie vite les deux séquelles... - , et passé inaperçu mais pourtant très drôle voir même touchant, « Bébé mode d’emploi » - dont on préfèrera le titre original, à savoir « Life as we know it ». Tout ça pour dire que quand les ricains s’y mettent, ils peuvent donc accoucher du pire comme du meilleur. Plus souvent du pire, comme chez nous. Et dans le genre, « Nos pires voisins » porte bien son titre.
Mac et Kelly sont les jeunes parents d’une adorable petite Stella, nouvellement arrivée sur cette planète, et vivent dans une cool petite banlieue où tout est calme. Jusqu’au jour où vient s’installer à côté une confrérie étudiante menée par Teddy, play-boy par excellence, doublé de fêtard extrême, qui n’en a rien à faire du dérangement qu’il peut susciter. Pour Mac et Kelly, la riposte va passer par tous les niveaux, de la diplomatie à la guerre ouverte en passant par la naissance forcée mais finalement sincère d’une amitié entre un ado qui refuse de grandir et d’un adulte qui a oublié de grandir.
C’est du niveau d’un « American pie » conjugué aux pires comédies d’Adam Sandler, le tout baignant dans une fausse décontraction plus proche d’une forme de morale maladroitement imposée. Que la vulgarité soit le mètre-étalon des dialogues, pourquoi pas, mais on l’a vu en mille fois mieux ailleurs. Mais le problème de « Nos pires voisins » réside surtout en des acteurs et un scénario qui se veulent comiques et drôles mais qui alignent inversement l’ennui le plus total face à des répliques de neuneus et à des situations que même des gamins de cours préparatoire arriveraient à rendre plus vivants ! Soyons honnêtes : Seth Rogen prend le même chemin qu’un Vince Vaughn, à savoir qu’il se croit drôle à hurler de rire mais qu’il est surtout pathétique, lamentable, exécrable. On passera vite sur l’ensemble des gags potache liés à la vie estudiantine locale - l’adolescence est une période aussi dégénérée que ça ? - pour dresser un constat affligeant de ce qui a quand même cassé la baraque outre-Atlantique avec des recettes mondiales de plus de deux cent cinquante millions de dollars, dont cent cinquante rien qu’aux States, pour un budget de moins de vingt millions !!! Bon, il reste un et un seul gag à sauver, celui lié aux air-bags. C’est inédit, surprenant, et l’effet fous-rires est garanti. Pour le reste, « Nos pires voisins » n’est rien d’autre qu’une comédie ratée, pas drôle, ce qui peut à juste titre s’appeler un supplice.

Stéphane THIELLEMENT



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