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Ray Harryhausen, le pape de l’animation image par image (1920-2013) est décédé

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Le pape de l’animation image par image, Ray Harryhausen s’est éteint le 7 Mai 2013 à l’âge respectable de 92 ans.

Certains se souviennent qu’avant le tout numérique, les grosses productions avaient besoin de spécialistes en effets spéciaux qui savaient manier la glaise plutôt que le clavier.

Né en 1920 à Los Angeles de descendance allemande, Ray Harryhausen, a eu une révolution quand il a vu "King Kong" en salles à l’âge de 13 ans. Fasciné par le travail du pionnier en animation image par image Willis O’Brien responsable du travail d’animation sur "King Kong", il commence alors à faire ses propres essais. Il rencontrera O’Brien par l’intermédiaire d’un ami, mais celui-ci lui conseillera de suivre des cours de sculpture et d’art graphique.

Il rencontrera dans ses jeunes années un jeune aspirant écrivain, un autre Ray dont le nom est Bradbury, avec qui il liera une amitié profonde.

Pendant la seconde guerre mondiale, Ray Harryhausen aura l’opportunité d’intégrer une division spéciale sous les ordres d’un certain... Frank Capra.

Après la guerre, Ray rêve d’adapter "la guerre des mondes" de HG Wells, mais il fera sa première percée professionnelle en tant qu’assistant aux cotés de Willis O’Brien sur "Mighty Joe Young" (1949), une sorte de suite au premier King Kong. Le film remporte l’Oscar des meilleurs effets spéciaux, mais sera un échec public, reléguant une potentielle suite (Joe Meets Tarzan !!) aux oubliettes.

C’est en 1953 que Ray Harryhausen figure pour la première fois sur le générique d’un film en tant que responsable des effets visuels. Le film "The Beast from 20,000 Fathoms", adapté d’une nouvelle de... Ray Bradbury, est un beau succès public et lance véritablement sa carrière.

Globalement les années 50 vont être fastueuses pour Ray, qui s’alliera avec le producteur Charles H. Schneer, sur des films de monstre comme "It came beneath the sea" (1955), des films de SF comme "Earth vs. the Flying Saucers" (1956) et " 20 Million Miles to Earth" (1957) ou encore le documentaire "The Animal World" (1956).

C’est en 1958 que sort le film référence du stop motion "The 7th Voyage of Sinbad" dont plusieurs séquences sont devenues légendaires. C’est sur ce film que le terme "Dynamation" qui regroupe les techniques de combinaison des prises de vue réelle et de miniatures élaborées par Harryhausen. Ce film restera son chef d’oeuvre avec "Jason and the Argonauts" (1963).

Mais pendant les années 60, Harryhausen ne va pas chômer non plus : "The Three worlds of Gulliver" (1930), "Mysterious Island" (1960) ou encore "First men on the moon" (1964). Il travaillera également avec le studio anglais Hammer sur "One million years BC" (1966).

Les années 70 le voient revenir à Sinbad avec "The Golden Voyage of Sinbad" (1973) et Sinbad and the Eye of the Tiger (1977). En 1981, la MGM lui permettra de travailler sur son plus gros budget : "Clash of the titans" (1981). Mais ce sera le chant du cygne pour Harryhausen. L’évolution des technologies d’effets spéciaux, et son éloignement d’Hollywood (il s’installe à Londres) le tiendront à l’écart du grand écran.

Ray Harryhausen restera à jamais une figure mythique du cinéma hollywoodien qui a marqué des générations de spectateurs et de professionnels du cinéma.

Nicolas Botti





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