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  Sommaire - Films -  A - F -  OBLIVION (Id.)


"OBLIVION (Id.) " de Joseph Kosinski

 

Réal. & scénariste : Joseph Kosinski
Scénaristes : Joseph Kosinski & Karl Gajdusek & Michael Arndt, d’après le comic-book de Joseph Kosinski & Arvid Nelson
Avec : Tom Cruise, Morgan Freeman, Olga Kurylenko, Andrea Riseborough, Nicolaj Coster-Waldau.
Distribué par Universal Pictures International

Note : 8/10

Il s’appelle Jack Harper. En cette année 2077, accompagnée de son associé Vica, il quitte chaque matin cet appartement hyper-sophistiqué pour aller réparer les drones défaillant dans son périmètre. Ces drones assurent le bon fonctionnement d’immenses machines pompant les océans, afin de transporter vers des bases stellaires refuges des derniers survivants de l’humanité les énergies nécessaires. Car soixante ans plus tôt, la Terre fut attaquée par une force extra-terrestre qui ne put être détruite que par les puissances nucléaires, réduisant en même temps notre planète à un champ de bataille ravagé, radioactif, et qui causa l’extinction de notre race. Pourtant, parfois, Harper a d curieuses réminiscences d’images d’une autre époque. Et il a même à l’insu des hautes autorités le gouvernant, recréé une sorte de havre de paix dans une des rares zones non irradiées de la planète. Jusqu’au jour ou Harper va rencontrer des renégats saboteurs des drones, et découvrir en même temps une réalité toute autre de celle qu’il connait depuis si longtemps...
Un des films les plus attendus de l’année, aux premières images qui enflammèrent bien des imaginations, signé par le réalisateur de « Tron l’héritage » qui démontra des qualités techniques indéniables mais au détriment des scénaristiques. Et Tom Cruise, qui se la joue « Je suis une légende », mais dont on doit reconnaître qu’il porte le film sur ses épaules, un Tom Cruise revenu avec son très réussi « Mission Impossible : Ghost Protocol », qui confirma ce retour avec l’excellent « Jack Reacher », un Tom Cruise qui varie les genres et qui s’attaque ici à un pari : de la science-fiction de très haute qualité. Pari réussi en partie, à savoir que visuellement, techniquement, « Oblivion » est une merveille de toute beauté, une vraie tuerie, mais que sur un plan scénario, ce n’est pas vraiment l’histoire qui révolutionnera le genre. Pendant un tiers du film, on découvre peu à peu ce nouveau futur, désastreux, fataliste, dans lequel deux humains vivent pendant plusieurs mois isolés de tout et de tous pour surveiller et entretenir les outils des missions de survie de colonies situées en dehors d’une planète devenue un tombeau pour tout être vivant. La technologie les aide, ils s’en servent, on la découvre, et ce jusqu’à ce qu’Harper croise le chemin de ces renégats. Là, très vite, on plonge dans un autre ressort du scénario, celui de la découverte d’une vérité cachée, d’un secret qui va donner un autre sens à tout ce qu’on a découvert depuis le début. Sauf que... Sauf que du coup, bien des éléments ne tiennent plus la route, des lacunes commencent à apparaitre, des zones d’ombre, des petites incohérences qui ont tendance à annihiler la crédibilité du scénario, sa force, son impact. Il n’y a pas pire que ça dans un tel film. Les énumérer ne servira à rien, si ce n’est à gâcher une partie du plaisir du film. Car plaisir il y a, il y reste, et « Oblivion » conserve quand même une plus grande part de réussite, l’impression de faire un voyage ailleurs, en un autre temps, en d’autres lieux aux réminiscences connues. La fin confirmera les carences du scénario, mais en même temps, elle ne parviendra pas à faire dénigrer ce film qui, de par ses images, son envoûtante musique et certaines séquences purement splendides voir extraordinaires, conserve quand même une fascination qui va au-delà des faiblesses d’un scénario qui paradoxalement manque d’ambitions à certains niveaux.

Stéphane THIELLEMENT



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