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  Sommaire - Films -  S - Z -  Sinister (Id.)


"Sinister (Id.) " de Scott Derrickson

 

Réal. & scén. : Scott Derrickson
Co-scénariste : C. Robert Cargill
Avec : Ethan Hawke, Juliet Rylance, Fred Dalton Thompson, Clare Foley.
Distribué par Wild Bunch Distribution
110 mn
Sortie le 7 Novembre 2012

Note : 3/10.

Les petits films d’épouvante au budget de misère qui cartonnent, foisonnent en ce moment. Il y eut bien entendu l’abominable « Paranormal Activity » et ses non moins abominables séquelles, des produits un poil plus chers mais autrement efficaces et mieux réussis comme « Insidious ». Et aujourd’hui, il y a « Sinister ». Point commun à tous ces films : savoir terrifier, et faire sursauter le spectateur plus d’une fois durant la projection. Après, l’histoire n’est pas le plus important, selon certains... Heureusement que tout le monde ne pense pas ainsi.
Ellison Oswalt (Ethan Hawke) est un auteur de romans policiers qui s’est spécialisé dans le fait de s’inspirer d’évènements réels. Sauf que depuis quelques temps, l’inspiration vient à manquer. Il décide alors d’emmener sa famille dans une maison où eut lieu un drame effroyable : tous les occupants ont été retrouvés pendus à l’arbre centenaire de leur jardin, exception faite de la plus jeune des enfants, portée disparue. Cachant cette sinistre vérité à sa femme, Ellison commence alors à regrouper des informations, trouvant même dans le grenier un vieux projecteur et des films en 8 mm. En les regardant, Ellison découvre avec horreur d’autres meurtres de familles, filmés par un survivant manquant dans les victimes. Et il aperçoit alors une figure abominable cachée dans le décor, une sorte de masque grimaçant qui ne serait pas étranger à ces massacres. Mais en approfondissant ses recherches, Ellison va se rendre compte qu’il s’est fait prendre à un piège mortel et que la prochaine famille victime de cette malédiction n’est autre que la sienne.
On ne le dira jamais assez, mais un bon film d’épouvante digne de ce nom ne repose pas que sur ses effets-choc et ses scènes de terreur, mais d’abord et avant tout sur une bonne histoire et de ce fait, un scénario qui se tienne. « Sinister » pêche sur ce dernier point. Son « démon » qui kidnappe un enfant après que ce dernier a occis toute sa famille de façon la plus effroyable possible tombe déjà parfois dans le ridicule (le coup de la tondeuse à gazon, hein, là, difficile de garder son sérieux !...), avant de perdre toute force par son absence totale de logique et de crédibilité. Alors oui, il y a, à la base, une bonne histoire car utiliser le symbole de l’innocence comme outil de mort fait toujours son effet. Il y a aussi quelques scènes de pure terreur qui vous font dresser les cheveux sur la tête comme - et surtout - celle liée au fils d’Ellison qui a des crises de terreur nocturne simplement cauchemardesques dont une où on le voit s’extirper complètement tordu d’un carton. Et justement, quel est son intérêt dans l’histoire ? Aucun, strictement aucun. Et tout le film est à l’avenant, avec ce démon sorti d’une obscure religion, qui soudain se met à trucider des familles américaines, qui se casse bien les méninges pour savoir comment les tuer, qui a du temps à perdre avant de pouvoir emmener sa « proie ». Ce qui fait que « Sinister », en tant qu’outil de simples sursauts dans un fauteuil, vaut largement mieux que tous les « Paranormal activity » réunis, mais ceci excepté, il ne reste pas grand-chose pour réussir à faire mieux dans le même genre qu’un « Insidious » auquel on peut penser. En même temps, de la part de Scott Derrickson, celui qui fit « L’exorcisme d’Emily Rose » et surtout signa le remake de « Le jour où la Terre s’arrêta », allez savoir pourquoi, on était très sceptique. Aujourd’hui, on est définitivement convaincu de son manque flagrant de talent. Au moins un second bon point pour le film.

St. THIELLEMENT



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