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  Sommaire - TV -  Survol de quelques séries télé : Bit Lit, Super-héros et zombies

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Survol de quelques séries télé : Bit Lit, Super-héros et zombies

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True Blood - Saison 3

Vampires et Bit lit...

Il y a deux séries télé qui se sont engagées résolument dans ce genre qui décrit des intrigues assez violentes dans un monde où les vampires sont à visage découvert ainsi que d’autres « monstres » comme les loups-garous, les métamorphes, les fées, les sorcières, etc.

True Blood d’Alan Ball (créée en 2008)
4 saisons 48 épisodes à l’heure où j’écris ces lignes

Ici les vampires peuvent côtoyer les humains car on a découvert le moyen de synthétiser le sang, ce liquide merveilleux est appelé « True Blood »...
C’est bien ! Mais évidemment les vampires ne se satisfont pas de cet ersatz... Ils préfèrent le sang chaud qui coulent des artères de belles jeunes femmes, et faute de mieux, de n’importe quel humain....
De plus ces vampires sont de chauds lapins. Ça baise beaucoup dans cette série. D’ailleurs selon certains c’est ce cul qui est la base de son succès particulièrement chez les ados...
Moi j’y vois une espèce d’idéologie anti puritaine qui s’exprime clairement dans le générique que je trouve très amusant.
Il y a aussi une nouvelle drogue, le « V », le sang de vampire qui vous donne des effets époustouflants quand vous en prenez...
Il y a beaucoup de morts, le sang coule, les méchants deviennent gentils, et vice versa, parfois on le croit mais on est trompé par le scénariste...
Le personnage principal est Sookie Stackhouse, une petite jeune blondinette qui lit dans les pensées. Mais cet attribut ne prend que peu d’importance dans les intrigues qui s’imbriquent d’un épisode à l’autre. Elle a l’air angélique, mais ne vous y fiez pas, elle baise beaucoup aussi, et ne parlons pas de son frère Jason...
Toutes ces histoires sont inspirées de l’œuvre de Charlaine Harris : La communauté du sud publiée chez Pygmalion...

The Vampire Diaries de Kevin Williamson, Julie Plec (créée en 2009)
3 saisons 44 épisodes à l’heure où j’écris ces lignes

Kevin Williamson s’était spécialisé dans les films d’horreur dont l’intrigue se déroule sur les campus américains. Il développe ici cette aptitude en mettant en scène des vampires qui sont restés à l’âge ado qui vivent sur un campus...
Les vampires ici, sont facilement amoureux, ils peuvent vivre au soleil grâce à une bague et luttent contre leur diabolique nature...
Le passé les hante notamment avec Katrina, le sosie de l’héroïne principale, Elena Gilbert.
Cette dernière est amoureuse des deux frères vampires : Stefan et Damon Salvatore. Ah ! ces Italiens !
Il y a aussi des loups-garous, bien sûr, dont la morsure peut être mortelle pour un vampire.
Je trouve l’intrigue plus souple, plus élégante que dans True Blood...

Super-héros

Les 4400 de Scott Peters, René Echevarria (créée en 2004)
4 saisons 45 épisodes

Cette série a été arrêtée en 2007 brutalement, à cause de la grève des scénaristes.
Un jour, 4400 personnes disparues au cours du vingtième siècle, réapparaissent comme par enchantement... Elles ont conservé l’âge qu’elles avaient au moment où elles ont disparu...
Et, cerise sur le gâteau, elles ont des pouvoirs, des dons particuliers....
La série est centrée sur le service policier qui est chargé de suivre cette affaire, et notamment deux policiers du FBI : Tom Baldwin et Diana Skouris.
Cette série est très lovecraftienne !
Voici ce que j’en dis dans mon livre Lovecraft au cinéma...
Les deux premiers épisodes de la 2e saison mettent en avant des œuvres de Lovecraft (Les Montagnes hallucinées et Dans l’abîme du temps). La “Guest Star“ de l’intrigue n’est autre que Jeffrey Combs qui a joué Herbert West dans la série des films Re-animator ! Puis tout au long d’épisodes suivants, il se montre toujours avec une seringue pleine d’un liquide fluorescent, comme dans ces films justement !
La série laisse sur sa faim. L’acteur qui joue le rôle de Tom en fait trop. Les derniers épisodes (calqués sur L’affaire Charles Dexter Ward de Lovecraft) le voient passer de manière caricaturale d’une personnalité à une autre...

Heroes de Tim Kring (Créée en 2006, arrêtée en 2010)
4 saison 78 épisodes

Au début on est fasciné par les personnages et la manière dont ils découvrent leur pouvoir.
L’explication de ces pouvoirs tient à l’évolution selon Darwin, l’espèce humaine évolue...
Ces super-héros, souffrent de leurs pouvoirs. Certains en deviennent fou, psychopathes dangereux comme Sylar.
D’autres comme Hiro le Japonais, veulent l’utiliser pour sauver le monde car il a le pouvoir de changer l’espace-temps...
Puis, les scénaristes emmènent le spectateur dans un labyrinthe duquel il n’arrive plus à sortir. Les personnages sont nombreux et le destin de chacun d’entre eux est découpé en rondelles qui s’intercalent et on est vite perdu.
Il y a un certain sadisme du scénariste qui frise le manque de respect pour le spectateur.
Ces énormes pouvoirs permettent des faits incroyables desquels on ne peut pas s’en sortir. A chaque fois on se dit : « Ah ! là ils sont forts, comment vont-ils s’en sortir ? » Et à chaque fois on est déçu ! C’est trop facile, le méchant change d’avis, ou c’est le gentil qui a le plus de pouvoirs...
Les méchants deviennent gentils et vice versa... On perd tout point de repère.
Sylar meurt je ne sais combien de fois pour renaître à chaque fois. C’est exaspérant car on n’est pas surpris, après quelques épisodes on sait exactement ce qu’il va se passer !
Le seul personnage intéressant qui est bien travaillé est le seul qui n’est pas un Heroe » c’est Noah Bennet, l’agent de la compagnie qui enlève les Heroes...
La série est émaillée de voix off avec une philosophie de comptoir, utilise les procédés narratifs les plus éculés comme les gens qui écoutent aux portes, les personnages parlent beaucoup trop...
La dernière saison est centrée sur une fête foraine dans laquelle le leader rassemble petit à petit les heroes car leur proximité lui donne un pouvoir très fort. Il s’appelle Samuel.
Le personnage est une caricature. Il ne tient pas debout. La manière dont il manœuvre les gens est grossière. Les scénaristes sont des fainéants, ils ne font aucun effort pour respecter le spectateur...
Evidemment, cette saison, la fête foraine avec ses attractions et ses « monstres » se réfère à Freaks le film de Tod Browning (1932) mais ça ne suffit pas pour en faire aussi un chef-d’œuvre !

Zombies

The Walking Dead de Franck Darabont (2010)
2 saisons 19 épisodes

L’espèce humaine est quasiment disparue. Une épidémie de zombies a eu raison d’elle. Quelques survivants se regroupent et luttent pour survivre.
La série travaille sur les personnages dont la psychologie est bien cernée. Les rapports humains dans le groupe sont étudiés. Il y a bien une espèce de simplification, d’épuration du caractère de chacun mais c’est pour mieux le comprendre.
« Le monde a changé ! Déclare l’un d’eux...
-  Non ! Il n’a pas changé d’un poil, les faibles n’ont aucune chance. »
De plus il ne faut pas se fier aux apparences : les méchants ne sont pas toujours ceux qu’on croit.
La phénomène zombie est également bien traité. Ils ne disent pas seulement que c’est une maladie, ils le montrent.
« Il n’y a pas d’espoir ! »
Les sentiments sont très présents : « Ce sont des choses qui ne se font pas : entrer tout d’un coup sans prévenir dans la vie de quelqu’un, lui faire éprouver de l’affection et puis filer à l’anglaise ! »
Il y a une scène où le personnage principal voit une zombie qui n’a plus ses jambes. Il l’observe et la suit quand elle se traîne sur la pelouse du parc. Puis il la tue par commisération. Il y a une espèce de voyeurisme dans cette scène, mais aussi, un reste d’humanité...
Cette série est superbe, bien loin de tous les clichés sur les zombies...

Dead Set de Charlie Brooker (2009)
1 saison 5 épisodes

Dans Walking Dead, l’action se déroule dans la campagne et dans les villes. Il est difficile de progresser car les zombies sont toujours là.
Ici, on joue sur le thème de l’enfermement.
Des candidats d’une émission de téléréalité genre « le Loft » sont coincés dans le studio alors que dehors le monde se zombifie. Ils doivent faire face aux attaques des monstres affamés de chair humaine. De plus ils sont très rapides, très violents et impitoyables !
Moins fouillé, moins travaillé mais aussi terrifiant !

Alain Pelosato




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