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  Sommaire - DVD -  A - F -  Backdraft (Id.) - Edition Blu-ray (France)
"Backdraft (Id.) - Edition Blu-ray (France) "
de Ron Howard
 

Avec Kurt Russell, William Baldwin, Robert De Niro, Jennifer Jason Leigh, Scott Glen, Donald Sutherland, Rebecca DeMornay.
Universal Vidéo

L’avantage du Blu-ray, c’est de (re)découvrir certains films sous un « nouveau » jour, mais des films le méritant bien entendu, voir « Les bidasses en folie » ou « Fantomas » en Blu-ray n’apporte rien. Pourtant, « Fantomas » y a eu droit, comme quoi... Bref, on attend logiquement certains titres qui tardent à venir comme « Point Break » par exemple qui existait jusqu’à présent en Blu-ray mais zoné et... Qui vient de changer d’éditeur américain, et de ce fait, il sort dans deux mois chez Warner USA non zoné ! Les miracles existent. Bon, on s’égare, là, on s’égare. Donc tout ça pour dire que la réédition de certains films sur ce support est plus que bienvenue. Comme « Backdraft » dont le DVD français possédait une image au format 4/3, l’édition spéciale américaine sortie il y a quatre ans, remasterisée et en 16/9ème n’ayant jamais traversé l’Atlantique. Bien entendu, c’est cette dernière qui servit pour l’actuelle copie Blu-ray. Le résultat donne au film sa plus belle copie, même si certains plans (comme le final) semblent être passés au travers. Quant au film, ce n’est pas le chef-d’œuvre du siècle mais comme l’annonce Ron Howard en introduction, aujourd’hui au temps des CGI et autres effets spéciaux digitaux, « Backdraft » gagne une authenticité qui ne peut lui faire que du bien.
Fils d’un héroïque pompier, eux-mêmes devenus pompiers, les frères Stephen et Brian McCaffrey ont voué leur vie au combat contre le feu. Surtout Stephen, surnommé « Bull », pour qui son métier est toute sa vie, passant même devant sa famille, Brian le benjamin venant tout juste de réussir son concours d’entrée. Confrontés à des incendies criminels d’une rare violence et provoquant le phénomène du « backdraft » (retour de flammes suite à un appel d’air), les deux frères vont s’affronter, se redécouvrir, lutter contre l’héritage d’un passé qui a fait d’eux ce qu’ils sont.
Alors, en début de film donc, Ron Howard explique qu’à l’époque du tournage, les CGI en étaient à leurs balbutiements. Des tests furent opérés pour les effets spéciaux, mais les résultats furent si peu convaincants que la production opta définitivement pour des effets pyrotechniques réels, bien plus dangereux certes mais bien plus convaincants. Et on ne peut s’empêcher d’y penser lors des impressionnantes séquences d’incendies dans lesquelles les acteurs plongèrent durant le tournage. C’est là le point d’orgue du film, faire du feu un personnage maléfique et puissant, en plus d’éléments intéressants comme la vie privée de ces combattants du feu qui voue leur vie à leur métier. Par contre, tout ce qui concerne le complot des incendies criminels, et surtout le côté « Silence des agneaux » avec Donald Sutherland en Hannibal Lecter pyromane face à un William Baldwin (curieusement bon dans ce film, chose rare lui qui est si transparent habituellement...) en Clarice Sterling constituent les vrais (gros) points faibles d’un film autrement passionnant à suivre, car différent et datant déjà d’une autre époque quant à ses conditions de tournage, au point qu’on ne voit pas passer ses deux heures vingt. Côté Blu-ray, on l’a annoncé, on le confirme, c’est un vrai plaisir de revoir « Backdraft » avec une telle image : les scènes d’incendie sont superbes, on y vit des détails jusqu’ici occultés, et la crédibilité des flammes s’en trouve renforcée. Par contre, certains plans éloignés, et surtout le final sur fond de soleil couchant, fourmille à fond, certes un petit détail mais qui n’a pas sa place dans une telle réédition. Niveau son, c’est magnifique, le bruit des flammes, certes retravaillé en post-production, n’a jamais été aussi effrayant. Niveau bonus, ce sont ceux de l’adition spéciale américaine. Donc, on commence par l’introduction de Ron Howard qui avoue son attachement pour ce film, le fait qu’on lui en parle encore aujourd’hui surtout les pompiers qu’il croise, montre que malgré ses défauts, « Backdraft » demeure quand même l’excellent film qu’il est, montrant pour une fois tant leur activité que l’envers du décor des combattants du feu. Ensuite, c’est un ensemble de modules sur la concrétisation du projet, sa mise en place, le choix des acteurs, leur implication, et bien entendu, la création et la mise en place des scènes pyrotechniques, où on découvre quand même un Kurt Russell n’hésitant pas à se chauffer aux flammes le plus souvent qu’il pouvait, tout comme l’équipe de tournage et même Ron Howard lui-même qui signe ici un de ses meilleurs travaux. Enfin, dernier documentaire sur les vrais pompiers de Chicago, et surtout l’immense respect qu’ils reçoivent de la population. On comprend alors mieux l’attachement qu’ils éprouvent pour « Backdraft », peut-être le seul vrai film sur leur quotidien. Maintenant, en tant que tel, « Backdraft » est quand même ampoulé par des éléments de scénario qui ne trouvent jamais leur place réelle dans le film. Mais il reste cependant suffisamment de matière pour faire du film de Ron Howard une certaine référence dans le genre.

Film : 8/10
Blu-ray : copie excellente, format d’origine 2.35, image 16/9ème comp. 4/3 - Bonus (vostf) : 9/10 : introduction de Ron Howard, scènes coupées, making-of, les cascades, les scènes de feu, focus sur les pompiers.

St. THIELLEMENT



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