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  Sommaire - Interviews -  MEGAMIND (acteurs, réalisateur)
Interview de MEGAMIND (acteurs, réalisateur)
Par Marc Sessego

Dernier ajout : samedi 1er janvier 2011

"MEGAMIND (acteurs, réalisateur)"

Geraldine Nakache

SFMAG : Quel est votre film d’animation préféré ?

GN : Le roi lion, je rêvais d’être Sinbad et j’aime aussi beaucoup Aladdin .

SMAG : Comment dirige-t-on des voix ?

GN : Déjà on passe après un acteur ayant donné « sa » voix. Pour moi ça a été une surprise totale et beaucoup d’émotion à l’idée d’avoir été sélectionnée et après encore des larmes quand j’ai su que j’avais été choisie, et au final le gros challenge était d’être aussi bien de ce qui avait déjà été fait. C’est un exercice passionnant qui est très délicat,

SFMAG : La plus difficile scène à doubler ?

GN : C’est la première scène que j’ai faite, et on ne me voit pas à l’écran et j’ai du la faire cent soixante dix huit fois. Je débarquais je ne savais pas comment ça se passait.

Jeffrey Katzenberg

SFMAG : Que pensez vous du monde de l’animation et avez-vous suivi le marché ?

JK : Moi, mon préféré est Pinocchio et je pense que c’est l’un des plus grands Disney, la quasi perfection absolue, une technologie d’époque révolutionnaire et une extraordinaire musique !

SFMAG : De plus en plus le méchant est le héros. Pourquoi ?

JK : Le rôle du méchant en animation est essentiel et si l’on n’a pas un gros méchant on n’a rien. Il faut que le super méchant soit absolument génial, et je crois que c’est vraiment le premier film ou le vilain devient vraiment le héros.

SFMAG : Quel fut le défi technologique et que nous prépare Dreamworks pour le futur ?

JK : Ce que nous allons proposer à venir sont les suites de « Kung Fu Panda » et je dois dire que la question qui m’a le plus été demandée dans ma carrière est le canard et « Puss in Boots » de Schrek aura son propre film l’année prochaine. C’est avant que Puss rencontre Schrek... c’est en quelque sorte ses origines. Ces deux projets iront encore beaucoup plus loin et impliqueront la 3D. Il faut dire aussi qu’avec tous les films déjà produits nous avons rassemblés une grosse bande de données qui nous permet de pousser les limites de la réalisation et d’aller toujours plus loin.

SFMAG : Elvis est présent dans le film, pourquoi ? Et pourquoi Dreamworks ne crée pas sa propre musique ?

JK : Utiliser des morceaux de musique originaux est extrêmement difficile et j’en ai vu les difficultés lorsque j’étais chez Disney. A dreamworks nous essayons de faire des choses qui soient différentes, et je travaille actuellement sur une histoire contemporaine inspirée des comédies musicales de Hollywood,

SFMAG : Est-ce que Megamind est le nouveau Shrek et travaillez-vous sur une suite ?

JK : Le film vient de démarrer aux USA et marche très bien et je crois que c’est pareil dans le reste du monde. De plus, Tom a toujours une très bonne idée pour des suites. Nous verrons bien...

SFMAG : Y a-t-il une rivalité entre vous et John Lasseter de chez Pixar ?

JK : Non, pas du tout, vous savez John et moi avons travaillés ensemble il y a une vingtaine d’années et nous lui devons certains film d’animation qui sont des chefs d’œuvre.
Une rivalité en tant que telle ? absolument pas... ou peut être dans le succès de nos films et leur qualité ; quand j’ai vu « Moi, moche et méchant » qui a été fait en France je me suis dit chapeau ! En plus vous pouvez voir que nous ne sortons pas nos films en même temps : vous savez, pendant six ans Schrek 2 a été le numéro 1 mondial, mais maintenant c’est Toy Story 3.

Kad Merad

SFMAG : Quel est votre film d’animation préféré ?

KM : Pour moi ce serait les « Barbapapa ». Par contre niveau Disney ce serait plutôt les Aristochats pour la musique

SFMAG : Que pensez-vous de jouer le méchant ?

KM : Pour moi je trouve que ce que Will a dit est très vrai, sauf que pour moi ce personnage est ridicule dans le bon sens bien sûr, je dois en jouer des tonnes et des tonnes, et en plus il est attachant. Mes expériences de doublage précédentes étaient différentes car c’était avec des animaux alors qu’ici on a un humain. En plus passer derrière le travail de Will que j’admire énormément était une expérience fantastique et jubilatoire.

SFMAG : La plus difficile scène à doubler ?

KM : Pour moi tout était très difficile, les scènes de combat par exemple quand il faut crier, ou les scènes quand il faut voler, et puis je me suis surtout fié à Will et à ce que lui avait fait pour m’en inspirer.

Tom Mc Grath

SFMAG : Quelles ont été vos influences pour Megamind ?

TMG : Pour moi la première influence est Max Fleisher qui a été le premier à faire du dessin animé avec Superman... il y a donc un peu de Max Fleisher dans Megamind.

SFMAG : Comment rendez vous un méchant gentil à l’écran ?

TMG : Déjà il fallait que le public s’attache au méchant car d’habitude le public hait le méchant dans les films. Donc il y a bien sûr une part très importante dans le dessin, l’animation. Tout est dans le jeu subtil de Will Ferrell, qui a pu lui donner une humanité et une âme ; il n’est pas fondamentalement un méchant c’est le destin qui le place dans une voie qui est celle que l’on découvre dans le film. L’une des choses les plus importantes est le jeu des acteurs dont celui de Will.

SFMAG : De plus en plus le méchant est le héros. Pourquoi ?

TMG : C’est cette raison même qui m’a intéressé à faire le film. Dès que j’ai fini Madagascar 2 et quand j’ai vu le concept de Megamind je n’ai pas pu résister. Ce personnage a vraiment une transformation assez complète, il est d’abord super méchant, et finalement il découvre la bonté qu’il a en lui, et grâce à l’amour et ce qu’il est amené à faire il devient un héros. « Moi moche et méchant » est tout a fait charmant mais Megamind va vraiment plus loin dans ce sens, il nous montre que les héros ne sont pas forcément de beaux garçon, qui ont des muscles, des super pouvoirs, et ici le fait que l’on inverse ces règles m’a beaucoup intéressé.

SMAG : Comment dirige-t-on des voix ?

TMG : pour moi ça a surtout été un travail d’écoute et voir et écouter ce que les voix rendaient à travers nos dessins. Vous n’obtenez pas ce résultat avec quelqu’un qui vous lit seulement un script. Kad et Géraldine ont pris l’esprit de la performance d’acteur mais n’ont pas fait une imitation. Je n’ai pas eu la chance de travailler avec Kad et Géraldine mais je sais qu’ils ont fait un travail remarquable

SFMAG : Quel fut le défi technologique ?

TPG : Une des raisons pour laquelle j’aime bosser à Dreamworks est le fait que Jeffrey nous donne toujours les meilleurs outils pour faire le travail. Pour vous donner un exemple, Madagascar se passe à new York et on ne pouvait pas vraiment dessiner toutes la ville car cela aurait été trop pour les ordinateurs et ce que vous voyez donc de la ville est une miniature...
Huit ans plus tard... on peut désormais créer une ville et on peut même la détruire si on le désire et c’est un élément important du film. Je suis toujours émerveillé de voir comment la technologie suit l’imagination.

SFMAG : Elvis est présent dans le film, pourquoi ? Et pour quelle raison Dreamworks ne crée pas sa propre musique ?

TMG : Cela vient de l’histoire même du rock and roll. Je me suis dit que si ces héros existaient aujourd’hui, ils seraient des supers héros et des rock stars : j’ai tout de suite pensé à la différence entre Alice Cooper et Elvis Presley... d’une côté la banane, de l’autre le fer, c’est pour cela que Megamind utilise ACDC qui aurait été totalement tabou par nos parents comme une musique intimidante, et puis aussi Elvis vers la fin de sa vie tout le monde l’aimait beaucoup.

SFMAG : Est-ce une parabole du pouvoir ?

TMG : C’est tellement simple pour chacun de « péter les plombs » dans nos vies et je pense que tout le monde peut changer. Vous pouvez tout faire sauter et revenir du bon côté, on appelle ça la rédemption.

Will Ferrell

SFMAG : Que pensez vous de l’animation et quel est votre film préféré ?

WF : Vous savez il n’y en avait pas tant que ça quand j’étais enfant car le gros raz de marée est arrivé ces dernières vingt années... par contre mon préféré est Pinocchio.

SFMAG : Will Ferrel qu’est ce que cela vous fait de jouer le vilain ?

WF : Les vilains sont toujours les personnages les plus captivants et en plus ce vilain là est vraiment amusant. Donc j’ai pu jouer ce méchant avec un angle comique. Et le fait qu’il change de méchant à gentil était encore plus intéressant à jouer car on s’y attache. On soupçonne beaucoup de vulnérabilité en lui et explorer tout ce changement que vous voyez dans le film bien sûr était intéressant .

SFMAG : Le décès de Leslie Nielsen vous fait-il penser que c’est à vous de suivre ses pas ?

WF : Vous savez pour moi « Y a t’il un pilote » a donné de nouvelles règles sur la comédie et c’était vraiment une pièce maitresse de la comédie que j’ai vu jeune. Par contre j’essaie de faire mon maximum et je ne tente pas de me comparer à qui que ce soit.

SFMAG : La plus difficile scène à doubler ?

FW : Pour moi c’est quand Megamind doit montrer un moment de tristesse ou un moment de solitude, surtout que je n’avais pas beaucoup d’expérience en animation.

Marc Sessego/Andrée Cormier

Propos recueillis par Marc Sessego le 29 novembre lors de la conférence de presse. Merci à Géraldine Nakache, à Jeffrey Katzenberg, à Kad Merad, à Tom Mc Grath, à Will Ferrell ainsi que Séverine Lajarrige de Dreamworks


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