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  Sommaire - DVD -  M - R -  Predators (Id.) - Edition Blu-ray (France)
"Predators (Id.) - Edition Blu-ray (France) "
de Nimrod Antal
 


Avec Adrian Brody, Lawrence Fishburne, Alice Braga, Topher Grace, Danny Trejo, Oleg Taktarov
20th Century Fox Vidéo

Nouvelle séquelle aux chefs-d’œuvre de John McTiernan et Stephen Hopkins (si, c’est aussi un chef-d’œuvre : revoyez le, surtout en Blu-ray, la copie étant simplement somptueuse, pour vous rendre compte que cette guérilla urbaine contre un Predator est dans son genre une réussite !) après le sympathique « Alien vs. Predator » de Paul W.S. Anderson, et l’extrêmement mauvais « AVP Requiem » des frangins Strausse (à qui on doit le récent « Skyline », pas vu donc...), « Predators » se trimballe une réputation des pires qui soient. Et on peut se demander pourquoi. Car quand on voit au générique Robert Rodriguez, qui n’est quand même Orson Welles ou même Stephen Hopkins (histoire de ne pas faire hurler la foule...), on ne peut pas s’attendre à une œuvre magistrale. Mais au moins, lui, quand il aime, il n’est pas avare pour remplir le strict minimum son contrat avec des éléments purement « série B », confiant de ce fait son projet à un tiers qui a déjà prouvé sa maitrise du genre (donc exit les frères Strausse) comme Nimrod Antal à qui on doit les très bons « Motel » et surtout « Blindés ». Et maintenant, en connaissance de cause, on ne cherche pas la comparaison, on (re)découvre un « Predators » remplissant parfaitement son cahier des charges, avec quelques séquences sortant du lot, pour un film qui n’a certes pas la prestance et la classe de ses illustres prédécesseurs, mais qui n’en est pas moins une très bonne série B par excellence, n’en déplaise à certains...
Un groupe d’hommes et de femmes ayant tous en commun une grande expérience dans l’art de la guerre sous quelque forme qu’elle soit, se retrouve sur une planète inconnue où chacun a atterri sans savoir pourquoi ni comment. Très vite, ils découvrent qu’ils sont les proies de créatures dont le seul but est de chasser pour tuer. Maintenant, qu’ils soient ensemble ou séparés, peu importe la manière, mais il ne faudra faire preuve d’aucune pitié pour rester vivant.
Où est le problème ? La planète ressemble à la nôtre, oui et alors : les proies « kidnappées » peuvent y respirer et agir comme ils le faisaient sur Terre, ce qui leur donne un avantage. Pour le reste, encore une fois, il ne faut pas chercher une quelconque comparaison avec les œuvres initiales, mais simplement découvrir une grosse série B qui ne cherche à aucun moment à devenir la référence monumentale du genre. En l’état, l’ensemble se suit agréablement, même si on se demande encore pourquoi on donne certains rôles à Adrian Brody (personnellement, je ne peux pas, il me fait penser à une version humaine de Droopy...), les Predators sont superbes, les péripéties se suivent avec plus ou moins de bonheur, c’est vrai, mais les quelques séquences excellentes (le début, le camp des Predators, la découverte du personnage de Lawrence Fishburne, et le final) compensent avec le reste pour donner au final un film encore une fois définitivement estampillé Robert Rodriguez, certes fan des originaux mais qui ne peut s’empêcher d’en faire une série B plutôt qu’une œuvre plus ambitieuse qu’autre chose. Si de ces faits, vous faites partie des rares amateurs du film, l’édition Blu-ray est simplement immanquable, la copie étant superbe, restituant parfaitement la superbe photographie du film, que ce soit dans les séquences extérieures ou de nuit (où on retrouve d’ailleurs un peu de l’ambiance du film de McT... ). En bonus, pour les courageux, un commentaire audio, pour les autres, ce ne sera pas non plus le Nirvana : des modules sur le tournage, les personnages, comment le film s’est concrétisé par rapport aux précédents. De tout ça, il en ressort par contre un véritable enthousiasme de la part de Rodriguez et Antal, ce qui démontre quand même un minimum de respect pour la matériau de base. On passera sur les scènes coupées qui ne font que rallonger des séquences sans changer grand-chose, pour s’arrêter sur un petit module où certains personnages sont repris via une sorte de « story-board comics » pour expliquer leurs origines. Tous n’y sont pas, c’est un pur gadget mais au moins c’est original. Maintenant, si on déteste le film (il y a quand même largement pire, hein !), aucun intérêt ; si on l’apprécie juste pour ce qu’il est, « Predators » ne fera pas honte dans une Blu-raythèque, loin de là même.

Note film : 7/10
Blu-ray : copie magnifique, format d’origine 2.35, image 16/9ème - Bonus (vostf) : 6/10 : « Motion comics » avec les voix des acteurs - documentaires sur le tournage, les personnages et les effets spéciaux - scènes coupées - commentaire audio de Robert Rodriguez et Nimrod Antal

St. THIELLEMENT



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