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  Sommaire - Livres -  M - R -  Fièvre fatale



"Fièvre fatale"
de
Karen Marie Moning

Editeur :
J’ai Lu
 

"Fièvre fatale"
de Karen Marie Moning



Présentation de l’éditeur

Il a volé son passé mais Mackayla ne permettra jamais au meurtrier de sa soeur de lui voler son futur. Cependant, elle, la sidhe seer ne peut pas égaler Le Maître qu’il est. Il a soumis Mackayla a une horrible torture, une insatiable soif sexuelle qui la consume et la pousse vers deux hommes dangereux qu’elle désire mais en qui elle ne peut avoir confiance.

Alors que l’énigmatique Jericho Barrons et le sensuel prince Faë V’lane assiègent son corps et son âme, alors qu’elle découvre de mystérieuses annotations dans le journal de sa soeur et que le pouvoir du Livre qu’elle recherche sème l’anéantissement dans la ville, les ennemis de Mac lui propose un nouveau défi.

C’est une invitation que Mac ne peut pas refuser, qui la pousse chez elle, en Géorgie. Lorsque ses parents disparaissent et que la vie de ceux qu’elle aime est menacée, Mac est sur le point de découvrir une vérité qui pourrait la briser, à propos d’elle-même et de sa soeur, de Jericho Barrons aussi... et à propos du monde qu’elle pensait connaître.

Avis de Valérie

Karen Marie Moning, au delà du réel talent d’écrivain qu’elle possède et utilise, est une petite maligne. Elle ne construit pas son roman classiquement, non. Elle s’arrange pour dialoguer avec ses fans, diriger son lectorat en même temps qu’elle leur propose un récit d’une grande intensité.

Nous avions découvert Mackayla Lane au moment tragique où elle et sa famille apprenait l’assassinat de sa sœur aînée, Alina, à Dublin. Pur produit du Sud, Mac n’avait jamais eu à affronter autre chose que l’amour de sa famille, les traditions et les bonnes manières de sa région, tout cela pouvant être résumé comme des petits tracas d’une existence rose bonbon.

Après une période de d’engourdissement dépressif, elle décide contre l’avis de ses parents de se rendre dans la capitale irlandaise pour empêcher que l’assassinat sauvage de sa soeur soit classé sans suite. Elle découvre sur place un monde effrayant où des monstres hideux côtoient les humains en leur volant leur essence, ceci en toute impunité. Elle finit pas comprendre qu’elle seule peut les voir, jusqu’à ce qu’elle rencontre d’autres comme elle, des side-seehrs.

Un soir où elle s’est perdue et où elle se sent oppressée par des menaces ’fantômes’, elle tombe sur une librairie puissamment éclairée à l’extérieur. Elle y rentre pour commander un taxi, et aussi pour essayer d’obtenir des renseignements sur un livre dont parler sa sœur dans son dernier message téléphonique, le Sinsar dubh...

Voilà, tout est dit. Ce soir là elle rencontra Jéricho Barrons, ’homme’ de ressources qui va aider, protéger, sustenter, héberger notre héroïne contre une descente au enfer à son service.

Le quatrième tome reprend exactement où le troisième nous avait laissé, c’est à dire dans un sacré embarras, pour ne pas dire une horreur sans nom. Après la mise à sac de Dublin, Mac avait été capturée par les Princes noirs, des Unseelies particulièrement puissants qui en ont fait une pri-ya, brisant tout en elle, mais surtout son âme.

Nous allons avancer dans les intrigues avec toujours plus de questions sans réponses, mais en s’approchant toujours plus des mystères que sont la vraie nature de Barrons, que sait le livre noir sur Mac, comment pourra-t-on le capturer, qu’est le Haut Seigneur Darrok, qui est le traître, pourquoi les murs de la prison des Unseelies se sont totalement effondrés et que les MacKeltar - puissants druides adoubés par les Seelies - n’ont pu rien faire, où a disparu Christian MacKeltar, et ce n’est qu’une petite partie des questions amenées par les quelques semaines que va durer le tome 4.

Karen Marie Moning a vraiment un excellent style, elle fait preuve d’une imagination débordante mais maîtrisée qu’elle lie avec la mythologie celtique avec énormément d’homogénéité, au point où nous ne pouvons plus faire la part des choses entre ce qu’elle ajoute et ce qui est existant. Elle s’inspire de nombreux concepts de SF sans que l’on y voit une volonté de plagiat, mais plutôt d’un syncrétisme culturel. De ce fait, nous entrons de plein pieds dans l’action, au point où nous vivons intensément chaque moment que ce soit aux côtés de Mac ou de Dani.

Comme à son habitude, KMM va terminer d’une manière très impolie, en laissant son lecteur complétement frustré, pour certains en colère tant le texte s’arrête abruptement... Nous ne pouvons qu’attendre le cinquième et dernier volume des Chroniques de Mackayla Lane et croiser fort les doigts pour qu’il soit encore meilleur que celui-ci et hisse la série tout en haut des meilleurs moments de lecture de toute une vie.

Fiche Technique

Format : poche
Pages : 597
Editeur : J’ai lu
Collection : Les Chroniques de Mackayla Lane
Sortie : 20 octobre 2010
Prix : 12 €






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