SF Mag
     
Directeur : Alain Pelosato
Sommaires des anciens Nos
  
       ABONNEMENT - BOUTIQUE - FAITES UN DON
Sfmag No105
105
E
n
 
K
i
o
s
q
u
e
s
RETOUR à L'ACCUEIL
BD   CINE   COUV.   DOSSIERS   DVD   E-BOOKS  
HORS SERIES    INTERVIEWS   JEUX   LIVRES  
NOUVELLES   TV   Zbis  
Encyclopédie de l'Imaginaire, plus de 13 000 articles
  Sommaire - DVD -  S à Z -  Trailer park of horror (Id.) - Edition zone 2 (Inédit)
"Trailer park of horror (Id.) - Edition zone 2 (Inédit)"
de Steven Goldman
 


Avec Nichole Hiltz, Trace Adkins, Stefanie Black, Ed Corbin, Ryan Carnes.
EuropaCorp Diffusion

Un petit inédit horrifique, un de plus serait-on tenter de dire, qui risque de nous fâcher très fort avec tant le genre que le statut du produit (directement en vidéo qu’ils disent maintenant)... Alors ça, on en parlera pour l’exécrable « Détour mortel 3 » très prochainement. Mais en attendant, même si « Trailer park of horror » n’est pas parfait, il aurait même tendance à perdre en qualité sur sa seconde partie, il a au moins le mérite d’être bien plus original que tant d’autres inédits et de ce fait, de mériter une attention un peu plus poussée que ses congénères.
Par un soir d’orage, un mini-bus emmenant un groupe d’adolescents et leur encadrant percute un camion abandonné en plein milieu de la route. Ils voient alors une pancarte leur indiquant la proximité d’un camp de caravanes (note : d’où le titre « trailer park » pour parc de camping-cars et longues caravanes, ce « trailer » là n’ayant aucun rapport bien entendu avec un « trailer » dans le sens de « bande-annonce de film »... Je sais, ça peut paraitre idiot mais pour certains, le titre était étrange, si, si ! Passons...). S’y rendant, ils font connaissance avec la belle et aguichante Norma, flanqué d’un groupe d’individus aux mines patibulaires. Norma indique à chacune et chacun où dormir. Le cauchemar peut commencer...
Dans ce résumé, il n’y a pas la mention d’un prologue qui explique le pourquoi du comment de la malédiction de l’endroit. C’est pourtant une des meilleures scènes du film, celle qui accroche tellement bien qu’on se laisse aller à découvrir l’intégralité de ce shocker très surnaturel, aux allures d’un long épisode de « Tales from the crypt ». Ce qui n’a rien d’étonnant, puisqu’à la base, « Trailer park of terror » est justement un comics du même acabit, très récent et qui dès sa parution, fut acheté par les producteurs du film. Alors, si l’ambiance est très gothique, rappelant aussi le début d’un classique de Herschell Gordon Lewis à savoir « 2000 maniacs », la suite vire rapidement à la mode actuelle à savoir du pur torture-porn avec des séquences d’horreur comme on en voit tant en ce moment. C’est là que le film pêche, en sacrifiant quelque chose de différent et au final un peu « old school » au profit de ce qui se rentabilise bien sur le marché actuel. Mais même ainsi, « Trailer park of terror » conserve suffisamment de personnalité et d’originalité pour passer outre ces facilités. On retiendra donc ce prologue complètement fou et définitivement surnaturel (où comment une petite communauté est devenue maudite jusqu’à la fin des temps), quelques personnages bien frappadingues comme la grosse voisine où le rocker sur le toit, une maitresse de cérémonie aux charmes indéniables et paradoxalement, et malgré leur appartenance au cinéma d’horreur actuel, des effets spéciaux plus qu’efficaces qui contribuent aussi aux points positifs du film combinés à de bons vieux maquillages qui font plaisir à voir (sic !). En bonus, on a droit à une sorte de making-of qui est plus un festival d’autocongratulations de tout un chacun, d’où surnage quand même des révélations intéressantes sur la genèse du projet, et certains partis-pris. Et ce qui fait donc de ce « Trailer park of terror » une série B mineure mais largement supérieure à tant d’autres séries Z qui ne nourrissent comme seul intérêt d’aligner des séquences de pure horreur gratuite et de surcroit digne du plus mauvais spectacle de grand-guignol qui soit (style le sinistre et nullissime « Live animals »). Le scénario aurait gagné à être retravaillé vers une autre voie, au lieu de prendre celle de la facilité avec toutes les limites qu’on sait (la saga « Saw » le prouve depuis le second opus !). mais bon, par les temps qui courent, « Trailer park of terror » s’en sort avec quelques honneurs...

Note film : 4/10
DVD : copie excellente, format d’origine 1.77, image 16/9ème compatible 4/3 - Bonus : 6/10 : making-of (45 mn).

St. THIELLEMENT



Retour au sommaire