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  Sommaire - DVD -  M - R -  Pathology (Id.) - Edition zone 2 - Inédit
"Pathology (Id.) - Edition zone 2 - Inédit "
de Marc Schölermann
 

Scénario : Neveldine & Taylor
Avec Milo Ventimiglia, Alyssa Milano, Michael Weston, Lauren Lee Smith.
Seven Sept Vidéo

En vidéo, les inédits sont légion. Il faut faire le tri, à savoir que dans le lot, on peut parfois dégotter d’excellents « direct-to-vidéo » (faut bien chercher, hein, mais ça arrive : « Farmhouse », « Borderline », « Inside », pour n’en citer que quelques uns parmi les derniers formant le haut du panier) mais aussi des films sortis en salles dans certains pays, faits donc pour le circuit cinéma, mais qui chez nous, passent directement par la case vidéo. Et là aussi, certains méritent un milliard de fois plus d’attentions qu’un nanar sorti en salles pour on ne sait quelles raisons. Tout ça pour dire qu’avec « Pathology », vous tenez un de ces oiseaux rares...
Ted Grey est le meilleur élève de l’école de médecine de Harvard, premier de sa promotion, fiancé à une riche héritière, libre de choisir la voie qu’il souhaite. Tout pour réussir pleinement son entrée dans la vie active. Il se dirige donc vers la pathologie et le plus ambitieux de ses programmes, recommandé en plus auprès du directeur par son futur beau-père. Sur place, Ted va rencontrer l’élite des internes dans le domaine, à laquelle il va se heurter par ses impressionnantes qualités de connaissances sur le sujet. Mais peu à peu, les adversaires ayant fini de s’observer, en viennent à s’apprécier et à mesurer leurs talents respectifs. Entre autres, un jeu mortel, celui de perpétrer le crime parfait indétectable par le meilleur des pathologistes. Les cibles : des criminels communs, du violeur au pédophile, de l’alcoolique cogneur au fou du volant. Et entre chaque cas, le groupe se soude de plus en plus, sombre dans les excès et vices de tous genres, jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour revenir en arrière. Et si Ted veut la brillante carrière et vie qui s’offrait à lui, il va lui falloir faire des choix plus qu’ultimes...
Au début, quand on voit que le film est scénarisé par le duo de « Crank » (le polar d’action complètement barré avec Jason Statham) et sa suite, et de « Gamer » (insupportable), on n’est pas du tout pressé de découvrir « Pathology ». Au final, c’est le diamant de leur carrière, servi par une mise en scène en osmose d’un jeune cinéaste allemand (il a signé des épisodes de la série policière teutonne, « Le clown », comme référence, c’est pas gégène non plus !) qui a parfaitement compris le film que devait être « Pathology ». Maintenant, comment dire, « Pathology » n’est ni un thriller, ni un film d’horreur version « torture-porn » comme on en voit tant depuis « Saw », mais c’est un mélange plus que réussi de tout ça. Déjà, le cadre du sujet fait vite sombrer certaines scènes du film dans l’horreur pure qui arrive même à vous arracher des rictus de dégoût (la dissection du cadavre avec le tube à excréments coupé, hé bien bon courage !). Mais au-delà de ces scènes purement gores, l’horreur dans « Pathology » vient de son contexte et de ses personnages. Ces élèves surdoués en médecine (ou en toute autre matière, au passage) qui se croient légitimement supérieurs aux autres et qui de ce fait, se transforment en monstres tant ils sont sûrs de leur immunité. C’est cet aspect là du film qui contribue largement à sa réussite, plus que le simple facteur horreur. En tête de liste, le jeune Milo Vintimiglia (le fils de Rocky dans « Rocky Balboa ») s’avère parfait, mélange d’élite sortie d’Harvard et de monstre en sommeil (il est médecin, il laisse une femme victime d’un malaise dans un bus, descendant simplement à son arrêt...) promis au plus brillant des avenirs mais qui veut aller encore plus loin, à savoir transgresser toutes les lois. Le film commence avec le serment d’Hippocrate, et il se termine avec un futur grand pathologiste assisté d’un interne, une image qui renvoie directement à Victor Frankenstein... L’édition traitée ici est celle du DVD mais on précisera que le film sort aussi en Blu-ray, et au vu du soin porté à une photo très froide et clinique, le support haute-définition doit bien servir le film. Maintenant, il y a une excellente surprise : la jaquette ne mentionne pas de bonus... Alors qu’il y en a et pas des moindres : un excellent making-of où chacun revient sur son implication dans la réussite du film, les acteurs assistant même pour la première fois de leur vie à de vraies autopsies. Ensuite, un entretien assez fascinant avec un vrai pathologiste qui nous fait découvrir un métier au final très peu connu mais où il faut quand même avoir plus que de la vocation. On découvrira l’autopsie finale perpétrée par Ted dans sa version longue, qui aurait pu être conservée dans le film quand on y songe. Et des bandes-annonces parmi lesquelles celle du Grand prix 2010 de Gérardmer, l’excellent thriller fantastique allemand « Die Tür » et qui en français sera sous-titré « La porte du passé ». Que dire de plus : un excellent inédit doublé d’un des meilleurs films du genre découverts cette année (il date de 2008 sinon...), doublé d’une édition vidéo plus riche que ce qu’on nous promettait : « Pathology » est à découvrir et conserver d’urgence dans toute bonne DVDthèque (ou Bluraythèque) dédiée au genre.

Note film : 9/10
DVD : copie excellente, format d’origine 1.85, image 16/9ème - Bonus : 9/10 : making-of (15 mn) - Cause du décès : entretien avec un pathologiste (8 mn) - version longue de la scène finale de l’autopsie - bandes-annonces.

St. THIELLEMENT



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