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  Sommaire - DVD -  S à Z -  The Collector (Id.) - Edition Blu-ray (France) - Inédit
"The Collector (Id.) - Edition Blu-ray (France) - Inédit "
de Marcus Dunstan
 

Avec Josh Stewart, Karley Scott Collins, Juan Fernandez, Robert Wisdom
CTV Vidéo

Déjà, oubliez la référence citée sur la jaquette : « SAW » ne vaut quelque chose, de très bon au demeurant, qu’avec le premier opus. Toutes les séquelles qui suivirent ne valent pas un kopeck, c’est du pur racolage horrifique, dénué de la moindre parcelle d’histoire digne de ce nom. Donc, s’y référer pour la promotion n’est pas la meilleure idée qui soit (mais bon, attrait commercial oblige...) surtout qu’en plus, la moindre minute de « The collector » est déjà supérieure à l’ensemble des séquelles de « Saw », ce qui à la base n’est pas trop dur, j’en conviens...
Ancien détenu, John est devenu un spécialiste de l’installation des systèmes de sécurité de toutes sortes chez les particuliers. Quand il quitte le domicile des Chase, après avoir installé toutes les serrures et autres grilles pour sécuriser Mme Chase, c’est pour voir sa petite fille et sa femme qui lui réclament l’argent nécessaire pour régler les dettes. Coincé, John accepte alors de retourner dans la demeure Chase, lesquels sont partis en voyage, pour dérober sur ordre d’un caïd local, un énorme diamant brut. Une fois sur place, John découvre qu’il n’est pas seul, qu’il est enfermé dans la maison truffée de pièges mortels, et le pire de tout, la famille Chase est là, elle sert de proies à un psychopathe qui s’amuse avec chacun jusqu’à ce que la mort les délivre...
C’est simple, c’est quatre-vingt cinq minutes de tension extrême. Sur un scénario de pure série B (un cambrioleur qui surprend un serial-killer trucidant à petit feu une famille), Marcus Dunstan & Patrick Melton, scénaristes donc de quelques séquelles de « Saw » et de « Feast » (des monstres assiègent les clients d’un café en plein désert américain : pas terrible...) prennent à bras-le-corps leur sujet, trouvent très difficilement des producteurs et un budget, et avec ce qu’ils obtiennent, ils crachent leurs tripes pour faire le film qu’ils voulaient. Et souvent dans ce cas-là, du moins si on a une once de talent, le résultat est bluffant, inédit, surprenant, bref l’excellente surprise est au rendez-vous. Loin en plus de céder à la mode actuelle des films d’horreur, Dunstan préfère une mise en scène et une réalisation soignées, très inspirées du cinéma horrifique italien magnifié par Dario Argento, le Dario Argento de la grande époque, des « Frissons de l’angoisse » à « Suspiria ». Ainsi, son tueur, au look rappelant celui de David Cronenberg dans « Cabal » porte des gants noirs, s’avère raffiné dans ses supplices tout en étant impitoyable, est fasciné par les insectes et plus particulièrement les arachnides dont les pièges l’inspirent pour ceux qu’il bâtit dans la maison. Et c’est tout en mélangeant un classicisme perdu à une mode actuelle que Dunstan et Melton donnent à leur film sa force : original, inédit, soigné, gore, « The collector » happe dès les premières minutes, plante son décor, présente ses personnages (dont un incarné par Josh Stewart, fils illégitime de Sean Penn tant il lui ressemble !) et quand tout est en place, le jeu mortel peut commencer, véritable épreuve de force comme on n’en a pas eu depuis longtemps. Tout n’est pas parfait, quelques petites erreurs, mais minimes, dans l’écriture, des questions sans réponses, tout ce qui devrait être clarifié dans une séquelle définitivement prévue. Tant qu’ils ne vont pas plus loin... Autrement, en bonus, on a la chance d’avoir un making-of signé d’un journaliste français (indice : il pige à « L’Ecran Fantastqiue »...) qui donne la parole à Marcus Dunstan, lequel révèle la complexité d’origine du montage financier du film, de ses trucs et astuces, bref de ce qui donne corps à un premier film qu’on crève d’envie de faire. C’est le morceau de choix, trop court (un gros quart d’heure) mais qui sauve les meubles de la section bonus. Quant au Blu-ray, la copie est simplement magnifique, ce qui n’était pas gagné d’avance au vu du cadre d’action : la pleine nuit, une maison, et les lumières extérieures. Mais CTV a très bien fait les choses, et du coup, on peut estimer cet excellent « shocker » dans des conditions optimum. Parfois, on est vraiment gâté, non ? Surtout quand ça le mérite...

Note film : 9/10
Blu-ray : copie excellente, format d’origine 2.40, image 16/9ème comp. 4/3 - Bonus : 7/10 : making-of - bande-annonce - clip vidéo.

St. THIELLEMENT



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