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  Sommaire - DVD -  M - R -  Percy Jackson et le voleur de foudre (Percy Jackson & the Olympians : The Lightning Thief) - Edition Blu-ray (France)
"Percy Jackson et le voleur de foudre (Percy Jackson & the Olympians : The Lightning Thief) - Edition Blu-ray (France)"
de Chris Columbus
 

Avec Logan Lerman, Brandon T. Jackson, Sean Bean, Pierce Brosnan, Alexandra Daddario, Rosario Dawson, Uma Thurman.
20th Century Fox Home Vidéo

Harry Potter n’a pas fini de susciter des émules, tant en littérature qu’au cinéma, et surtout au cinéma où chaque studio cherche une licence aussi rentable que celle du jeune sorcier de J.K. Rowling... « Percy Jackson et le voleur de foudre » aurait pu être cet outsider. Surtout qu’en plus, il est réalisé par Chris Columbus qui signa les deux premiers volets de la saga Harry Potter, que les effets spéciaux sont réellement excellents, que l’histoire de base est originale et prenante... Mais à côté de ça, « Percy Jackson et le voleur de foudre » manque cruellement de prestance, d’ambition, d’un scénario mieux travaillé, et de ces éléments qui font que même le moins bon des Harry Potter constitue tout de même du grand spectacle.
Percy Jackson est un adolescent comme tant d’autres, vivant avec sa mère qu’il adore et un beau-père qu’il déteste. Jusqu’au jour où, lors de la visite d’un musée section mythologie, Percy découvre qu’il n’est pas si ordinaire que ça : il serait le fils d’un des Dieux de l’Olympe, Poséidon carrément, et d’une mortelle (sa maman, pour ceux qui ne suivent pas...). Au même moment, Zeus est plus qu’en colère, on a dérobé la foudre. Il accuse Percy qui se fait du coup attaquer par des harpies avant d’être pris en charge par son ami Grover qui s’avère être un satyre chargé de sa protection ( !!!) et le professeur Brunner qui est le centaure responsable de l’entrainement de ces demi-dieux sur une île au large des côtes américaines. Sur place, Percy va apprendre à connaitre ses pouvoirs, et partira par la suite avec Grover et la charmante fille d’Athena, Annabeth, pour libérer sa mère prisonnière des Enfers...
Donc, à la base, des romans vendus à quelques millions d’exemplaires auprès de la jeunesse friande de ce genre d’histoires fantastiques. On doit reconnaitre à Percy Jackson une certaine originalité puisque la mythologie grecque continue de vivre à nos côtés sous des formes diverses et variées. Mais à part ça, tout cela s’avère spécialement fait pour un très jeune public. Le film ne cherche pas à changer la donne, ni à rendre plus mature voir adulte le concept. Et là, le bât blesse. Grover, le satyre, est le sidekick horripilant par excellence, le « black » qui sert à faire des blagues comme il est repris dans la parodie « Not another teen movie » (« Sex academy » en vf, plutôt drôle dans le genre...). Pierce Brosnan en centaure est ridicule. Uma Thurman en fait des tonnes en Méduse. Et l’intrigue prend des raccourcis monumentaux : on apprend à Percy que sa mère vient de mourir, il va voir à quoi ressemble sa nouvelle maison, pour montrer au passage le « camp (de vacances ) d’entrainement » de ces demi-dieux qui vivent parmi nous, avec la fille d’Athena qu’on nous fait passer, par deux pirouettes à l’épée, pour une redoutable guerrière, etc... Comme on le voit, le public visé est très jeune et limite donc un film qui au demeurant, s’avère très distrayant (il pleut dimanche prochain, c’est à visionner !) surtout au travers de ses créatures mythologiques : les effets spéciaux sont remarquables, et les apparitions du minotaure, de l’hydre, des cerbères, bref de tout le bestiaire s’avère ce qu’il y a de plus réussi dans le film, avec en apothéose les enfers, bien entendu. Mais à part ça, des blagues lourdingues (Grover...), des acteurs pas au diapason de leur personnage mythique (à part Sean Bean en Zeus, mais c’est Sean Bean...), une mise en scène toujours aussi balourde de Chris Columbus font que « Percy Jackson et le voleur de foudre » ne fit pas trembler le box-office et qu’un second épisode n’est guère probable à ce jour. Côté Blu-ray, on s’en sort bien mieux, la copie est magnifique, ce qui est tout à fait légitime, les effets spéciaux conservent leur réalisme jusqu’à la vision des enfers qui est un pur spectacle. En bonus, par contre, les documentaires proposés vont dans le sens du film, à savoir destinés aux plus jeunes : un jeu, découvrir les héros et le camp, une visite du plateau avec Brandon T. Jackson qui lui croit qu’il vient de tourner le chef-d’œuvre du siècle, bref rien de bien passionnant là où pourtant, le secret de certaines séquences eut été autrement plus attrayant. Rien non plus à signaler sur les scènes coupées qui n’apportent vraiment rien. Voilà, tel est « Percy Jackson et le voleur de foudre » : un grand film d’aventures pour enfants (bien plus supportable que n’importe quelle « Nuit au musée » !), distrayant, original sur ses bases, servie par une magnifique copie Blu-ray, mais qui ne cherche pas à affiner et transcender son potentiel.

Film : 6/10
Blu-ray : copie magnifique, format d’origine 1.85, image 16/9ème -Bonus (vostf) : 4/10 : documentaires sur le camp d’entrainement, sur les dieux, sur le plateau de tournage - quizz - scènes coupées - bandes annonces.

St. THIELLEMENT



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