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  Sommaire - DVD -  S à Z -  Very bad trip (The Hangover) - Edition Blu-ray (France)
"Very bad trip (The Hangover) - Edition Blu-ray (France) "
de Todd Phillips
 


Avec Bradley Cooper, Zach Galifianakis, Ed Helms, Heather Graham.
Warner Home Vidéo

Le risque avec les comédies, c’est que l’effet comique puisse ne plus être présent à la seconde vision. Et le gage de réussite d’une bonne comédie, c’est qu’on puisse encore y rire à toute nouvelle vision. Comme c’est le cas pour « Very bad trip », titre français (!!! Très certainement inspiré par le « Very bad things » de Peter Berg, très bonne petite comédie très noire mais plus connue pour son titre que pour le film en lui-même, il devait y avoir un fan du film chez Warner au moment de la recherche du titre français, bizarre tout ça...) d’un des cartons de 2009 (un budget de 35 millions de dollars, 459 millions de dollars de recettes mondiales, le méga succès-surprise de l’année pour la Warner, avec l’actuel hit du moment au box-office, « The blind side » de John Lee Hancock mais tout ceci est une autre histoire...). Pourquoi un tel succès ? Question qu’on peut se poser pour un truc anecdotique comme « Bienvenue chez les ch’tis » (tiens, en voilà un qui supporte mal une nouvelle vision...), mais si typiquement « made in France » que ça s’explique. Ici, simplement, c’est par un scénario vraiment travaillé, original, qui maintient l’intérêt jusqu’à la fin, qui arrive à ménager ses effets de surprise à chaque gag, bref qui surprend continuellement. A part les John Hughes de la grande époque, les Judd Apatow (ceux qu’il réalise, hein, pas ceux qu’il produit, à part « Frangins malgré eux »), et quelques moments dans chaque film des frères Farelly (eux aussi, à revoir, pas évident de rire...), aucune comédie n’a réussit ce tour de force, ce soin apporté à son scénario un milliard de fois plus ambitieux que n’importe quel « American pie » ou ersatz du même acabit !
A l’aube de son mariage, Doug part enterrer sa vie de garçon à Las Vegas avec Phil et Stu, ses deux meilleurs potes, et Alan, son futur beau-frère. Sur place, ils louent une suite gigantesque du Caesar’s Palace, s’habillent pour sortir, mais avant tout, montent sur le toit pour fêter cet évènement. Le lendemain matin, Phil, Stu et Alan se réveillent dans une suite complètement saccagée, eux-mêmes complètement défoncés avec une gueule de bois monstrueuse... mais Doug a disparu. Par contre, ils récupèrent un bébé, un tigre, une poule, et leur Mercedes est devenue une voiture de flic. Et le mariage est le lendemain, et ils ne se souviennent plus de rien du tout. Pour trouver Doug, ils vont devoir remonter le temps de leurs souvenirs afin de savoir ce qu’il s’est passé.
Déjà, rien que ça, le fait de remonter en arrière pour trouver le pourquoi du comment est une brillante idée. Mais entre les mains d’un tâcheron, cela aurait pu tourner au vinaigre. Todd Phillips n’en est pas à son coup d’essai. Mais jusqu’ici, il n’a pas non plus marqué le cinéma : son adaptation cinéma de « Starsky et Hutch » n’est pas terrible, et seul son premier vrai film cinéma, « Road trip », une comédie estudiantine avec des potes de fac qui partent en virée sur les routes, mérite le détour (un clin d’œil lui est lancé d’ailleurs au début de la virée du groupe sur l’autoroute...). Elle date d’il y a neuf ans et depuis, c’est maigre. Jusqu’à ce « Very bad trip » qui par son scénario plus élaboré et mieux écrit que la normale, ramassa logiquement le jackpot. La copie Blu-ray est simplement magnifique, rendant justice à la lumière du Nevada, plein soleil et nuits de néons parfaitement restituées, rien à redire, c’est logiquement nickel-chrome. Par contre, niveau bonus, c’est un peu la misère. Si le « Picture In Picture » est là, avec le réalisateur et ses trois principaux acteurs, ils reviennent de temps en temps sur des anecdotes, des scènes qui leur plaisent plus que d’autres, mais aussi avec des passages à vide. Bon, la fonction est plus agréable à suivre qu’un simple commentaire audio mais en même temps, l’intérêt est limité. Pour le reste, on a droit à un one man show de Ken Jeong, le mafieux local complètement frappadingue du film, assez drôle, mais le reste ne révolutionne rien à part les photos de l’appareil photo qui donnent une idée de l’irrévérence initiale du projet. A noter quand même que l’édition propose justement la version cinéma ou la version « unrated », laquelle rajoute quelques minutes beaucoup moins sages (l’examen du vieux patient par exemple, hilarant !), ce qui constitue un bonus conséquent. Mais sinon, pas de reportages sur le tournage qui dû être bien animé (chose qu’on remarque difficilement avec les scènes coupées, mais que conforte le « P.I.P »...), peu d’interviews. Peut-être parce qu’à l’époque, personne ne pensait à un tel succès. Qu’importe, en l’état, le film est donc une excellente comédie au moins servie par une superbe copie Blu-ray. Et si on a aimé une première fois, on peut le revoir sans crainte : « Very bad trip » fait partie de ces comédies réussies (nominée aux Golden Globes 2010 quand même !) qui marchent encore à toute nouvelle vision.

Note film : 8/10
Blu-ray : copie excellente, format d’origine 2.41, image 16/9ème comp. 4/3 - Bonus (vostf) : 4/10 : commentaires Picture In Picture de Bradley Cooper, Zach Galifianakis, Ed Helms & Todd Phillips (sur version cinéma) - les 100 photos de l’appareil photo - La folie de Ken Jeong - compilation des meilleures scènes d’action du film - Le groupe de Dan chante « Fame ».

St. THIELLEMENT



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