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  Sommaire - DVD -  A - F -  Braveheart (Id.) - Edition Blu-ray (France)
"Braveheart (Id.) - Edition Blu-ray (France) "
de Mel Gibson
 


Braveheart (Id.) - Edition Blu-ray (France) Mel Gibson
Avec Mel Gibson, Patrick McGoohan, Brendan Gleeson, Catherine McCormack, Sophie Marceau, Brian Cox.
20th Century Fox Home Vidéo

Dans un des documentaires des bonus de cette édition Blu-ray, Mel Gibson (lors d’un entretien réalisé il ya deux ans) dit que si « Braveheart » fut un succès honorable, c’est sa carrière vidéo, de la VHS au DVD qui a le plus cartonné. Surprenant ? Non, la preuve avec cette nouvelle édition via le Blu-ray, qui enfonce toutes les précédentes, qui fait redécouvrir le film, l’aimer encore plus, et le confirme bel et bien comme un chef-d’œuvre. Pas de CGI, juste de la passion, du sang et de la sueur pour amener à l’écran ce destin plus grand que nature d’un des plus célèbres héros écossais. Où est le vrai du faux, on s’en fout, « Braveheart » est un hymne aux beautés des Highlands, une fresque impressionnante, une love-story magnifique, un très grand film magnifié par une copie simplement sublime. La pluie (les fameuses « douches écossaises » !) n’a jamais été aussi belle, la brume aussi palpable et mystérieuse (et Gibson le confirme lors de la scène d’amour entre lui et Catherine McCormack, alors à l’époque une des plus belles femmes vues dans un film !), et franchement, le spectacle est de toute beauté, et le film est définitivement un chef-d’œuvre.
Au 13ème siècle, en Ecosse, le roi anglais Edward 1er surnommé « Longshanks » (soit « Longues Jambes » et non pas « Edward le sec » comme il est traduit dans un des bonus !) veut s’approprier l’Ecosse. Au même moment, le jeune William Wallace rentre chez lui après plusieurs années d’exil suite à la mort de son père et de son frère tués pas les Anglais. Il retrouve la belle Murron qui, enfant, était la seule à l’avoir réconforté lors de l’enterrement. Amoureux, ils se marient en cachette. Mais en se refusant à un soldat, Murron meurt égorgée. Pour William, ce sera l’évènement qui le poussera à prendre les armes pour se battre contre les Anglais, pour Murron et pour libérer l’Ecosse.
Scénarisé par un lointain descendant de William Wallace, Randall Wallace (qui par la suite écrivit et réalisa le pas bon du tout « Nous étions soldats » avec Gibson), « Braveheart » fut un projet qui intéressa plusieurs studios avant que Mel Gibson n’en entende parler. Sur le coup, comme on l’apprend via les interviews de Wallace et Gibson, ce dernier ne le retint pas. Mais plus il y pensait, plus il devenait évident qu’il devait faire le film. Aucune concession de Wallace ne serait faite, Gibson accepta tout, prit une option, le produisit, décida de le réaliser, ce qui en ferait son second film après son excellent « L’homme sans visage », malgré l’ampleur de l’entreprise. Et il devint évident aussi que seul lui pouvait interpréter le rôle titre. Le reste de l’histoire, c’est une œuvre véritablement épique et majestueuse, tournée sur place dans les paysages les plus beaux d’Ecosse (et l’office du tourisme doit encore le remercier !), où le tournage se fit souvent sous la pluie, dans des conditions parfois cauchemardesques (ça, on l’apprend via le commentaire audio de Gibson, on va y revenir...) mais qui pourtant se fit pour tous avec la même passion. Pour son édition Blu-ray, « Braveheart » a droit à un soin particulier concernant sa copie et sa bande-son (Oscar du meilleur montage sonore, au passage), le tout supervisé par Gibson himself. Vous en doutez ? Regardez le making-of et vous verrez Mel Gibson, avant la sortie du film, participer au montage de son film. Il vous dira comment il s’est passionné pour ce film, comment il a pété trois fois les plombs, comment il bouffait comme quinze mais avec les efforts physiques, il a perdu des kilos, etc... le gars est passionné, et ça se sent dans le film, et son film se bonifie au fil des années. Donc, en plus de cette copie magnifique, il y a un second disque consacré aux bonus avec des interviews d’époque ou actuelles, même concernant Gibson, qui ont été faites il y a deux ans. Parfois, Mel s’emporte comme quand il dit que la musique de James Horner est de la classe de celle de Maurice Jarre pour « Lawrence d’Arabie » (j’adore la musique de « Braveheart » mais bon, faut savoir être humble aussi...). Il avoue aussi que deux films ont marqué son destin, celui-ci et « La Passion du Christ ». Et justement, lors du making-of, on note facilement sa ferveur religieuse au hasard de certaines séquences, remarques, ce qui est amusant au vu des actes de William Wallace, mais bon... On peut aimer Mel Gibson l’acteur et le cinéaste, on peut laisser de côté ses « folies » personnelles et extrémistes. Au niveau des bonus, on trouvera également un documentaire sur les batailles de Wallace (bof !), un reportage sur l’importance de Wallace en Ecosse, révélateur dans le sens où cela n’est pas si vieux que cela. Mais en bonus, on a aussi sur le premier disque, celui du film donc, la fonction « film dans le film » qui reprend des éléments des documentaires du second disque au fur et à mesure de la lecture du film. Autant tout voir de l’autre côté. Par contre, il y a le commentaire audio de Mel Gibson, et là, ça vaut le coup. Non pas que Gibson soit un moulin à paroles (par moments, il ne dit rien du tout pendant de longues minutes) mais quand il parle, on apprend pas mal de choses. Déjà, sa passion pour ce film transparait facilement. Ensuite, c’est intéressant de l’entendre parler sur des passages précis : comment il trouva le gosse qui joue Wallace enfant, le fait que la majorité des figurants soit des soldats (utile pour la discipline, importante au vu du scénario, surtout qu’il n’y a aucun CGI...), son admiration pour Brian Cox (hé, vous en connaissez beaucoup, vous, des professionnels qui citent « Manhunter » où Cox interprétait le premier Hannibal Lecktor, parce qu’à l’époque, c’était Lecktor en plus !), la scène finale qui fut adoucie, ses acteurs inconnus qui tournaient pour la première fois dans un film de cinéma, etc... Bon, après, il balance du Dieu de temps en temps, ça, c’est en lui aussi. En même temps, là où on s’attend à quelque chose sur la Marceau, silence radio. Sur Catherine Mc Cormack, « elle est belle ». Mais voilà, au bout du compte, au bout de trois heures de film, vous vous tapez des documentaires, du commentaire audio et vous avez passé plus de six heures avec « Braveheart ». Et comble de bonheur, avec la plus belle copie du film qui soit, qui en remet une couche quant à son appréciation, et finalement, c’est évident : ce chef-d‘œuvre, parce que cela en est un pour tant de raisons, on le reverra souvent.

Film : 10/10
Blu-ray : copie magnifique, format d’origine 2.35, image 16/9ème comp. 4/3 - Bonus (vostf) : 10/10 : Disc 1 : commentaire audio de Mel Gibson, option PIP avec « Le monde de William Wallace » - Disc 2 : documentaires sur : William Wallace, le plus grand héros d’Ecosse, le travail du scénariste randall wallace, recréation en 3D des grandes batailles anglo-écossaises - Alba Gu brath : making-of avec interviews d’époque & d’aujourd’hui - interviews d’archives - galerie photos.

St. THIELLEMENT



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