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  Sommaire - DVD -  M - R -  Obsessed (Id.) - Edition zone 2 (Inédit )
"Obsessed (Id.) - Edition zone 2 (Inédit ) "
de Steve Shill
 


Avec Idris Elba, Beyonce Knowles, Ali Larter, Bruce McGill & Jerry O’Connell.
SPHE Vidéo

Plutôt gros succès il y a quelques mois aux States (68 millions de dollars au box-office), « Obsessed » sort logiquement directement en vidéo chez nous (en Blu-ray aussi, hein, mais bon...) car comme certains films US, ils ne peuvent avoir du succès que chez eux (style « Paul Bart » & Co...). Ici, point de comédie, mais un thriller sensuel pas très original du tout, qui louche vers « Liaison fatale » version téléfilm basique amélioré.
Derek Charles est un pilier de sa société financière, une situation assez haut placée, un grand talent dans son activité, et qui se conjugue en plus avec une vie privée idyllique : une femme qu’il adore, leur petit garçon mignon comme tout, et l’achat récent d’une très grande maison (pour trois, il y a de la place !) dans une banlieue huppée et coquette. Pourtant, un jour, tout cela chancelle un peu avec l’arrivée de Lisa, une intérimaire à la beauté vénéneuse qui a le coup de foudre pour Derek. Même si celui-ci semble un peu attiré, il remet vite les choses à leur place. Mais pour Lisa, ce n’est qu’une bataille de perdue, la guerre pour posséder Derek ne fait que commencer...
Si il y a une originalité dans « Obsessed », c’est d’avoir appliqué la recette du polar psychotique passionnel à un héros, et même un couple, noir. Tout simplement. Maintenant, n’attendez pas du « torride » à la « Liaison fatale » (vous savez, la scène de sexe sur le lavabo, Michael Douglas le cul à l’air et le froc sur les chevilles...) dans « Obsessed », tout cela est produit par Sony via Screen Gems donc grosse boîte à la base qui ne va pas non plus non faire des rapports sexuels entre blancs et noirs une sorte de « Mandingo » (le film incroyable de Richard Fleisher sur l’esclavage dans le Sud des grosses plantations, tout ce que « Autant en emporte le vent » n’a jamais et ne montrera jamais, même dans un remake !) du genre, torride, érotique, etc... Ici, on voit Ali Lerter (la blonde des deux premiers « Destination Finale ») en sous-vêtements (so shocking, au lit, les enfants !), en train de « violer » Idris Elba, de s’exposer explicitement sexuellement excitée lors d’une danse, et basta ! Ensuite, l’aspect folie prend le dessus et c’est le combat entre la psychotique et la femme du héros qui luttera à mort pour conserver sa famille, donc son couple, donc son mari. Tout cela étant quand même produit par Beyoncé Knowles, c’est cette même Beyoncé qui se transforme en harpie vengeresse et impitoyable face à cette folle blanche qui se croit tout permis. Et là, on comprend d’où vient le succès du film aux States : simplement une partie de la population, noire en partie, s’est pour une fois identifié à une héroïne noire dans un polar passionnel. Autrement, la platitude du scénario, de la réalisation, des scènes intenses ne peuvent expliquer et justifier d’un tel engouement. Tout cela étant en plus confirmé au travers de bonus qui font sourire voire presque rire, surtout quand le scénariste raconte que le patron du studio lui a exposé une idée de film, qu’il prenait des notes en même temps qu’il voyait là les bases d’un grand thriller au succès annoncé. N’importe quoi, comme tout le reste, dans cette entreprise produite par Beyoncé Knowles pour Beyoncé Knowles, tout simplement. Et dont seul Idris Elba parvient à tirer son épingle du jeu : il est le seul vrai bon élément de cette guimauve qui se veut très acidulée, alors que ce n’est qu’une banale sucrerie sans goût.

Note film : 2/10
DVD : copie excellente, format d’origine 2.40, image 16/9ème compatible 4/3 - Bonus : 3/10 : making-of en trois parties - bandes-annonces.

St. THIELLEMENT



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