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  Sommaire - DVD -  A - F -  Anaconda (Id.) - Edition Blu-ray (France)
"Anaconda (Id.) - Edition Blu-ray (France) "
de Luis Lloza
 


Avec Jennifer Lopez, Jon Voigt, Eric Stoltz, Ice Cube
SPHE Vidéo

Revoir aujourd’hui « Anaconda », le seul, l’unique alors qu’on vient juste de découvrir le nullissime « Anaconda 4 » avec ses effets spéciaux pathétiques, son scénario d’une débilité atteignant les sommets, ses acteurs exécrables, hé bien revoir aujourd’hui « Anaconda » procure encore plus de plaisir que la première fois. Car malgré tous ses défauts de série B aux limites de la ringardise, « Anaconda » a le grand mérite d’avoir été traité comme un pur « serial », ces livres et films qui plongeait leur héros dans des aventures en plein cœur de pays oubliés comme « Tarzan » quoi et qui eurent leur heure de gloire dans les années 30 à 50. Une qualité qu’aucune des séquelles ne retrouvera jamais mais qui même encore aujourd’hui donne toute sa « saveur » à ce premier opus, ce premier « Anaconda », le seul à mériter de survivre dans une DVDthèque et aujourd’hui dans une Blurayhèque.
En plein cœur de la jungle brésilienne, une équipe de télévision part à la recherche de la tribu des indiens Shirishamas, surnommés les « gens de la brume ». En cours de voyage, ils secourent un homme, Paul Sarone, qui dit pouvoir les emmener vers les indiens. Mais en réalité, Sarone est un chasseur et sa proie un gigantesque anaconda de plus de treize mètres vivant justement vers chez les Shirishamas. Quand le reptile fera son apparition, ils comprendront tous qu’ils sont plus proches de la mort qu’ils ne le pensaient.
Malgré un tournage en vrais décors extérieurs brésiliens, malgré un casting assez conséquent (Jon Voigt cabotine à mort mais bon...), malgré quelques effets spéciaux réellement impressionnants (surtout au vu des misérables et nullissimes séquelles !), « Anaconda » n’atteindra jamais le niveau de qualité des meilleurs films de monstres tels que « Les dents de la mer » ou « Rogue » (de Greg McLean, sorti chez nous au cinéma sous le titre de « Solitaire » et en vidéo sous le titre de « Eaux troubles » ! Qu’importe, si vous l’avez raté, dépêchez-vous de réparer cette énorme erreur !) ou même « Tremors ». Car « Anaconda » est de la pure série B dans toute sa splendeur, mis en boite par un artisan chevronné, empaqueté sous un label qui lui donne toute sa saveur, à savoir celui donc du « serial ». Jugez plutôt : une jungle mystérieuse avec un peuple indien inconnu, un vieux rafiot tout croulant remontant un fleuve dangereux, des personnages hauts en couleurs dominés par une bombe latine (Jennifer Lopez quand même) et une pourriture magnifiée par les excès de cette vieille tronche de Jon Voigt, et un vrai monstre à la base réel puisqu’il s’agit du plus grand serpent du monde, capable certes de bouffer un homme mais totalement dépourvu de dents (ici, il en a !), quasi-muet (ici, il pousse de drôles de cris !) mais tout de même bien réussi parfois via des effets spéciaux plus conséquents que ce que les suites montreront. Tout ça émaillé de petites péripéties croquignolentes telles cette guêpe cachée dans le détendeur d’Eric Stolz (il en avait marre ou quoi ?), et dirigé par Luis Lloza qui avait déjà prouvé ses qualités au travers de « Sniper » (premier du nom aussi, oubliez les séquelles !) et surtout le jouissif et bien macho « L’expert » avec Stallone et Sharon Stone. De revoir aujourd’hui « Anaconda » demeure toujours un plaisir coupable mais certain. De plus, la copie Blu-ray est superbe et donne au film sa plus belle image à ce jour. Et ce sera tout car concernant les bonus, c’est la misère totale. Même pas un petit reportage ou un making-of d’époque, rien. Alors, pour les fans de « serial » comme on n’en avait pas vu depuis une éternité et de grosses bêbêtes belliqueuses, « Anaconda » premier du nom remplit haut la main son cahier des charges. De la pure série B, pas déplaisante du tout, et qui a comme principal mérite d’avoir été tournée en décors naturels propices à son histoire. Un ensemble de petites qualités qui au fil des années donnent au film sa notoriété et qui aujourd’hui, lui permet via le Blu-ray de posséder une copie haut de gamme.

Note film : 6/10
Blu-ray : copie excellente, image Haute Définition 16x9 1.85 :1 - Bonus : 1/10 : pauvre petite bande-annonce, et c’est tout !

St. THIELLEMENT



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