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  Sommaire - BD -  Bang Bang 4 : Prison de femmes

"Bang Bang 4 : Prison de femmes " de Trillo & Bernet


- Bon, au moins il est mort en plein orgasme

Cicca Mammone s’ennuie. Aussi elle décide de quitter le petit village de pêcheur du Costa Rica ( à la grande satisfaction des femmes du village qui constataient l’épuisement de leurs maris suite aux visites qu’ils rendaient à la belle étrangère).
Heureusement, Cicca a décidé de se rendre au carnaval de Rio. Le fait que se rendre à Rio de Janeiro implique de traverser la moitié de l’Amérique Latine ne l’arrête pas. Ne nous attardons pas sur les moyens utilisés pour payer son voyage qui de toute façon s’interrompt en Amazonie suite aux trépas du conducteur et du véhicule.
C’est le début d’aventures pleines de dangers et de stupre où Cicca découvre de nombreuses facettes de l’Amérique du Sud comme le bagne de Cayenne ( la Guyane se situant en Amérique du Sud il est logique qu’elle y fasse un séjour), les Amazones lubriques ( en Amazonie bien entendu), sans oublier l’existence d’un savant fou et nazi (l’Amérique du Sud toujours).
Représenter une héroïne nue pourrait être la solution de facilité. Cependant les auteurs ont choisi d’oeuvrer avec une relative subtilité. Ainsi la rencontre avec un naufragé de la jungle pourrait conduire à des scènes extrêmement chaudes. Pas du tout ! Le malheureux a été traumatisé par les attentions des Amazones envers sa personne. Bref cela n’est pas avec lui que Cicca va pouvoir combler son manque affectif. Séjournant en prison, elle croit pouvoir user de ses charmes pour obtenir sa liberté. Erreur ! Directeur et gardiens partagent des goûts qui les rendent insensibles au charme féminin. Néanmoins elle doit défiler nue devant les cellules des prisonniers mâles devenant ainsi malgré elle un instrument de torture puisque ces malheureux n’ont pas approché une femme depuis des années (on ne soulignera jamais assez le sadisme des gardiens de prison).
N’oublions pas les références littéraires comme l’apparition en vedettes invitées du capitaine d’Arnot ( personnage d’Edgar Rice Burroughs), de Passe-Partout (Jules Vernes) et du monstre de Frankenstein (Mary Shelley).
La caution culturelle mise à part, on ne peut s’empêcher de comparer les aventures de Cicca avec celle de l’héroïne d’Epoxy (1) où la présence de l’Eros au côté du Thanatos procuraient une atmosphère plus riche et crédible.

(1) Jean Van Hamme & Paul Cuvelier

Damien Dhondt

Scénario : Carlos Trillo, Dessin : Jordi Bernet_ Edition : Glénat, collection : Drugstore _ mars 2009 _ Inédit, grand format, 72 pages noir & blanc _ 12,50 euros



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