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  Sommaire - DVD -  M - R -  Predator 2 - Edition Blu-ray (France)
"Predator 2 - Edition Blu-ray (France) "
de Stephen Hopkins
 


Avec Danny Glover, Bill Paxton, Gary Busey, Robert Davi, Kevin Peter Hall, Maria Conchita Alonzo, Ruben Blades

FPE Vidéo

La chance qu’on a parfois : même les USA n’ont pas encore leur Blu-ray de « Prédator 2 », dans une très belle copie double couche, avec pas mal de bonus, le comble quand on sait que le premier « Predator » est limite tout pourri en Blu-ray (copie dégueulasse mais le film n’a jamais eu de belle copie même en DVD, n’empêche que là, un effort aurait pu être fait). Heureusement que le film de Stephen Hopkins est d’un excellent niveau car autrement, c’eut été la honte totale !
A Los Angeles, en 1997, des gangs se livrent une guerre sans merci en pleine rue. Responsable d’une brigade d’intervention, le lieutenant Mike Harrigan arrive sur les lieus d’un sanglant affrontement. Les dealers se sont retranchés dans un building. Mais quand l’assaut est donné, les flics découvrent un massacre : quelqu’un s’est chargé de massacrer chaque membre du gang. En menant son enquête, Harrigan se voit supervisé par une section spéciale menée par un nommé Keyes. Et après d’autres cadavres découverts dépecés ou démembrés, Harrigan obtient de Keyes la vérité : un chasseur extra-terrestre a fait de Los Angeles son terrain de chasse, et il veut collectionner des trophées...
« Predator » fut une bombe a sa sortie, on n’en attendait pas grand-chose (Schwarzenegger chassé par un alien) mais John McTiernan avait transcendé un script basique en remarquable survival barbare et guerrier, après bien des problèmes aussi. Faire plus fort n’était pas gagné, et pourtant, « Predator 2 », sans dépasser son aîné, parvient sans peine à l’égaler par moments. Déjà par une idée de base excellente, plonger le Predator dans une autre jungle, urbaine, et lui faire rencontrer les seigneurs de la drogue et autres empereurs du crime. Le tout en mettant derrière la caméra un surdoué de la caméra et du cinémascope, l’australien Stephen Hopkins qui avait déjà prouvé l’étendue de son talent avec un slasher assez conventionnel mais transcendé par d’étonnants plans, « Dangerous game » avant de venir aux States signer le très bon « Freddy 5 » (autre chose que celui de Renny Harlin, juste avant), deux films aux qualités visuelles qui lui permirent de signer « Predator 2 » (puis il y eut « Judgment night » (chasse à l’homme urbaine), « Blown away » et Tommy Lee Jones en terroriste psychopathe, l’excellent « L’ombre et la proie » et dernièrement, le très bon « Les châtiments », sans oublier la première saison de « 24 », la meilleure visuellement...). De son propre aveu, « le tournage de ce dernier fut harassant mais il représente un des films dont il est le plus fier ; tout était storyboardé plus qu’écrit et certains plans était simplement des défis à relever pour un résultat étonnant » (note : l’interview carrière de Stephen Hopkins est disponible sur le site de SFMAG, allez dans la rubrique « Interviews »). Et c’est tout à fait ça : de « Predator 2 », on retient d’étonnants plans, tel celui du predator sur les toits de la ville, une attaque dans le métro ahurissante, et ceux de décors finaux superbes. Le scénario tient bien la route, Danny Glover remplace aisément Schwarzenegger en flic bulldozer, et au final, c’est une des meilleures séquelles qui soient, barbare, apocalyptique, sauvage, violente et meurtrière. Après la déconvenue du Blu-ray de « Predator », on pouvait craindre le pire pour celui-ci : que nenni, la copie est superbe, la colorimétrie d’un los Angeles caniculaire retrouve toute ses teintes de pleine chaleur, et les séquences nocturnes, sublimes, sont n’ont jamais été aussi belles. Comble de bonheur, i y a des bonus avec making-of d’époque, interviews du moment dont celle de Hopkins (une merde à son actif, lui, l’abominable « Perdus dans l’espace », et il est le premier à le regretter...), qui permettent de se rendre compte que tout cela ne fut pas une partie de plaisir ; quant aux scènes coupées mentionnées sur la jaquette... je les cherche encore ! Mais en l’état, c’est sûr, nous autres, européens, avons plus de chance que les USA, on a le Blu-ray de « Predator 2 », une séquelle excellente, un film impressionnant, et un Blu-ray digne de ce nom.

Note film : 8/10
Blu-ray : copie magnifique, image Haute Définition 16x9 2.41 :1 - Bonus : 6/10 : making-of d’époque - interviews récentes - 11 scènes coupées (euh...) - bande-annonce.

Stéphane Thiellement



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