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  Sommaire - DVD -  A - F -  Butcher, la légende de Victor Crowley (Hatchet) - Edition zone 2 - Inédit
"Butcher, la légende de Victor Crowley (Hatchet) - Edition zone 2 - Inédit "
de Adam Green
 


Avec Joel Moore, Tamara Feldman, Deon Richmond, Kane Hodder, Robert Englund & Tony Todd
FPE Vidéo

Les années 80 furent le creuset d’un genre horrifique bien défini, le slasher. A savoir un tueur psychopathe, qui aime les armes blanches ou qui ne connait pas sa force, victime d’un traumatisme durant son enfance, cachant une face monstrueuse sous un masque si possible assez effrayant ou original. Un chef-d’œuvre les domine tous, « Halloween » et le genre à ses stars comme Jason de la saga « Vendredi 13 ». C’est à ce dernier que s’apparenterait « Hatchet » (magnifiquement traduit en français par « Butcher », il y a vraiment des choses étranges dans le monde de la vidéo...) du moins dans les rumeurs. Donc, pour tout fan du genre, l’attente est là, revoir enfin de l’horreur « old school » en attendant le remake de « Vendredi 13 » signé Marcus Nispel. Et quand enfin on découvre le film, on est loin d’être jovial : il s’agit d’une parodie parfois involontaire, série Z avec un monstre qui serait le fruit des amours de Jason avec Elephant Man. Le tout campé par un des interprètes de Jason, l’imposant Kane Hodder qui prend son rôle très au sérieux comme on le découvre dans les bonus, avec un maquillage tout pourri signé de John Carl Buechler, pas un des meilleurs dans sa profession. Inutile de dire que « Hatchet » ne trouvera que rarement une place dans la DVDthèque du fan...
A la Nouvelle-Orléans, le soir de Mardi Gras, un groupe hétéroclite de touristes embarque sur un rafiot pour se faire une virée de peur dans les bayous voisins. Lesquels seraient hantés par le fantôme de Victor Crowley, pauvre gamin victime d’une malformation physique et qui mourut brûlé vif dans sa maison, suite à la bêtise de jeunes crétins. Et en plus, il se reçoit un coup de hache fatal de son père qui voulait ouvrir la porte. Victor n’a pas de chance mais ceux qui fouleront son territoire en auront encore moins...
Le gars défiguré par le feu, le summum on l’a avec l’excellent « The burning » (« Carnage » chez nous, enfin un beau titre !) de Tony Maylam. Là s’arrête la comparaison : Victor Crawley est dès l’enfance un paria, qui deviendra un colosse dégénéré monstrueux (sacrée tronche de cauchemar, pauvre gosse...) qui occis tous ceux qui s’approchent de trop de sa maison. Un tel matériau aurait pu donner un très bon film. Mais tout cela est sorti de l’imagination d’un adulte qui en rêve depuis ses huit ans et qui n’a pas vraiment murît, en général et en talent, depuis. « Hatchet » ne fait jamais peur, les maquillages sont affreux, les acteurs sont immondes, et l’humour est au ras des pâquerettes. Reste quelques effets gores bien dans l’esprit Grand Guignol & nostalgique des années 80. Mais comme rien ne fonctionne derrière, ils ne présentent guère d’intérêt. Tout comme ces bonus qui reviennent longtemps sur la mise en chantier du projet, avec les interviews de tout un chacun nous vantant les mérites d’une histoire originale, un retour à l’horreur « old school », etc... Seul intérêt : voir le vrai visage de Victor Crowley, toujours amusant à découvrir qui se cache sous le masque. Autrement, rien de passionnant, en parfaite osmose avec le film donc. Et au final, « Butcher » n’est rien d’autre qu’une déception de plus.

Film : 3/10
DVD : copie excellente, format d’origine 1.85, image 16/9ème compatible 4/3 - Bonus : 4/10 : making-of, interviews, bande-annonce.

Stéphane THIELLEMENT



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